( AFP / EMMANUEL DUNAND )
La mine d'extraction de sables minéralisés que le groupe Eramet exploite au Sénégal va rester à l'arrêt "pour une période longue dont la durée reste indéterminée à ce stade" à la suite d'un incendie survenu le 22 février, a annoncé l'entreprise jeudi.
L'incendie, qui n'a pas fait de victime, a conduit à la mise à l'arrêt d'un des sites, interrompant l'activité de "l'ensemble du site à la fin du mois de mars 2026, pour une période longue dont la durée reste indéterminée à ce stade", déclare Eramet dans un communiqué.
"Les premières inspections conduites confirment que l'incendie est resté circonscrit aux installations de la première étape du processus de tamisage" de "l'unité de concentration humide où les minéraux lourds sont séparés du sable extrait", détaille Eramet. "Les installations de la seconde étape du procédé, notamment les spirales de séparation des sables minéralisés n'ont pas été touchées".
L'entreprise a "notifié à ses clients et fournisseurs concernés l'activation des clauses de force majeure prévues par ses contrats".
Elle a aussi présenté aux représentants du personnel les "premières modalités d'adaptation de l'activité liées à l'arrêt du site". "Une évaluation des conséquences sur l'organisation des équipes est en cours afin de définir les modalités d'accompagnement adaptées", dit-elle.
Eramet, qui produit du manganèse, du nickel, des sables minéralisés et du lithium, a aussi suspendu ses objectifs de production en lien avec cette activité, promettant une "actualisation" "dès que les investigations permettront de disposer d'une meilleure visibilité et de quantifier précisément les effets" sur la production globale.
Le groupe minier français, qui a subi une perte nette de 477 millions d'euros en 2025 et connu des turbulences dans ses équipes dirigeantes, prévoit de se recapitaliser dans le courant de l'année 2026, pour "renforcer" son bilan et "préparer l'avenir".
L'entreprise compte plus de 10.000 salariés dans 16 pays d'implantation. Elle avait indiqué mi-février avoir déprécié la valeur dans ses comptes de son activité d'extraction de sables minéralisés, à hauteur de 171 millions d'euros, en raison de la "baisse des perspectives de prix long terme sur ce marché".
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