PARIS, 22 novembre (Reuters) - L''Etat français ne croit que
l'affaire Carlos Ghosn soit le fruit d'un complot pour faire
sortir Nissan de l'alliance avec Renault, mais reconnaît qu'elle
reflète des failles dans la relation entre les deux groupes
qu'il va falloir réparer, a dit à Reuters une source de
l'Elysée.
"Je ne peux pas croire à la déclaration de guerre pour faire
sortir Nissan 7201.T de l'alliance avec une machination
derrière", a dit la source. "Je crois qu'il y a une volonté de
part et d'autre qu'il faut que (l'alliance) reste quelque chose
de long terme."
L'Etat français, principal actionnaire de Renault RENA.PA ,
lui même principal actionnaire de Nissan 7201.T , reconnaît
également que la charge contre le PDG de Renault, et le
désormais ex-président de Nissan, est "très violente (et) très
précise".
"Il semblait qu'il y avait plutôt une communauté de vues
Ghosn-Nissan, dont on s'aperçoit qu'il y avait une faille
béante. Probablement qu'il va falloir qu'il y ait une relation
qui se retisse", a ajouté la source.
L'Etat, qui note au passage que les administrateurs de
Renault au conseil d'administration de Nissan ont voté jeudi la
destitution de Carlos Ghosn de son poste de président, estime
que la discussion sur l'avenir de l'alliance, où Renault est
prépondérante, "peut avoir lieu".
En revanche, le moment pour une évolution des participations
de chacun n'est pas opportun, a précisé la source, ajoutant que
la partie japonaise avait assuré la France que telle n'était pas
son intention.
Le conseil de Nissan a destitué jeudi à l'unanimité son
président Carlos Ghosn, qu'il accuse de fraude financière. Les
administrateurs de Renault, qui ont choisi pour leur part mardi
soir de ne pas destituer officiellement le PDG du groupe au
losange, optant pour une direction intérimaire, avaient exhorté
le constructeur japonais à reporter sa décision.
(Jean-Baptiste Vey et Michel Rose, avec Gilles Guillaume, édité
par Yves Clarisse)
Ghosn-L'Elysée ne croit pas à une machination de Nissan-Source
information fournie par Reuters 22/11/2018 à 15:57
| 2,136 EUR | Tradegate | -1,00% | |
| 34,9800 EUR | Euronext Paris | 0,00% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. Ce groupe bicentenaire, ... Lire la suite
-
Des centaines de vols annulés aux Pays-Bas, en France et en Belgique, des écoles fermées en Ecosse, des tramway suspendus en Suède: la neige qui continue de tomber en abondance mercredi sur le continent a de nouveau semé le chaos dans les transports dans plusieurs ... Lire la suite
-
La croissance économique de la France devrait rester modérée en 2026, soutenue par un environnement mondial favorable mais freinée par la faiblesse de la demande domestique et l'incertitude politique prolongée dans le pays, estiment les économistes de Goldman ... Lire la suite
-
(AOF) - Kering (-4,15% à 302,45 euros) Le secteur du luxe est sous pression ce mercredi sur fond de tensions géopolitiques et d'incertitudes économiques. En Europe, Burberry et Richemont sont également dans le rouge. AOF - EN SAVOIR PLUS En savoir plus sur Kering ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
1 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer