Devenu père en plein Mondial mais relégué sur le banc de la Belgique, Jérémy Doku espère profiter du quart de finale contre l'Espagne, vendredi à Los Angeles, pour relancer un tournoi jusqu'ici décevant sur le plan personnel.
À 24 ans, l’ailier était annoncé comme l’un des hommes forts des Diables rouges dans la compétition, mais il n’a débuté que trois des cinq rencontres de la Belgique et était remplaçant lors du huitième de finale contre les Etats-Unis.
Sa vitesse, ses qualités de dribble et sa capacité à éliminer ses adversaires font néanmoins de lui une option de choix pour le sélectionneur de la Belgique, Rudi Garcia, qui cherche la meilleure formule tactique pour faire tomber les champions d’Europe en titre.
Face aux États-Unis (4-1), lundi, Doku ne figurait pas dans les plans de Rudi Garcia, qui avait préféré aligner Dodi Lukebakio et Leandro Trossard sur les ailes - un duo particulièrement appliqué dans le travail avec et sans ballon.
Mais Jérémy Doku possède lui aussi cette capacité à déséquilibrer une défense, un atout auquel Rudi Garcia pourrait faire appel pour tenter de percer l’arrière-garde espagnole, qui n'a pas encore encaissé le moindre but dans cette Coupe du monde.
Réputé pour son goût des ajustements tactiques, le sélectionneur de la Belgique a trouvé la bonne recette face aux États-Unis. Contre l’Espagne, il lui faudra encore innover.
Jérémy Doku a entamé la compétition diminué par une maladie et a effectué un aller-retour express à Londres pour assister à la naissance de son fils, manquant ainsi la rencontre face à l’Iran. Lors du succès contre la Nouvelle-Zélande (5-1) en phase de groupes, il avait été remplacé avant l’heure de jeu en raison de la fatigue.
On attendait davantage de lui en seizièmes de finale, mais il a de nouveau quitté la pelouse tôt en seconde période, avant que la Belgique n’échappe miraculeusement à l’élimination contre le Sénégal.
Jérémy Doku n’a jamais caché son ambition de devenir le meilleur ailier du football mondial, même s’il reconnaît devoir améliorer ses statistiques offensives.
"Si j’ajoute ces buts à mon jeu, alors je suis convaincu que je peux atteindre ce niveau", a-t-il déclaré. "Au niveau des passes décisives, je pense que je suis à l’aise. Mais je dois davantage me retrouver dans les zones où on peut marquer des buts faciles, des reprises à bout portant et ce genre d’actions."
Jérémy Doku abordait pourtant le Mondial dans une bonne dynamique, avec cinq buts inscrits lors des deux derniers mois de la saison sous les couleurs de Manchester City. En sélection belge, en revanche, il n’a plus marqué depuis le mois de novembre, lors d’un match contre le Liechtenstein.
"Je pense que Doku va encore exploser dans cette Coupe du monde", a prédit l’ancien international belge Marc Degryse, aujourd’hui consultant pour la télévision belge.
(Reportage Mark Gleeson à Atlanta; version française Zakarya Meliani)

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