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Epineux débats au Sénat américain concernant l'adoption du plan infrastructure
information fournie par Reuters08/08/2021 à 20:57

(Actualisé avec état des discussions dimanche)

WASHINGTON, 8 août (Reuters) - Les discussions au Sénat américain concernant l'adoption d'un projet de loi de rénovation des infrastructures, l'une des priorités du président Joe Biden, trainaient dimanche, ralenties par des parlementaires républicains opposés à l'idée de voter un texte de cette ampleur dans l'urgence.

Les sénateurs devaient se réunir à partir de midi (16h00 GMT) et devaient se prononcer dans la soirée sur deux questions de procédure, à moins que les républicains et les démocrates ne trouvent un accord qui permettrait d'accélérer le processus.

Le projet prévoit 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses et 450 milliards de fonds déjà attribués à d'autres postes. De l'argent doit être débloqué notamment pour la construction de bornes de recharge pour véhicules électriques ou la rénovation des circuits d'eau potable.

La chambre haute du Congrès s'est prononcée samedi par 67 voix pour et 27 voix contre pour le projet, qui représente un investissement massif pour remettre à neuf des routes, ponts, aéroports aux Etats-Unis. Dix-huit des 50 sénateurs Républicains ont entériné le projet.

Mais à moins d'un accord englobant les 100 sénateurs que compte l'assemblée, il faudra attendre lundi ou mardi pour faire progresser le processus législatif.

"J'ai dit hier que cela pouvait passer facilement ou difficilement", a dit le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. "Hier, il a semblé que des Républicains voulaient emprunter le chemin le plus difficile. Dans tous les cas, nous continuerons à travailler jusqu'à ce que ce projet de loi soit voté."

Les efforts pour obtenir un accord entre les deux groupes politiques semblaient retardés par le sénateur républicain Bill Hagerty, ancien ambassadeur au Japon sous l'administration Trump, qui s'oppose à une promulgation rapide de la loi en raison de son impact sur le déficit.

Approché par des sénateurs de sa formation politique, soucieux de ne pouvoir voter des amendements qui, selon eux, amélioreraient le texte, il n'a pas montré de signe d'infléchissement.

Son homologue républicain Kevin Cramer a expliqué dimanche pourquoi il soutenait le projet de loi, estimant que le texte contenait de nombreuses dispositions intéressantes aux yeux des Républicains.

"Nous aimerions en finir avec ce texte d'ici mercredi, préférablement d'ici lundi et même aujourd'hui si cela était possible", a-t-il dit sur Fox News.

(Reportage David Morgan et Makini Brice; version française Nicolas Delame et Caroline Pailliez)

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