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Genfit : Un pont d'or vers la Chine
information fournie par Biotech Finances25/06/2019 à 17:50

Crédit : Adobe Stock

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Terns Pharma ne voulait pas atteindre le verdict de Resolve-IT, l'essai de phase III en cours évaluant Elafibranor dans la NASH. Cette société sino-américaine vient de signer un accord de licence pour le candidat-médicament phare de Genfit pour le marché chinois. La biotech lilloise percevra 35M$ de paiements immédiats, complétés par des paiements d'étapes dont le montant total pourra atteindre 193M$. Terns, spin-off du géant américain Eli Lilly, se chargera de mener les essais cliniques qui seront spécifiquement requis par les autorités sanitaires chinoises, en plus de Resolve-It – probablement des « bridge study » de taille modeste» - et de la commercialisation du produit en Chine.

Il est vrai que 35M$ ne changeront pas fondamentalement l'équation financière pour Genfit, qui disposait de 314,1M€ de trésorerie nette à la fin du mois de mars, bien assez pour achever Resolve-It et négocier d'autres accords. Ce montant n'en reste pas moins très significatif dans le cadre d'un partenariat portant sur un seul produit et un seul marché. Car, si la Chine est immense avec ses 1,4 milliard d'habitants, dont près de 40% seraient à risque de NASH (NAFLD), l'industrie ne bénéficie pas là-bas de niveaux de prix aussi élevés et d'un accès au patients aussi facile qu'aux États-Unis ou en Europe.

Il est également vrai que Terns n'est certes pas un gros acteur chinois de la pharmacie, à la différence de Tasly le partenaire de Transgene et Pharnext, ou de Tonghua Dongbao celui d'Adocia. « Mais c'est une biotech entièrement concentrée sur la Nash, avec une culture de l'innovation que nous partageons et dont l'équipe dirigeante est bien connue de nos investisseurs américains » explique Jean-Christophe Marcoux, directeur de la stratégie. Terns est, en effet, une biotech chinoise très implantée outre-Atlantique. Ses bureaux sont partagés entre Shanghai et San Francisco et la biotech a pour actionnaires Lilly Ventures (le fonds de corporate venture d'Eli Lilly), ainsi que des investisseurs américains : Vivo et Orbimed (également actionnaires de Genfit). Elle a levé 110M$, en deux tours, depuis sa création début 2018, et ne devrait pas avoir de difficultés à se refinancer lorsqu'il faudra bâtir, dans l'Empire du Milieu, une force de vente dédiée à Elafibranor. Elle dispose, enfin, d'un portefeuille de produits – à un stade précoce de développement – qui compte, notamment, un agoniste FXR et un inhibiteur ASK-1 qui pourront faire demain l'objet de développements en combinaison avec Elafibranor.

Difficile, au bout du compte, de trouver un loup dans cette belle opération, qui n'obère pas non la valorisation du produit phare de Genfit dans l'optique d'un accord de licence mondiale. « Ce qui intéresse les big pharmas, dans la NASH et ailleurs, ce sont les États-Unis et l'Europe et les lancements de nouveaux médicaments en Chine font le plus souvent l'objet de stratégie « stand-alone » avec des partenaires locaux », note un analyste.

Les résultats de Resolve-IT, attendus d'ici la fin de l'année, restent aujourd'hui la seule et unique clé de l'histoire de Genfit. Cette annonce a néanmoins un mérite, prouver qu'il n'y a pas que les actionnaires français qui croient dans les chances de Genfit de gagner la bataille de la Nash !

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1 commentaire

  • 25 juin18:42

    pont d'or : pas pour les boursicoteurs!


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