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Ekinops : le beau métier d'équipementier télécoms
Le Cercle des analystes indépendants14/01/2021 à 09:11

Jérôme Lieury
Jérôme Lieury

Jérôme Lieury

Olier Etudes & Recherches

Analyste financier, membre du Cercle des analystes

https://www.olier-etudes-recherche.fr/

La société s'est créé en 2003 pour commercialiser la plateforme Ekinops 360 qui combine tous les équipements d'accès aux réseaux de fibre optique utilisés par les opérateurs, et un appareil de conception originale basé sur une puce reprogrammable.(Crédits photo : Pexels - Panumas Nikhomkhai )

La société s'est créé en 2003 pour commercialiser la plateforme Ekinops 360 qui combine tous les équipements d'accès aux réseaux de fibre optique utilisés par les opérateurs, et un appareil de conception originale basé sur une puce reprogrammable.(Crédits photo : Pexels - Panumas Nikhomkhai )

Des bulles, ça peut arriver

C'est un fait : quand les marchés vont bien, ce qui est finalement le cas en ce moment, d'aucuns s'inquiètent sur la formation de "bulles". Une bulle étant un moment de folie collective durant lequel, principalement par peur de manquer, les investisseurs de tout poil achètent n'importe quoi à n'importe quel prix. En se disant en leur for intérieur qu'ils trouveront toujours quelqu'un de plus fou qu'eux (ou, plus précisément, un "greater fool", comme disent nos amis anglais) pour acheter leurs titres quand ils voudront les revendre. Et on parle de bulle en ce moment pour des actifs qui se sont beaucoup appréciés depuis un an : les actions des fameux GAFA, des groupes qui ont manifestement raflé la mise sur le boom du commerce en ligne, un boom causé pour des raisons sur lesquelles nous ne reviendrons pas, celle de Tesla, un constructeur automobile qui a la bonne idée de ne fabriquer que des voitures électriques, ou encore le bitcoin, un actif qui n'existe que par la vertu de systèmes informatiques inviolables (ce qui reste à vérifier). 

Mais on notera que tout le monde n'est pas de cet avis : après tout, le marché a toujours raison, et, en fouillant un peu, on peut toujours trouver des études justifiant ces valorisations insensées a priori. Y compris et surtout pour le bitcoin (qui n'a que son prix en dollar US comme valorisation, ce qui simplifie les choses) et qu'il est de bon ton à présent de détenir dans un portefeuille bien diversifié. En petite quantité (0,5% du total, voire 1% à tout casser) s'entend.

Une grande bulle "télécom" dont on parle encore (un peu)

Ces considérations nous ramènent à la grande bulle "techno" des années 2000, dont on se souvient encore. Qui s'est créée avant tout dans les télécoms, avec a) l'arrivée d'au moins deux nouvelles technologies pour le moins disruptives : la communication par paquets, autrement dit l'internet, qui ouvrait semble-t-il des perspectives intéressantes, et la téléphonie cellulaire, autrement dit le mobile, qui lui aussi semblait promis à un brillant avenir, b) l'ouverture des réseaux télécoms, jusqu'alors infrastructures publiques et nationales régies par les Postes, aux opérateurs privés, et en parallèle la privatisation des opérateurs publics devenus "opérateurs historiques. Un terme pas très flatteur en soi, mais qui donnait encore plus le charme de la nouveauté aux opérateurs dits "alternatifs. Et, enfin, c) l'avènement des équipementiers télécoms en tant que nouveaux rois de la High Tech.

Autoalimentée un temps par l'arrivée massive d'argent frais attiré par ce nouvel Eldorado, argent qui s'est retrouvée à la fois dans la hausse des cours de Bourse et des prix des équipements, cette bulle a fini dans les larmes, avec des réseaux inutilisés de fibre "noire" partout et des surcapacités industrielles qui ont achevé de ruiner des groupes qui s'étaient souvent battus entre eux pour des acquisitions très cher payées qui plus est. C'est comme ça que des champions nationaux comme Nortel ou Marconi ont disparu, et que d'autres ont fini par fusionner entre eux (Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens, et ainsi de suite) pour survivre face à une redoutable nouvelle concurrence : les éternels cloneurs asiatiques, les chinois Huawei et ZTE en l'occurrence, qui ont bien profité d'un secteur devenu très déflationniste par la force des choses.

De petits acteurs dans le très grand marché des télécoms, c'est possible apparemment avec Ekinops

Ceci étant, il convient de noter que les promesses a priori folles faites à l'époque se sont plus que bien réalisées dans le monde réel, même si l'éclatement de cette bulle a fait des dégâts considérables, et que les télécoms sont plus que jamais un sujet d'actualité : entre l'avènement de la nouvelle télévision diffusée à la demande en streaming, la croissance de l'e-commerce et l'explosion des autres usages de l'internet, dont le basculement des systèmes informatiques d'entreprises dans le "cloud" et le télétravail depuis peu, il faut toujours plus de réseaux avec toujours plus de capacité de transmission (la fameuse "bande passante"), et le métier d'équipementier télécom n'est peut-être pas si fichu que ça, bien au contraire, puisque le marché est mondial, et en croissance.

