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Flash Marchés : l'Europe et les Etats-unis - deux économies à des vitesses différentes
information fournie par Edmond de Rothschild AM 21/10/2024 à 10:34

flash marchés edram

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  • Le ralentissement de la croissance économique chinoise pour le 3ème trimestre était moins marqué qu'attendu et les indices actions en bénéficient.
  • En Europe, la situation économique a évolué avec, d'une part, un ralentissement plus net de l'inflation et, d'autre part, une dégradation des perspectives économiques.
  • Aux Etats Unis, les dernières publications montrent une économie toujours résiliente à la fois au niveau de la consommation et du marché de l'emploi

Si les détails chiffrés du plan de relance économique chinois se font attendre, les autorités ont néanmoins réitéré leur volonté de soutenir l'activité via des émissions de dettes supplémentaires pour aider les collectivités locales, les ménages et le secteur de l'immobilier. De plus, le ralentissement de la croissance économique pour le 3ème trimestre était moins marqué qu'attendu et les indices actions chinois en bénéficient. L'amélioration de l'économie chinoise est largement attendue par l'Europe qui a souffert ces derniers temps de la faiblesse chinoise, comme en témoignent cette semaine les résultats de plusieurs entreprises européennes exposées à la Chine. En effet, en Europe, la situation économique a évolué avec, d'une part, un ralentissement plus net de l'inflation et, d'autre part, une dégradation des perspectives économiques. Face à cette dynamique, la BCE a réduit, pour la 3ème fois cette année, ses taux directeurs de 25 pb, portant le taux de rémunération des dépôts à 3,25%. Néanmoins, Christine Lagarde n'a donné aucune indication pour la suite. Ainsi, après ces annonces, l'impact sur les taux et les actions européennes était limité. Au Royaume Uni, la désinflation se poursuit également, en lien avec une baisse des tensions sur le marché du travail et des hausses de salaires qui ralentissent. L'inflation sous-jacente se tasse nettement en septembre, notamment dans les services. Les taux réagissent et perdent près de 20bp en quelques jours.

Aux Etats Unis, les dernières publications montrent une économie toujours résiliente à la fois au niveau de la consommation et du marché de l'emploi. En effet, les ventes au détail étaient en hausse (0.4%, soit 4 fois supérieures à la dernière publication) et les demandes de chômage en baisse (241k vs 258k précédemment). Cette résilience économique implique une moindre nécessité d'une nouvelle baisse des taux directeurs de 50pb, ce qui a entraîné un léger rebond des taux américains suite à la publication de ces chiffres. Au niveau politique, à moins de trois semaines des élections, Donald Trump gagne du terrain dans les sondages avec les états du Nevada et du Michigan qui basculent en sa faveur, ce qui lui permettrait d'obtenir 302 grands électeurs contre 236 pour Kamala Harris. Cette dynamique favorable pour l'ancien président contribue au rebond des taux souverains américains sa politique étant jugée plus inflationniste que celle de Kamala Harris.

Sur le marché du pétrole, la nouvelle révision à la baisse des prévisions de demande par l'OPEP (notamment en Chine) et les informations américaines assurant que la riposte israélienne contre l'Iran ne viserait pas les installations énergétiques du pays poussent le prix du baril à la baisse autour de 75$.

Dans un contexte de marché dominé à court terme par l'incertitude liée aux résultats des élections américaines et le risque géopolitique, nous conservons une positions neutre sur les actifs risqués. Au sein des actions, nous privilégions l'exposition aux actions japonaises qui bénéficient d'un discours accommodant du nouveau premier ministre et seront plus à l'écart de ces incertitudes et prenons profit sur les actions anglaises, en lien avec la baisse de prix du pétrole. Sur le marché obligataire, nous restons neutre tout en favorisant une approche flexible dans un contexte où la dynamique des taux peut diverger à court terme.

Consultez l'intégralité de cet article dans le PDF ci-dessous :

4 commentaires

  • 21 octobre 11:13

    On est déjà en crise. La croissance est inférieure a l’inflation. On bidouille , on communique mais ça n’empêchera pas le déclin de continuer jusqu au jour oú l’on ne pourra plus masquer la réalité par des mots comme actuellement avec la dette


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