EDRAM
- En Europe, la BCE a relevé ses taux de 25 pb et maintient un discours restrictif, tandis que les perspectives de croissance sont revues à la hausse, à l'exception de la France.
- Aux Etats-Unis, la hausse des prix de l'énergie alimente les pressions inflationnistes, tandis que la solidité de l'emploi et de l'activité a favorisé une remontée des taux.
- Les tensions géopolitiques restent élevées, entre escalade au Moyen-Orient et progression des partis d'extrême droite en Europe, soutenant le pétrole et alimentant la volatilité à court terme.
L'élection en Saxe-Anhalt a confirmé la forte progression du parti d'extrême droite pro-russe en Allemagne, qui a recueilli plus de 44 % des suffrages. L'AFD pourrait ainsi prendre la tête de la région, avec le soutien éventuel d'un parti d'extrême gauche, également pro-russe et opposé à l'immigration.
Si cette région ne représente que 2 % du PIB et 3 % de la population allemande, ce résultat fragilise le chancelier Merz et fait écho à la perspective d'une possible victoire du RN en France. Il constitue un signal d'alerte quant à une éventuelle évolution des équilibres politiques au sein de l'Union européenne, susceptible notamment d'affaiblir le soutien à Kiev, alors que la récente tentative de règlement du conflit ukrainien a échoué.
Au Moyen-Orient, les attaques croisées entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, avec désormais des frappes visant des pétroliers. Les attaques houthies en Arabie saoudite ont également touché des villes et des infrastructures énergétiques. Dans son discours de lancement de campagne avant les élections de mi-mandat de novembre, Donald Trump a repoussé toute perspective de résolution du conflit à l'après-élections, éloignant l'hypothèse d'un dénouement plus rapide. Le risque d'enlisement s'accroît ainsi, soutenant le prix du pétrole, qui a dépassé 100 dollars le baril cette semaine. Les prix des produits raffinés sont encore davantage affectés, du fait de la destruction de capacités de production, avec un prix à la pompe qui dépasse désormais le pic de 2022 aux États-Unis, alors même que le pétrole était alors plus cher.
La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada se poursuit, avec l'interdiction d'importation de certains produits canadiens et l'extension des droits de douane afin de compenser l'annulation de mesures précédentes.
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