Française de l'Energie : érosion des marges, perspectives maintenues pour 2030
information fournie par Zonebourse 25/03/2026 à 16:04
Sur cette période de six mois, l'Ebitda s'élève à 6 MEUR, soit une marge de 42%, contre 53% au premier semestre 2024/2025. Cette évolution s'explique principalement par :
- la baisse des prix des énergies vendues
- l'intégration d'Alltec, activité d'ingénierie structurellement moins margée
- le renforcement des frais de structure destiné à accompagner le changement d'échelle du groupe
- et l'évolution de la valeur de marché des positions de couverture sur les ventes d'énergie
Oddo BHF explique que FDE a généré un Ebitda inférieur à ses attentes : 7 MEUR.
En outre, le résultat opérationnel courant ressort à 3,8 MEUR (contre 4,47 MEUR en 2024), tandis que le résultat net part du groupe s'établit à 947 000 EUR (contre 1,64 MEUR en 2024). Dans un environnement de prix de l'énergie moins favorable qu'au premier semestre 2025, ces résultats traduisent la résilience du modèle de FDE.
En revanche, la progression des revenus de FDE reflète le retour à un niveau normal d'injection de gaz dans le réseau NaTran ainsi que la contribution d'Alltec, société d'ingénierie norvégienne acquise début 2025. Ces éléments ont plus que compensé la poursuite de la baisse des prix des énergies vendues sur la période.
Oddo BHF : recommandation surperformance maintenue
Outre sa réaction sur l'Ebitda de la FDE, Oddo BHF a aussi fait savoir qu'il a maintenu son opinion positive (surperformance) sur le titre. Celle-ci repose sur une valorisation par la méthode de la SOP ( Sum of the Parts ou Somme des Parties), qui consiste à évaluer séparément chaque métier du groupe (gaz de mine, biogaz, solaire et hydrogène) pour déterminer la valeur réelle de l'ensemble.
Malgré des retards opérationnels dans la division Bio-GNL (GNR : gaz naturel renouvelable), le broker a relevé son objectif de cours à 43 à 48 EUR grâce à un roll-forward de ses modèles financiers. Ce terme signifie que l'analyste a actualisé ses calculs de flux de trésorerie (DCF) en les décalant dans le temps : en avançant d'un an dans son modèle, il intègre des revenus futurs plus proches et plus importants, ce qui augmente mécaniquement la valeur actuelle de chaque division de FDE.
"Le titre se traite avec une prime sur les producteurs indépendants d'énergie sur les multiples 2027, mais à une légère décote sur 2028, reflétant l'Ebitda en forte croissance à partir de 2028", estime Oddo BHF. En d'autres termes, le broker souligne un décalage temporel important entre le prix actuel de l'action et les profits futurs de la société.
En 2027, le titre se traite avec une prime. Cela signifie que, par rapport aux bénéfices attendus en 2027, l'action FDE coûte plus cher que celle d'autres producteurs d'énergie comparables. Les investisseurs acceptent de payer ce "surprix" car ils anticipent un fort potentiel.
En 2028, le titre passe en décote, Les profits de la société devraient exploser grâce à la mise en service de nouveaux projets (biogaz, hydrogène).
Accélération des investissements de croissance
Par ailleurs, au cours du premier semestre 2025/2026, FDE a poursuivi la mise en oeuvre de son programme d'investissements, avec 28 MEUR engagés, contre 10 MEUR au premier semestre 2024/2025. Le groupe a notamment investi dans la construction de son premier site de production de GNR en Norvège, dans son unité de production d'hydrogène vert à Agder, dans l'hydrogène naturel en Moselle et dans son pilote de capture du CO2 dans le Nord de la France.
D'ici 2028, FDE prévoit d'investir près de 50 MEUR dans le déploiement de 20 nouvelles unités de production d'électricité et de chaleur dans le Nord de la France et plus de 100 MEUR dans la construction de ses 3 premières usines de production de GNR et de Bio-CO2 en Norvège, d'une capacité de 100 à 120 GWh/an chacune.
"Cette première vague d'investissements, qui représente la moitié du programme total envisagé d'ici 2030, repose sur des infrastructures industrielles tangibles de production d'énergie locale décarbonée, destinées à générer une base durable de revenus et de cashflows récurrents. A horizon 2028, cette nouvelle génération d'actifs devrait contribuer à plus de 60 MEUR de chiffre d'affaires additionnel et générer un Ebitda annualisé complémentaire de plus de 30 MEUR", explique la société.
Au 31 décembre 2025, FDE dispose d'une structure financière solide, avec 102,9 MEUR de fonds propres, 51,6 MEUR de trésorerie disponible et un taux d'endettement de 77%, à un coût du capital compétitif. Cette assise financière permet au groupe d'accompagner son programme d'investissements tout en conservant une visibilité sur son développement.
Suite à cette publication semestrielle, La Française de l'Energie a confirmé ses perspectives pour 2030. Le groupe vise toujours un chiffre d'affaires supérieur à 175 MEUR, un Ebitda dépassant les 85 MEUR, et plus de 20 millions de tonnes d'émissions de CO2 eq évitées par an.
Côté prévisions d'ailleurs, Julien Moulin, président du Conseil d'administration de FDE a souligné que la mise en oeuvre de son plan de développement se déroule conformément à ses attentes : "la construction de nos premières unités de production de gaz naturel renouvelable (GNR) et d'hydrogène vert en Norvège a été lancée, elles commenceront à contribuer au chiffre d'affaires dès 2027. En parallèle, la signature de la convention gaz de mines avec l'Etat français le 8 janvier 2026, nous permet de reprendre l'installation de nouvelles unités de production d'électricité dans le Nord de la France et assurera une croissance régulière du chiffres d'affaires et des cashflows."
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