Flash Marchés Edram
- Les flux pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz seraient surévalués, ce qui, combiné aux attaques Houthis et aux tensions sur le gaz, a poussé l'indice global des matières premières au-dessus de son pic de 2022.
- Face à la hausse incontrôlée des taux souverains à long terme, le Secrétaire au Trésor Scott Bessent a augmenté massivement ses rachats de bons du Trésor pour rassurer les marchés, provoquant en contrepartie une baisse du dollar et l'envolée des métaux précieux.
- Les bourses souffrent, notamment la tech face aux progrès des modèles d'IA chinois, bien que les gains de productivité futurs restent prometteurs.
Le Secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a feint la surprise cette semaine quand il a été
interrogé sur la remontée rapide des cours du brut, admettant ne pas en comprendre les raisons alors que les flux pétroliers transitant par le détroit d'Ormuz seraient de 10 Mb/j selon l'administration américaine. Néanmoins, tous les indicateurs d'activité maritime s'accordent à dire que ce chiffre est très probablement exagéré et que la réalité se situe davantage autour de 5 Mb/j en moyenne, un niveau très faible non seulement par rapport à la situation d'avant-guerre (20 Mb/j) mais aussi par rapport au niveau atteint après la signature du MoU (The Memorandum of Understanding) entre Téhéran et Washington. Certes, les voies maritimes alternatives permettent de compenser une partie de ce déficit mais les récentes attaques des Houthis en mer rouge ont également ralenti les exportations saoudiennes, exacerbant les craintes des investisseurs, d'autant plus que les prix des produits pétroliers évoluent à des hauteurs encore plus élevées compte tenu du manque de capacités de raffinage. À cela s'ajoute la hausse des cours du gaz en Europe, en lien avec le blocage du détroit d'Ormuz mais aussi avec les conditions climatiques difficiles cet été et la faiblesse de la production nucléaire française, tandis que les dernières prévisions météorologiques alertent sur la puissance du phénomène El Nino qui pourrait fortement perturber la production agricole en 2027. La combinaison de ces facteurs a de nouveau propulsé l'indice global des matières premières au-dessus du pic atteint en 2022 et a largement contribué à l'envolée additionnelle des taux souverains cette semaine, en particulier sur les échéances
les plus longues. Le risque de perte de contrôle sur les taux longs n'a laissé d'autre choix au Trésor américain que d'annoncer, à la surprise générale, l'augmentation de la taille de ses rachats d'obligations souveraines à 10, 20 et 30 ans, passant d'une taille maximale des opérations de 2 Mds$ à 4 Mds $ au moins.
(...)
Lire l'intégralité de l'article :
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer