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Devises : le Dollar-Index franchit la résistance des 100,6 de fin mars, le Yen sous 161,00
information fournie par Zonebourse 18/06/2026 à 18:05

Le Dollar fait un "come back" majestueux, de 1,25% en 48H : il gagne encore 0,3% face à l'Euro (en repli vers 1,1470), 0,45% face au Franc suisse (qui perd 0,2% face à l'Euro), et 0,3% face au Yen qui se retrouve en "zone rouge", vers 161,10. Si la BoJ intervient pour soutenir le Yen (elle l'a toujours fait pour défendre cette parité), cela signifie qu'elle liquide des T-Bonds US, ce qui sera synonyme de hausse du rendement du Dollar, et c'est là une problématique essentielle).

Le dollar fait un "come back" majestueux, de 1,25% en 48h : il gagne encore 0,3% face à l'euro (en repli vers 1,1470), 0,45% face au franc suisse (qui perd 0,2% face à l'euro), et 0,3% face au yen qui se retrouve en "zone rouge", vers 161,10. Si la BoJ intervient pour soutenir le yen (elle l'a toujours fait pour défendre cette parité), cela signifie qu'elle liquide des T-Bonds US, ce qui sera synonyme de hausse du rendement du dollar, et c'est là une problématique essentielle).

elle l'a toujours fait pour défendre cette parité), cela signifie qu'elle liquide des T-Bonds US, ce qui sera synonyme de hausse du rendement du dollar, et c'est là une problématique essentielle).

L'apaisement des tensions au Moyen-Orient aurait dû plomber le billet vert, car il y a soudain mieux à faire que de stocker de la valeur dans un actif refuge quand le Nasdaq prend 2%, et le "SOXX" 110% en un trimestre (cela vaut aussi pour l'argent qui reperd -3,5% vers 66 dollars).

Mais l'arrivée de Kevin Warsh, et sa première conférence de presse de ce mercredi 17 juin marque un tournant... et pas celui qu'espérait Trump en le nommant (objectif des taux ramenés à 2%, pas remontant de 3,75% vers 4,00%).

Car pour 66% des spécialistes, les taux sont maintenant attendus en hausse fin juillet (9 membres de la Fed l'anticipent contre 8 pour un statu quo) et la référence à un biais monétaire baissier a carrément disparu.

Les "forward guidance" qui rendaient la stratégie de la Fed prévisible (ne jamais contrarier les marchés, ne jamais déjouer leurs anticipations) pourraient également devenir très succinctes, ou évasives : le but, c'est d'être moins prévisible.

Message reçu 5 sur 5, le "Dollar-Index" avait pris 10% la veille, il rajoute 0,65% à 100,7 et efface la résistance des 100,58 du 31 mars, quand les tensions géopolitiques étaient à leur comble, et le pétrole à 115 dollars.

Le baril de WTI est retombé sous 74,5 dollars, et vers 77,5 sur le "Brent" : les marchés respirent, mais pas les cambistes.

Ils voient l'activité demeurer vigoureuse aux Etats Unis, et la Fed veiller attentivement à éviter toute surchauffe inflationniste.

L'indice des indicateurs avancés, calculé par le Conference Board a progressé, comme prévu de 0,1%, après une hausse de 0,2% en avril, donnée révisée à la hausse de 0,1%.

Après ces deux augmentations consécutives, cet indicateur ne recule plus que de 0,3% sur les six mois allant de novembre 2025 à mai 2026, soit une baisse nettement plus faible que la contraction de 1,3 % enregistrée au cours des six mois précédents (de mai à novembre 2025).

L'activité manufacturière dans la région de Philadelphie a globalement progressé, à en croire l'indice de diffusion de l'activité générale calculé par la Fed locale, qui est passé de -0,4 en mai à 10,3 en juin, un niveau globalement conforme aux attentes des économistes.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont en recul de 4 000 unités à 226 000 (contre 225 000 attendues) et cela confirme la résilience du marché du travail telle qu'évoquée par Kevin Warsh mercredi soir.

En ce qui concerne le Royaume Uni, pas de chiffres "macro" à fort impact, les cambistes se détournent de la Livre (-0,45%/dollar) parce que le comité de politique monétaire (MPC) de la BoE a voté à une majorité de 7 voix contre 2 ce 17 juin pour maintenir son taux directeur à 3,75% (deux membres auraient préféré une hausse de 0,25 point de pourcentage, à 4%), et il devrait en être de même la prochaine fois.

La récente baisse des prix de l'énergie ainsi que les chiffres de l'inflation publiés la veille ont contribué à tempérer les craintes inflationnistes : le baril de Brent rechute vers 77 dollars et l'indice des prix à la consommation au Royaume-Uni s'est figé à 2,8% sur un an en mai, soit le même rythme annuel qu'en avril.

Selon l'économiste, ces chiffres indiquent que "la situation évolue conformément, voire plus favorablement encore, au scénario A présenté par la Banque lors de sa dernière réunion, scénario qui était compatible avec un maintien des taux cette année".

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