Aller au contenu principal
Fermer

GB/"Partygate"-Les députés approuvent une enquête contre Johnson
information fournie par Reuters 21/04/2022 à 18:05

(Actualisé avec vote)

par Alistair Smout et Andrew MacAskill

LONDRES, 21 avril (Reuters) - Les députés britanniques ont approuvé jeudi l'ouverture d'une enquête parlementaire sur l'accusation portée contre le Premier ministre Boris Johnson d'avoir sciemment induit en erreur le Parlement sur les "soirées" organisées à Downing Street en dépit des restrictions en vigueur face à l'épidémie de COVID-19.

Le dirigeant conservateur a dans un premier temps nié que ses équipes et lui aient violé les mesures de confinement instaurées dans le pays afin d'enrayer la propagation du coronavirus.

Les députés ont approuvé une motion demandant à une commission parlementaire de déterminer s'il a commis un outrage à la Chambre des communes, alors que la police lui a infligé une amende pour violations des règles sanitaires. nL5N2WA4W4

Cette affaire a menacé la position de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique plus tôt cette année, lorsqu'un certain nombre de parlementaires de son propre Parti conservateur ont appelé à sa démission. nL8N2U527E

La motion a été adoptée sans opposition.

S'il a reconnu avoir commis une erreur de jugement, Boris Johnson a affirmé n'avoir pas sciemment trompé le Parlement. Mardi, il a demandé pardon aux députés.

En voyage officiel en Inde, le Premier ministre n'était pas présent au moment du vote.

PROTOCOLE PARLEMENTAIRE

Au cours du débat précédant le vote, le conservateur Steve Baker, l'une des figures de la campagne en faveur de la sortie de l'Union européenne, a déclaré que Boris Johnson devait démissionner.

Il a accusé le Premier ministre d'avoir enfreint "la lettre et l'esprit" de la loi, ajoutant que Boris Johnson "devrait maintenant être parti depuis longtemps", que "le concert était terminé".

"Le Premier ministre a été accusé d'avoir induit en erreur la Chambre de manière répétée, délibérée et routinière au sujet des fêtes organisées à Downing Street pendant le confinement", a déclaré pour sa part le chef du parti travailliste, Keir Starmer.

"C'est une accusation sérieuse et grave, cela équivaut à un outrage au Parlement", a-t-il ajouté devant les élus.

Le gouvernement avait cherché à retarder le vote des députés jusqu'à ce que la police ait terminé ses propres investigations, qui pourraient aboutir à des amendes supplémentaires contre le Premier ministre.

Mais le gouvernement a finalement retiré le dépôt de l'amendement juste avant le début des débats à la chambre basse.

Des élus conservateurs ont manifesté leur gêne à l'idée de devoir s'opposer à un examen approfondi des agissements de Boris Johnson, qui ont entamé la confiance des Britanniques dans le gouvernement.

Le porte-parole de Boris Johnson a affirmé que les conservateurs avaient été informés qu'ils pouvaient voter comme ils l'entendaient, voire ne pas participer au vote.

Le député conservateur William Wragg, critique du chef de son parti, a appelé à nouveau à la démission de Boris Johnson.

"Je ne peux pas me réconcilier avec le fait que le Premier ministre continue à diriger notre pays", a-t-il dit. "Le parti porte les cicatrices des erreurs de jugement de sa direction (...) il est tout à fait décourageant de devoir défendre l'indéfendable".

Le fait d'induire délibérément en erreur le Parlement constitue une violation du code ministériel et, par convention, les ministres qui agissent ainsi sont censés démissionner.

Pour contraindre Boris Johnson à quitter son poste, 54 des 360 élus conservateurs doivent adresser une lettre de défiance au président du "Comité de 1922", un groupe parlementaire des Tories à la Chambre des communes.

(Reportage Alistair Smout, Andrew MacAskill, William James; version française Laetitia Volga et Jean Terzian, édité par Sophie Louet)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • La Tour Eiffel, les toits de la ville et les cheminées lors d'une journée nuageuse à Paris
    information fournie par Reuters 07.03.2026 00:42 

    L'agence ‌de notation financière Fitch annonce vendredi ​maintenir à A+ la note de la France, qu'elle avait abaissée ​le 12 septembre dernier en raison de ​la flambée de la ⁠dette publique. Le Premier ministre Sébastien ‌Lecornu est parvenu à faire adopter début ... Lire la suite

  • De la fumée et des flammes au-dessus du site de frappes aériennes sur un quartier du centre de Téhéran, le 6 mars 2026 en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 07.03.2026 00:17 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient: - Israël bombarde Téhéran L'armée israélienne a dit dans la nuit de vendredi à samedi avoir lancé des frappes "de grande ampleur" sur la capitale iranienne. Son chef d'état-major avait affirmé plus ... Lire la suite

  • La fumée de frappes aériennes dans une zone centrale de Téhéran, le 6 mars 2026.en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 07.03.2026 00:11 

    Donald Trump a exigé vendredi la "capitulation" de l'Iran, toujours sous le feu des bombes américaines et israéliennes, tandis que les cours du pétrole ont flambé de 30% après une semaine d'un conflit régional sans précédent. Au septième jour de la guerre contre ... Lire la suite

  • Fitch rend son verdict sur la note de la France ( AFP / Lionel BONAVENTURE )
    information fournie par AFP 06.03.2026 23:54 

    L'agence de notation Fitch a maintenu vendredi la note de la dette souveraine de la France à A+ avec perspective stable, soulignant la solidité de son économie et de ses institutions, tout en pointant une dette publique élevée et un contexte politique qui limite ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...