Aller au contenu principal
Fermer

France-A Orly, Philippe appelle à la "sérénité" sur ADP
information fournie par Reuters 18/04/2019 à 12:40

    PARIS, 18 avril (Reuters) - Le Premier ministre Edouard
Philippe a appelé jeudi, lors de l'inauguration d'un nouveau
bâtiment à l'aéroport d'Orly, à la "sérénité" et à éviter les
"caricatures" sur le projet de privatisation d'ADP  ADP.PA 
(ex-Aéroports de Paris) contesté par l'opposition qui a saisi le
Conseil constitutionnel. 
    "Depuis quelque temps, parler d'aéroport a plutôt divisé que
réuni, c'est souvent le cas en France lorsqu'on parle
d'aéroports : on divise", a déclaré le chef du gouvernement sur
le site du deuxième aéroport français qui a accueilli en 2018
plus de 33 millions de passagers.
    Concernant la cession des parts de l'Etat au capital d'ADP -
il en détient actuellement 50,6% -, "je sais qu'elle demeure un
point de crispation mais je suis persuadé que nous pouvons le
surmonter", a-t-il poursuivi, assurant comprendre "parfaitement
les inquiétudes".
    "Je crois qu'on peut éviter collectivement les caricatures",
a estimé Edouard Philippe. "Le rôle de l'Etat c'est défendre les
grands services publics, les intérêts économiques stratégiques.
(...) Or ce qui est stratégique s'agissant de ce lieu, c'est la
frontière, parce que c'est un élément de souveraineté."
    "Le caractère commercial de l'entreprise l'est moins",
a-t-il poursuivi. "ADP compte déjà 49% d'actionnaires privés et
près de 75% de son activité relève du résultat commercial, il
est donc évident que nous pouvons réfléchir ensemble et avancer
sereinement". 
    Le projet de privatisation d'ADP, qui doit prendre la forme
d'une concession limitée à 70 ans, figure au rang des cessions
d'actifs publics prévues dans le projet de loi Pacte (Plan
d'action pour la croissance et la transformation des
entreprises) définitivement adopté le 11 avril.  
    Le produit de ces cessions (privatisations d'ADP et de la
Française des Jeux) ainsi que la diminution de la participation
de l'Etat dans Engie  ENGIE.PA ) doit permettre d'alimenter un
fonds pour l'innovation de rupture, doté de dix milliards
d'euros, et également contribuer au désendettement de l'Etat. 
    Mais pour ses détracteurs, la privatisation d'ADP privera
l'Etat d'une manne financière, l'éloignera des décisions
stratégiques du groupe et risque de nuire à la qualité de
l'accueil des voyageurs. 
    Face à ces risques, près de 250 parlementaires de droite et
de gauche ont enclenché une procédure de référendum d'initiative
partagée (RIP) et ont saisi le Conseil constitutionnel.
 

 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)
 

Valeurs associées

ADP
116,6000 EUR Euronext Paris +2,01%
25,7500 EUR Euronext Paris +1,10%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Sarah Knafo à son meeting de lancement de campagne, le 12 janvier 2026 dans les Salons Hoche à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )
    information fournie par AFP 06.02.2026 16:17 

    Un mois après l'annonce hyper médiatisée de sa candidature à la mairie de Paris, l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo a réussi à imposer sa présence dans la campagne avec des sondages qui montent en lissant l'image du parti d'Eric Zemmour. Selon un sondage ... Lire la suite

  • Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 - Avant-premières
    information fournie par Reuters 06.02.2026 16:09 

    La cérémonie d'ouverture depuis le stade San Siro de Milan et en simultané sur trois sites de compétition va officiellement lancer vendredi soir les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina où la France, forte d'une délégation record, visera un ‍top cinq au tableau ... Lire la suite

  • Macron reçoit le roi de Bahreïn
    information fournie par AFP Video 06.02.2026 16:03 

    Le président français Emmanuel Macron reçoit à l'Élysée Sa Majesté Hamad ben Issa al-Khalifa, roi de Bahreïn, pour la signature d'un accord de coopération en matière de défense entre les deux pays.

  • Après la chute d'Andrew, les finances des Windsor en question
    information fournie par AFP Video 06.02.2026 16:02 

    Norman Baker, auteur d'une nouvelle enquête, dénonce "une hausse obscène" des finances royales malgré la crise du coût de la vie au Royaume-Uni. La chute de l'ex-prince Andrew braque les projecteurs sur les Windsor et leurs finances.

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...