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ETF : les éléments essentiels à connaître avant d’investir
information fournie par Café de la Bourse04/08/2022 à 12:10

(Crédits photo : Adobe Photos Stock - Fokussiert )

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ETF : les éléments essentiels à connaître avant d'investir

De plus en plus populaires auprès des investisseurs français, les ETF (ou trackers) sont des fonds d'investissement qui se négocient en bourse, comme une action, et qui permettent de diversifier facilement son portefeuille.

Cependant avec plusieurs milliers d'ETF listés sur les bourses européennes, sélectionner un ETF dans lequel investir peut rapidement devenir un véritable casse-tête.

Nous allons voir dans cet article les éléments essentiels à vérifier et connaître avant d'investir dans un ETF.

Le sous-jacent dans lequel l'ETF est investi

Les ETF peuvent répliquer (physiquement ou synthétiquement) une multitude de sous-jacents, comme les principaux indices boursiers, mais aussi des portefeuilles d'action thématiques, des paniers de matières premières, des portefeuilles obligataires et même des crypto-monnaies.

Il peut s'agir aussi d'ETF délivrant une exposition hybride (actions + obligations).

Il est d'autant plus important de vérifier la composition d'un ETF avant d'investir car il arrive qu'un ETF « énergies renouvelables » ne soit pas seulement investi dans des sociétés du secteur de l'énergie renouvelable, mais aussi dans d'autres secteurs connexes.

L'émetteur de l'ETF

Il existe de nombreux émetteurs d'ETF. Parmi les plus connus, on peut citer BlackRock, Amundi, Vanguard, Invesco, Xtrackers, State Street ou encore Franklin Templeton.

Il y a également des émetteurs plus récents tels que HANetf, RizeETF, Mellanion Capital, 21Shares.

Bien que les émetteurs d'ETF soient tous soumis à la même réglementation et aux mêmes obligations, il est important de s'assurer que l'émetteur d'un ETF est solide et qu'il ne risque pas de faire faillite.

Les volumes quotidiens

De nombreux investisseurs attachent, à tort, de l'importance au montant des actifs sous gestion (AUM) dans les ETF. Il est vrai qu'un ETF affichant plusieurs centaines de milliards de dollars d'actifs sous gestion peut inspirer confiance.

Cependant, le montant de l'AUM d'un ETF n'est pas un critère important puisque les ETF sont des fonds à capital ouvert (open-ended funds). Dans l'hypothèse d'un investisseur souhaitant investir 10 millions d'euros dans un ETF qui n'aurait que 10 000€ d'actifs sous gestion… l'émetteur pourrait alors créer autant de nouveaux titres que nécessaire pour répondre à la demande de l'investisseur. La seule véritable restriction concerne la liquidité disponible sur l'actif sous-jacent. Si le sous-jacent est le S&P500, la véritable limitation de liquidité équivaut à la liquidité du S&P500.

Pourtant, il peut être pertinent de vérifier les volumes journaliers. De faibles volumes pourraient impliquer des spreads plus importants pour les achats et ventes au marché.

Les frais d'un ETF

Les frais de gestion d'un ETF (TFE ou TER) sont compris entre 0,10 % à 0,90 % par an. Les frais sont inclus dans la valorisation de l'ETF.

Les ETF indiciels traquant la performance du S&P 500, Nasdaq 100, DAX, CAC 40 ou des autres principaux indices boursiers sont généralement les moins chers en termes de frais (0,10 % à 0,25 %).

Les frais de gestion d'un ETF sont indexés sur la complexité du produit. Ainsi, un ETF thématique ou ISR/ESG aura des frais de gestion plus élevés qu'un ETF indiciel, en raison du travail d'analyse réalisé par le gérant pour sélectionner les actions qui composent le fonds. A contrario, un ETF indiciel nécessite moins de travail pour le gérant puisqu'il va simplement répliquer la composition d'un indice boursier.

Les ETF dont les frais sont les plus élevés (>1 %) sont les ETF complexes nécessitant une gestion au jour le jour, ou entraînant des coûts opérationnels pour l'émetteur. Il s'agit notamment des ETF « actively managed » et des ETF « Leverage & Short ».

Plus perspicace que de s'arrêter strictement sur le montant des frais de gestion d'un ETF, il faut opposer le montant des frais avec la performance délivrée.

La performance d'un ETF

Avant de commencer à aborder le sujet de la performance d'un ETF, rappelez-vous que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Nous allons écarter les ETF à levier et les ETF inversés dans ce chapitre, puisque ce sont des produits complexes dont la performance est calculée sur une base journalière, ce qui implique du Bêta-slippage.

Nous allons également exclure les ETF « actively managed » ainsi que les ETF thématiques dont la performance dépend en grande partie des résultats du gérant.

Focalisons-nous donc sur les ETF indiciels dont la performance peut différer de l'indice qu'il réplique. On parle alors de « tracking errors » quand le rendement de l'ETF s'éloigne du rendement de l'indice.

Il est préférable de choisir un ETF indiciel dont le « tracking error » est faible ou inexistant.

Certains sites communiquent sur les différences de performances.

La politique de distribution des dividendes

En ce qui concerne le traitement des dividendes avec un ETF, il y a deux types d'ETF :

Les ETF distribuant

Ce type d'ETF va partager et verser en espèces aux investisseurs, les dividendes que le fonds a perçus. Les versements peuvent être effectués chaque mois, chaque trimestre ou chaque année. Ce type d'ETF est idéal pour les investisseurs qui souhaitent obtenir un revenu régulier.

Les ETF capitalisant

Ce type d'ETF va réinvestir les dividendes perçus pour acheter plus d'actions. Pour les investisseurs à long terme, ce type d'ETF permettra de bénéficier de l'effet composé qui peut décupler le rendement.

L'éligibilité d'un ETF au PEA

Ce sont les mêmes critères d'éligibilité que ceux applicables pour les OPCVM, qui vont déterminer si un ETF est éligible au PEA.

Pour rappel : il faut qu'au moins 75 % du fonds soit investi dans des actions éligibles au PEA, c'est-à-dire des actions d'entreprises dont le siège social est situé dans un état membre de l'Union Européenne.

Il existe une particularité avec les ETF qui permet d'avoir des ETF éligibles au PEA alors qu'ils sont investis sur des marchés étrangers (USA, Asie...). C'est grâce au mode de réplication hybride qui réplique physiquement les actions européennes et synthétiquement les actions étrangères. Ainsi, un ETF reste majoritairement investi en Europe tout en délivrant une exposition sur d'autres marchés.

En conclusion, bien que les ETF soient des produits financiers permettant de simplifier et démocratiser l'investissement en Bourse, il ne faut pas se précipiter pour acheter un ETF et il convient d'effectuer au préalable quelques vérifications. En cas de doute, la plupart des émetteurs d'ETF ont une équipe de conseillers qui pourront répondre à vos questions… N'hésitez donc pas à les contacter !

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