PARIS, 9 juillet (Reuters) - François Hollande a été entendu
comme simple témoin, le 4 juillet, par la police française dans
le cadre d'une enquête, lancée au Brésil, portant sur une vente
d'avions de combat, a-t-on appris mardi auprès de l'entourage de
l'ex-président.
Son prédécesseur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, a refusé de
répondre, le même jour, aux policiers en invoquant la
Constitution, rapporte par ailleurs le Canard enchaîné, à
l'origine de cette information.
"Cette rencontre a bien eu lieu", dit-on dans l'entourage de
François Hollande. "Il a répondu à leurs questions" et "coopère
toujours avec la justice quand on le lui demande", ajoute-t-on.
Cette audition s'est déroulée dans le cadre d'une demande
d'entraide pénale internationale venant de la justice
brésilienne, qui s'intéresse aux conditions dans lesquelles
Brasilia a acheté 36 appareils au constructeur suédois Saab, en
2013, précise le Canard enchaîné.
Au terme de plusieurs années de négociations serrées,
l'armée brésilienne avait préféré le Gripen suédois au F-18
Super Hornet de l'américain Boeing et au Rafale de Dassault, qui
avait alors dû faire une croix sur un contrat de 4,5 milliards
de dollars (3,3 milliards d'euros de l'époque).
Selon l'hebdomadaire satirique, c'est l'ex-chef de l'Etat
brésilien Lula qui a demandé l'audition des deux anciens
présidents français afin de lever les soupçons pesant sur lui
dans ce dossier.
L'ex-président brésilien, empêtré dans plusieurs affaires de
corruption et déjà condamné à huit ans et dix mois de prison,
est accusé dans ce cas précis d'avoir indument usé de son
influence sur celle qui lui a succédé en 2011, Dilma Rousseff,
pour favoriser le fabricant suédois.
L'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas répondu aux
sollicitations de Reuters.
(Elizabeth Pineau avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)
France-Hollande interrogé dans une enquête sur une vente avortée de Rafale
information fournie par Reuters 09/07/2019 à 18:14
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