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Ethiopie-L'armée repousse des miliciens dans deux grandes villes de la région d'Amhara
information fournie par Reuters 09/08/2023 à 12:53

par Dawit Endeshaw

ADDIS ABABA, 9 août (Reuters) - L'armée éthiopienne a repoussé les miliciens locaux hors de deux grandes villes de la région d'Amhara, selon des habitants mercredi, constituant la première avancée militaire majeure depuis le début des combats la semaine dernière.

Les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) ont pris mardi le contrôle du centre de Gondar, la deuxième plus grande ville d'Amhara, et sont entrées dans la ville sainte de Lalibela mercredi, après le départ des miliciens, ont rapporté les résidents.

Deux habitants de Lalibela ont déclaré à Reuters que les troupes de l'ENDF sont entrées dans la ville mercredi matin, après d'intenses combats à la périphérie de Lalibela la veille.

Deux autres habitants de Bahir Dar, la capitale régionale, ont déclaré que le calme était revenu mercredi après plusieurs jours d'affrontements.

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a annoncé que les vols vers Gondar et Bahir Dar reprendraient jeudi.

Gondar et Lalibela font partie des villes où la milice Fano a pris le dessus sur l'ENDF la semaine dernière, provoquant la crise sécuritaire la plus grave en Éthiopie depuis la fin en novembre d'une guerre civile de deux ans dans la région septentrionale du Tigré.

Un milicien Fano de Gondar a déclaré à Reuters que l'ENDF, soutenue par la police anti-émeute et les miliciens pro-gouvernementaux, a repoussé les combattants Fano hors de la ville mardi.

"Les combats ont été intenses. Les ENDF utilisaient des chars. Nos combattants n'utilisaient que des kalachnikovs", a-t-il déclaré, sous couvert d'anonymat pour des raisons de sécurité.

L'administration régionale d'Amhara a publié un communiqué sur sa page Facebook mardi en fin de journée, indiquant que Gondar et Bahir Dar avaient été "libérées" de Fano, mais le communiqué n'était plus accessible mercredi.

Jusqu'à présent, peu d'informations sur les pertes humaines dans la région d'Amhara sont parvenues, mais les habitants de Lalibela ont déclaré à Reuters mardi que plus d'une douzaine de combattants avaient été tués ces derniers jours.

Ni le porte-parole de l'administration régionale ni ceux du gouvernement et de l'armée n'ont répondu à une demande de commentaire.

(Rédigé par Aaron Ross, version française Dina Kartit, édité par Blandine Hénault)

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