Le Dollar se retrouve un peu sous pression à la veille du weekend, plombé par des chiffres qui trahissent des zones de faiblesse dans l'économie américaine, notamment au niveau de la consommation et de la confiance des ménages. Le "$-Index" qui lâche -0,33% vers 99,66 retrouve ses niveaux du 3 août (sa stagnation 100 et 99,6 est assez frappante depuis 10 jours) ne saurait être attribuée à une décrue des rendements puisque le "30 ans" US bondit de 5Pts vers 5,2600 (un "plus haut" depuis juin 2007 ou l'été 2006), le "10 ans" grimpe de 5Pts vers 4,691%... le "2 ans" affiche 3Pt à 4,170%.
L'Euro, la Livre et le Dollar canadien ont enregistré les plus fortes progressions face au Dollar ( 0,35 à 0,4%) : l'Euro se hisse vers 1,1575, la Livre vers 1,3535.
Les devises les plus faibles sont de nouveau le Yen ( 0,1% à 159,35) et le Franc suisse ( 0,05%) qui retombe sous les 0,94% face à l'Euro (0,9410), pour la première fois depuis le 24 août 2025, presque à date anniversaire, à une semaine près.
La défiance des cambistes face au Dollar est peut-être motivée par les liquidités injectées par la FED depuis 1 mois, alors que le déficit Fédéral va passer la barre des 40.000Mds USD d'ici 3 ou 4 jours.
Les investisseurs parient désormais sur un statu quo en matière de politique monétaire mi-septembre, avec une confortable majorité de 2/3... mais un relèvement de 25Pts est toujours anticipé à plus de 50% pur mi-décembre.
Les chiffres US du jour trahissent une dégradation des paramètres de la croissance avec les ventes au détail qui ont reculé de 0,6% le mois dernier, après une hausse de 0,2% en juin, un chiffre révisé "inchangé", selon le Census Bureau du département du Commerce.
Ce chiffre surprend un peu compte tenu de la modération de l'inflation (prix à la production et à la consommation) qui est sensée redonner du pouvoir d'achat.
Les américains ont moins dépensé dans les stations service du fait de la manipulation des cours du pétrole par le biais de communiqués optimistes diffusés par Donald Trump... qui ne sont jamais confirmés dans les faits (le baril de "Brent" remonte de plus de 2% vers 88,5 USD).
A la veille du weekend, le trafic dans le détroit d'Ormuz serait désormais quasiment à l'arrêt après l'attaque de 2 navires qui circulaient dans le secteur : toute la semaine, les autorités iraniennes se sont appliquées à rappeler qu'elles ne cèderaient sur aucune de leurs exigences, Donald Trump affirmant de son côté que le "blocus de fer" qu'il impose à Téhéran allait mener le régime à la ruine ("ils ne pourront bientôt plus payer leurs soldats"... comme si cela allait changer l'attitude de l'Iran, qui peut de surcroît emprunter auprès des BRICS).
L'autre "chiffre du jour" concernait le moral des américains : les résultats de l'enquête mensuelle préliminaire de l'Université du Michigan trahissent une nette dégradation de la confiance des consommateurs, laquelle ressort à 51, contre 54,5 en juillet, le consensus tablait sur une décrue marginale : cela ne plaide pas non plus pour un resserrement monétaire de la FED... et elle fait d'ailleurs l'inverse en regonflant son bilan d'une dizaine de milliards d'USD, ce qui revient à injecter autant de liquidités dans le système.
Cela permet théoriquement aux institutionnels de participer plus confortablement aux émissions du Trésor... mais le fait qu'elles se soient mal passées pour le "10 ans" et le "30 ans" participe certainement à l'accès de faiblesse du $ ce vendredi.
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