(AOF) - "La convocation d’élections législatives anticipées en France fait augmenter le risque politique en Europe et ouvre une période d’incertitude jusqu’au soir du 2ème tour, le 7 juillet prochain", constate Alexandre Hezez, stratégiste du Groupe Richelieu. "À court terme, les actions européennes, en premier lieu françaises, vont en pâtir", prévoit-il, recommandant d’alléger les positions sur ces valeurs. Richelieu passe neutre sur la zone "en attendant les résultats des élections" et "négatif sur les souverains zone euro malgré la politique monétaire moins restrictive".
Pour le stratégiste, les secteurs les plus à risque du fait de la dissolution de l'Assemblée sont ceux "avec un fort bêta lié au risque politique, une forte exposition à la France et à l'UE, et un endettement élevé", de sorte que "le principal secteur qui devrait souffrir de cette incertitude politique reste le secteur financier", car ses revenus, par nature sensibles au risque politique, "sont à plus de 50 % réalisés en zone euro", mais aussi l'immobilier qui devrait "souffrir de la hausse des primes de risque".
Le secteur automobile, secteur "cyclique par excellence", souffrirait pour sa part de "l'incertitude sur la trajectoire européenne en matière de réglementation sur les moteurs thermiques".
"L'enjeu principal pour les investisseurs financiers" sera cependant la difficulté de parvenir à "rétablir l'équilibre des finances publiques", alors que le déficit français a dépassé 5% du PIB en 2023.
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