PARIS, 21 avril (Reuters) - Voici les principales citations du débat télévisé entre le président sortant Emmanuel Macron et la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, organisé mercredi soir sur TF1 et France 2, à quatre jours du second tour de l'élection présidentielle.
Propos liminaires :
Marine Le Pen : "Le plus grand atout de la France c'est son peuple. Depuis cinq ans je l'ai vu souffrir, je l'ai vu s'inquiéter, je voudrais lui dire qu'un autre choix est possible."
"La priorité absolue des cinq prochaines années, c'est rendre aux Français leur argent, ce qui équivaudrait à leur rendre 150 euros par mois par foyer".
Emmanuel Macron : "Je crois que notre France sera plus forte si elle sait se saisir de la question écologique (...) et devenir une grande puissance écologique du XXIe siècle."
Le président sortant veut "rendre l'Europe plus forte".
Guerre en Ukraine, liens avec la Russie :
Emmanuel Macron : "Vous dépendez du pouvoir russe, et vous dépendez de M. Poutine (...) Vous avez contracté un prêt auprès d'une banque russe."
"Vous ne parlez pas à d'autres dirigeants, vous parlez à votre banquier quand vous parlez à la Russie, c'est ça le problème (...) Vous ne pouvez pas défendre correctement les intérêts de la France parce que vos intérêts sont liés à des proches du pouvoir russe."
Marine Le Pen : "Ce que vous dites est faux (...) Je suis une femme totalement libre."
"Oui c'est vrai nous sommes un parti pauvre, ce n'est pas déshonorant."
Union européenne :
Emmanuel Macron : "Votre projet, quand on remet brique à brique les choses en place, c'est un projet qui ne dit pas son nom mais qui consiste à sortir de l'Europe (...). Ce que vous décrivez ça ressemble à une bande à part dans votre programme."
"On peut décider de ripoliner tout seul la façade mais enfin c'est une copropriété. A un moment donné dans une copropriété vous ne pouvez pas dire du jour au lendemain, 'ça doit être comme j'ai décidé parce que je m'appelle madame Le Pen'".
Marine Le Pen : "Vous avez une vision rabougrie de la France."
Dette :
Marine Le Pen : "Vous êtes le président qui a créé 600 milliards de dette supplémentaire dont les deux tiers n'ont rien à voir avec le Covid."
Emmanuel Macron : "Arrêtez de tout confondre, ce n'est possible !"
Marine Le Pen : "M. Macron, ne me donnez pas de leçon".
Emmanuel Macron : "Je ne vous donne pas de leçon. Je connais le numéro par coeur, ne me le faites pas madame Le Pen."
"Le 'quoi qu'il en coûte' madame Le Pen, vous auriez fait quoi ?"
Marine Le Pen : "Le Mozart de la finance a un bilan très mauvais et un bilan social encore pire."
Ecologie :
Emmanuel Macron : "Votre programme n'a ni queue ni tête (...) Vous êtes climatosceptique."
Marine Le Pen : "Je ne suis pas absolument climatosceptique mais vous, vous êtes un peu climatohypocrite, d'ailleurs c'est peut-être pour ça que les gens ne croient pas à votre volonté de régler ces problèmes-là (...) Vous êtes le pire de l'écologie punitive."
Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron de vouloir mettre des éoliennes en mer "partout sauf en face du Touquet" [où Emmanuel Macron vote et possède une maison avec son épouse-NDLR].
Numérique :
Marine Le Pen : "Il faut qu'on crée au niveau européen (...) un Google européen, et qu'au moins on mette en place les moyens de protéger nos données."
Emmanuel Macron : "Qui n'aime pas l'Europe ne peut pas développer les champions du numérique."
Laïcité :
Marine Le Pen : "Je suis pour l'interdiction du voile dans l'espace public car je pense que c'est un uniforme imposé par les islamistes."
Emmanuel Macron : "Avec moi, il n'y aura pas d'interdiction ni du foulard, ni de la kippa, ni de quelque signe religieux dans l'espace public".
"Vous allez créer la guerre civile, je vous le dis en toute sincérité."
Le président-candidat pense que la proposition de son adversaire est contraire à la Constitution.
"Vous n'avez pas lu ma loi", lui répond Marine Le Pen.
"Non, mais j'ai lu la Constitution française excusez-moi", réplique Emmanuel Macron.
Conclusion :
Emmanuel Macron : "Je combats vos idées, je combats le parti qui est le vôtre, son histoire et son positionnement politique, mais je vous respecte en tant que personne, je respecte et je veux convaincre tous ceux qui ont pu vous suivre."
"On a pu voir que nous avions des désaccords sincères, respectables. Cette élection est aussi un référendum pour ou contre, l'Union européenne, et le lien qu'il y a entre la France et l'Allemagne, un référendum pour ou contre une ambition écologique (...), un référendum pour ou contre la laïcité et la fraternité en République (...), et donc un référendum pour ou contre ce que nous sommes profondément, d'où nous venons, ce que nous avons à faire."
"Le 24 avril, il faut que le choix soit clair".
"La protection de l'enfance sera au coeur des cinq années qui viennent."
Marine Le Pen :
"Je voudrais m'adresser au peuple (qui) aspire à la tranquillité, au retour du bon sens dans la gestion des affaires de l'Etat (...) Le bon sens d'empêcher de nuire les prédateurs d'en haut, ceux qui pillent nos fleurons nationaux et font de l'optimisation fiscale, et puis les prédateurs d'en bas, c'est-à-dire les délinquants et les criminels qui harcèlent les braves gens et pourrissent leur existence."
"Ce projet est viable, il est même je le crois, vital, c'est celui que je porte pour les Français, pour tous les Français."
(Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)

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