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Des cycles plus courts et moins violents
Le Cercle des analystes indépendants06/12/2019 à 09:00

Eric Galiègue
Eric Galiègue

Eric Galiègue

Valquant Expertyse

Président

"Aujourd'hui le monde a vraiment changé depuis que les banques centrales ont décidé, pour combattre le risque de crise systémique associé notamment à la déflation, d'inonder la planète de liquidités." (Crédit photo : Adobe Stock)

Depuis déjà plusieurs années nous vivons dans le monde de l'hyperliquidité. Cette situation de surabondance permanente de monnaie défie les règles de la « gravitation financière », en faveur du cours des actions. Personne n'ose reprendre aujourd'hui les propos de l'ancien président de Fed, Alan Greenspan, qui évoquait en juillet 2000 et dans beaucoup d'autres discours, les bienfaits de la « Nouvelle Economie » et de ses effets sur le cycle. Pourtant, aujourd'hui le monde a vraiment changé depuis que les banques centrales ont décidé, pour combattre le risque de crise systémique associé notamment à la déflation, d'inonder la planète de liquidités. Ce graphique montre bien la rupture de 2008 et surtout le fait que la situation transitoire d'un monde hyper liquide, est devenue permanente.

(Source : Factset / Valquant Expertyse)

Alors que dans le monde d'avant, le total du bilan des banques centrales progressait de l'ordre de 0-10% /an, il a triplé au cours des 10 dernières années. Cet afflux gigantesque de liquidités a eu pour premier effet un phénomène de baisse drastique des taux, dont absolument personne n'avait prévu l'ampleur au cours de l'année 2019 et aussi des années précédentes. Rappelons-le, les taux sont aujourd'hui négatifs pour une partie importante du total de la dette émise par les états, ainsi que pour certaines entreprises très bien notées ...

(Source : Factset / Valquant Expertyse)

Des taux aussi faibles constituent une incitation majeure à substituer de la dette aux fonds propres. Les entreprises ne s'en privent pas, notamment pour procéder à des rachats d'actions pour annulation. Ce sport national américain a pour effet d'expliquer un paradoxe de plus en plus habituel : la baisse du bénéfice en masse, associé à la hausse du bénéfice par action. C'est en effet par la magie des rachats d'actions que le bénéfice en masse d'Apple a baissé depuis un an, alors que son bénéfice par action a augmenté !

(Source : Factset / Valquant Expertyse)

Le second effet de cette hyper liquidité, est de réduire a durée du cycle financier et d'en limiter l'amplitude, comme le montre le graphique suivant, qui reprend l'indice mondial MSCI des actions, en $...

 

(Source : Factset / Valquant Expertyse)

Nous nous inquiétons tous du «grand Krach», que nous avons expérimenté à deux reprises au cours des 20 dernières années, en 2000-2002 et en 2008-2009. On les a dénommés le « krach de l'Internet » et le « krach des subprime ». Et nous attendons, en quelque sorte, le «krach des obligations», dont on sait que le cours est particulièrement surévalué, selon en tous cas les standards traditionnels. Un tel événement nous semble désormais peu probable, car les banques centrales veillent au grain. Elles ne lasseront jamais la situation se dégrader au point de déclencher une véritable crise systémique : elles ont le pouvoir absolu et disposent de tous les outils pour empêcher un scénario apocalyptique de cette nature.

En revanche, ne faut il pas considérer que désormais le cycle s'est raccourci, et que son amplitude a diminué ? En 2015 -2016 et 2018-2019, la phase baissière a été courte, et l'amplitude limitée à 10-20%, comme le montre le graphique. La moyenne mobile a un peu ralenti sa course pendant 6 mois, avant de repartir à la hausse. Ces cycles plus courts résultent en bonne partie du monde hyper liquide que nous pratiquons désormais.

Le troisième effet de l'hyper liquidité est le plus paradoxal, puisqu'il fait du risque le meilleur allié de la hausse des cours des actions. En effet, les différents risques qui ont marqué l'année 2019 par exemple (le risque Trump, le risque Brexit, le risque géopolitique au Moyen-Orient....), ont amené les banques centrales à mettre en œuvre des politiques toujours aussi « accommodantes », pour ne pas dire totalement laxistes. Ainsi, la BCE a relancé son Quantitative Easing en novembre, et la Fed intervient massivement depuis la mi-septembre pour aider le marché monétaire à mieux fonctionner. Ces injections a nouveau massives de liquidités, directement décidées en fonction de la montée des risques, ne trouve pas d'usage dans la sphère réelle, et vient directement alimenter le hausse des cours des actions. Très paradoxalement, le risque ainsi traité par les banques centrales, fait monter le cours des actions, alors qu'il affecte leur valeur, via la hausse des primes de risque. Ce monde de l'hyper liquidité contribue ainsi à créer des surévaluations importantes des actions, après avoir suscité la surévaluation des obligations et de l'immobilier...

3 commentaires

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  • M7589200
    08 décembre19:03

    C'est toujours difficile de se faire une idée précise pour décider

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