Le parquet de la Bourse de New York, le 12 janvier 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, dépassant ses craintes sur l'indépendance de la Fed, après les menaces judiciaires de la Maison Blanche à l'encontre de l'institution monétaire et de son président.
L'indice élargi S&P 500 (+0,16%) et le Dow Jones (+0,17%) sont parvenus à grappiller de nouveaux records, terminant respectivement à 6.977,27 points et 49.590,20 points. L'indice Nasdaq a avancé de 0,26%.
En début de séance, Wall Street "a ouvert en baisse, les menaces pesant sur l'indépendance de la Fed étant citées comme l'un des principaux facteurs de cette faiblesse", souligne Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a annoncé dimanche que l'institution était visée par une procédure du ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales à son encontre.
Cela s'inscrit, selon lui, dans le climat de pression exercé par Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus lourdement ses taux.
"Mais un soutien omniprésent en faveur de l'indépendance de la Fed a résonné tout au long de la journée et a contribué à redresser quelque peu le marché", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Les anciens chefs de la banque centrale la plus puissance au monde ont dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à "saper l'indépendance" de l'institution.
Des parlementaires républicains ont aussi commencé à manifester publiquement leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu'ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche.
"L'histoire a prouvé que l'indépendance des banques centrales est primordiale", assure Art Hogan.
Dans ce contexte, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se tendait à 4,19% vers 21H20 GMT contre 4,17% à la clôture vendredi.
Côté indicateurs, les investisseurs attendent l'indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de décembre qui doit être publié mardi.
"Une baisse inattendue serait certainement accueillie favorablement, mais une hausse surprise pourrait bien entraîner une volatilité accrue sur les marchés", estime M. Hogan.
Au tableau des valeurs, Alphabet (maison mère de Google) a gagné 1,00% à 331,86 dollars, atteignant les 4.000 milliards de capitalisation boursière pour la première fois de son histoire, après avoir annoncé un partenariat pluri-annuel avec Apple .
Google va fournir au fabricant de l'iPhone ses modèles d'intelligence artificielle (IA) générative Gemini pour améliorer ses fonctionnalités d'IA, notamment une version renouvelée de l'assistant vocal Siri.
Le secteur de la finance a globalement évolué dans le rouge face à la volonté de Donald Trump de limiter à 10% les taux d'intérêts appliqués aux cartes de crédit.
La banque Capital One a perdu 6,41%, Citigroup 3,24%, JPMorgan 1,45% et Bank of America 1,22%.
Les groupes de carte de crédit ont aussi reculé à l'image de Visa (-1,88%), Mastercard (-1,61%) et American Express (-4,27%).
L'enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch a dévissé de 17,69% à 102,78 dollars après avoir légèrement abaissé ses prévisions annuelles.
Le groupe prévoit désormais une croissance de son chiffre d'affaires annuel d'"au moins 6%", contre une fourchette de 6% à 7% lors de la précédente estimation.
Le marché entre dans une nouvelle saison de résultats trimestriels cette semaine, avec les grandes banques en tête de proue.
"Le plus important sera de savoir si les prévisions pour l'année 2026 correspondent aux estimations" du marché, note M. Hogan.
Nasdaq

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