apple (Crédit: thiago japyassu / Pexels)
Apple va s'appuyer sur Gemini, la solution d'intelligence artificielle développée par Google (Alphabet), pour ses futures fonctionnalités d'IA, notamment celles de son assistant vocal Siri.
L'avenir appartiendrait-il à ceux qui se lèvent tard? Après avoir accusé un retard important dans un domaine tout aussi important, celui de l'IA, voilà qu'Apple a (enfin) signé, lundi 12janvier, un accord stratégique afin de doper les fonctionnalités de ses appareils. En guise de partenaire, le géant de Cupertino a choisi Google, au nez et à la barbe d'OpenAI, le père de ChatGPT, dont une version était intégrée dans iOS avec Apple Intelligence. Il y avait urgence. Siri, l'assistant vocal personnel d'Apple, a besoin d'une sérieuse mise à jour avant sa sortie, promise au printemps.
«Après une évaluation minutieuse, nous avons déterminé que la technologie de Google offre la base la plus performante pour les modèles Apple Foundation», a déclaré la marque à la pomme dans un communiqué. Le partenariat, conclu sur plusieurs années, inclut la possibilité d'utiliser l'infrastructure cloud de Google pour les futurs modèles d'Apple, ce qui, au vu les performances de Gemini 3, le dernier modèle de langage de Google, réserve de belles surprises aux utilisateurs impatients.
Sobriété
Dans un univers très gourmand en cash et où les transactions se chiffrent en milliards de dollars, Apple, lui, a fait le pari de la sobriété et d'une intensité capitalistique raisonnable: selonBloomberg, le groupe dirigé par Tim Cook devrait débourser environ 1milliard de dollars par an pour l'accès aux modèles d'IA. On est loin des 70milliards dépensés par Meta dans l'IA et, peu ou prou, des 100milliards chez Alphabet, Google et Microsoft dans l'IA. «Ce rapprochement permet à Apple d'obtenir le meilleur des deux mondes; Apple améliore sa pile de modèles actuelle avec le modèle Gemini 3 bien accueilli tout en ouvrant de nouveaux vecteurs de monétisation potentielle», estime Amit Daryanani, chez Evercore ISI.
A Wall Street, l'annonce a permis à Alphabet (maison mère de Google) de briser le plafond des 4.000milliards de dollars de capitalisation boursière, quelques jours après avoir ravi à Apple de son titre de deuxième au plan mondial. La marque la pomme, elle, n'a gagné que quelqus fractions, mais la disparition d'un élément d'incertitude devrait permettre au marché de croquer avec encore plus de délice la pomme.
Le titre se traite relativement cher, de l'ordre de 33 fois les profits estimés pour l'exercice devant se terminer en septembre 2027, contre 26 fois pour Alphabet et 24,4 fois pour Microsoft, mais le bon accueil de l'iPhone 17 et la mise à niveau dans l'IA nous invitent à revoir notre position en revenant à l'achat pour viser 320 dollars.
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