Anton Brender, chef économiste, et Florence Pisani, directrice de la recherche économique chez Candriam. (© DR)
Les deux économistes de la société de gestion, Anton Brender et Florence Pisani, écartent pour l'instant le scénario de récession. Mais un arrêt des livraisons de gaz russe à l'Europe changerait la donne.
Anton Brender, chef économiste, et Florence Pisani, directrice de la recherche économique chez Candriam, ont revu en nette baisse leurs prévisions de croissance pour 2022. L'économie mondiale a en effet dû faire face à un triple choc.
Tout d'abord, la guerre en Ukraine a entrainé une forte hausse du prix des matières premières, pétrole, gaz et produits agricoles en tête.
Les contraintes sanitaires imposées en Chine ont également accentué le dérèglement des chaines d'approvisionnement.
Enfin, la pénurie de main d'oeuvre a favorisé la hausse des salaires aux États-Unis, alimentant une inflation trop élevée (8,6% en mai sur les douze mois passés).
Les banques centrales renchérissent le créditL'objectif premier de la Fed est donc de casser la spirale prix salaires et de ramener l'inflation vers 2% à un horizon de trois ans, en tablant d'ici là sur une stabilisation des matières premières et sur un retour à la normale dans les chaines logistiques.
Pour freiner l'activité intérieure, la Fed va poursuivre la hausse des taux directeurs à 3,4% anticipés par le marché en fin d'année, avec pour corrolaire une remontée des taux hypothécaires et un renchérissement du crédit à la consommation.
La réduction des dépenses publiques, l'érosion du pouvoir d'achat, un effet richesse négatif lié au recul de la Bourse et l'appréciation du dollar devraient également
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