Et même si on a un peu de mal à trouver beaucoup de sociétés qui le pratiquent dans la cote européenne, et si la concurrence asiatique fait toujours un peu peur, on peut encore trouver des petits acteurs méritants, voire intéressants, comme le français Ekinops, coté à Paris depuis avril 2013, et dont le chiffre d'affaires est passé en sept ans de 18 à 93 millions d'euros, le tout avec 455 salariés, dont la moitié sont des ingénieurs.

La société s'est créée en 2003 pour commercialiser la plateforme Ekinops 360 qui combine tous les équipements d'accès aux réseaux de fibre optique utilisés par les opérateurs, et un appareil de conception originale basé sur une puce reprogrammable, qui a) permet de mettre rapidement en place de nouveaux services/fonctionnalités dans un réseau par simples mises à jour logicielles, b) est interopérable : accepte tous les protocoles de transmission et s'intègre facilement dans l'existant, et c) est "scalable" : peut monter en puissance graduellement, ainsi que d) moins encombrant et nettement moins consommateur d'électricité que les solutions concurrentes. Après avoir trouvé ses premiers clients parmi les fournisseurs de services et les petits opérateurs Tier 2 ou Tier 3 de liaisons point à point à très hauts débits, Ekinops est entré chez Orange en 2016, puis chez d'autres grands comptes. 

Le développement s'est nettement accéléré avec le rachat en 2017 d'un fabricant français de routeurs internet à grande capacité pour opérateurs ou entreprises : OneAccess. Lequel a aussi un système d'exploitation en propre : OneOS6 et partage la même culture du logiciel, de la virtualisation et du réseau "intelligent". Cette acquisition a aussi été transformante, puisque qu'elle a apporté un outil industriel, une usine en Belgique, alors qu'Ekinops était "fabless" auparavant, et deux nouveaux grands actionnaires qui ont apporté une partie des fonds pour la financer : Bpifrance/CDC et Aleph Capital. Ekinops a procédé en 2019 à une dernière acquisition : Padtec, une petite société brésilienne de 25 ingénieurs télécoms qui lui apporte la technologie de commutation optique dans les cœurs de grands réseaux, ce qui complète son offre, qui couvre à présent les couches 1, 2 et 3 (transport optique, commutation, routage) des réseaux d'opérateurs. Ce n'est donc pas pour rien que la société a trouvé de nouveaux grands clients en 2020, tels Swisscom et Verizon aux USA, et a des partenariats commerciaux avec de grands noms, tel Dell et Orange Business Services pour répondre aux appels d'offre des grandes entreprises, même si 80% des ventes se font en direct.

Retour de la croissance en 2021, et bien plus au-delà avec la 5G ?

Les résultats 2020 devraient être satisfaisants malgré tout, avec un chiffre d'affaires publié à -1% et quasi stable à dollar constant (après +11% en 2019), une marge brute toujours solide (54,3% au 1er semestre) et une marge opérationnelle toujours correcte (plus de 10% au 1er semestre hors amortissements des incorporels d'acquisitions et des droits locatifs, des charges purement IFRS qui n'ont aucun impact cash) même si en baisse avec l'accroissement des équipes de R&D, dont celle reprise dans Padtec. Ekinops affiche aussi un bon bilan, avec plus de liquidités en caisse que de dettes financières à fin juin, ce qui se conçoit assez bien, puisque l'activité génère structurellement du cash, ce qui est la moindre des choses dans ce beau métier, et que cette génération de trésorerie libre n'est pas consommée tous les ans dans les acquisitions.

Inutile de préciser que la direction, qui a annoncé récemment le recrutement d'un professionnel reconnu comme Chief Technology Officer, est confiante pour la suite : la demande des opérateurs est toujours aussi forte, puisque les besoins en bande passante sont toujours en forte croissance, et que les produits de virtualisation d'Ekinops les aident bien. Sans parler de nouveaux produits dans les routeurs, notamment ceux qui passent par les réseaux 5G, qui seront commercialisés au 2ième semestre 2021. 

Car la 5G arrive, et elle devrait déclencher une nouvelle révolution en principe : en réduisant la latence et en offrant des débits 10 fois supérieurs à la 4G, et en permettant aussi la connexion de bien plus d'appareils (1 million au kilomètre carré, théoriquement), la 5G va rapprocher la puissance de calcul des utilisateurs, et susciter éventuellement une multiplication de mini data-centers connectés par fibre aux antennes, qui feront du "edge computing" une réalité des plus banales. Bref : de nouveaux réseaux, et un nouveau marché pour lequel Ekinops a tous les produits. 

Et les investisseurs ont l'air d'y croire, puisque le cours du titre progresse de +5% depuis le début de cette année, et de près de +30% sur un an.  Ce qui n'est déjà pas mal en soi, mais ne fait pas vraiment bulle, quand même.

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