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France-La reprise d’Ascoval par Altifort validée à Strasbourg
information fournie par Reuters19/12/2018 à 17:44

 (Actualisé avec réactions, §§ 5-9)
    STRASBOURG/SAINT-SAULVE (Nord), 19 décembre (Reuters) - La
reprise de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et de ses
281 salariés par le groupe franco-belge Altifort a été validée
mercredi par la chambre commerciale du tribunal de grande
instance de Strasbourg, a-t-on appris auprès du greffe.
    Le plan de financement qui doit sauver l’usine située près
de Valenciennes se monte à 152 millions d'euros, dont 47
millions d'euros de fonds publics apportés par la région
Hauts-de-France (12 millions), la communauté d'agglomération
Valenciennes Métropole (10 millions) et l’Etat (25 millions).
    Altifort, une jeune entreprise qui se développe depuis 2014
dans les aciers spéciaux par reprise de sites industriels,
apporte également 25 millions d’euros, le solde provenant des
banques, dont la Banque publique d’investissements BPI France.
    Coentreprise d'Ascometal (60%) et de Vallourec  VLLP.PA 
(40%), Ascoval avait été exclue début 2018 du périmètre
d'Ascometal lorsque le groupe, en dépôt de bilan, avait été
repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach.
    La reprise d’Ascoval sera effective au 1er février 2019.
Elle doit préserver les emplois et en créer 140 nouveaux en deux
ans sur le site de Saint-Saulve avec la construction d’un "train
à fil", un outil de laminage des barres d’acier pour les
transformer en "fil machine".
    Le feu vert à la reprise a été salué par un "ouf" de
soulagement par les salariés et les autorités.
    "C’est exactement ce que l’on voulait", a déclaré aux
salariés le directeur de l'usine, Franck Dourlens, dans un
hangar de l’aciérie de Saint-Saulve.
    "Habituellement les histoires finissent mal, là cela finit
comme ça, c’est une grande joie", a dit Nacim Bardi, délégué
CGT, en saluant particulièrement l’action de la secrétaire
d’Etat Agnès Pannier-Runacher, arrivée tardivement dans le
dossier "avec un regard neuf et l’envie d’avancer".
    Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a parlé quant à
lui dans un communiqué "d’une bonne nouvelle pour l'industrie et
l'emploi", insistant sur "l’attachement des salariés à leur
entreprise et leur attitude responsable tout au long de cette
période d'incertitude".    

 (Gilbert Reilhac, avec Pierre Savary à Saint-Saulve, édité par
Yves Clarisse)
 

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