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Déficits et dettes publiques : des chiffres en demi-teinte en Europe en 2015

Boursorama22/04/2016 à 17:27

Le déficit public des Etats européens et leur ratio d'endettement se sont améliorés en 2015 d'après Eurostat, mais certains pays dérapent.

Eurostat a publié jeudi 21 avril les chiffres du déficit et de la dette publique de chacun des pays de l'UE pour l’année 2015. Bilan des courses : les déficits s’amenuisent et, grâce à la croissance, le ratio dette/PIB de certains pays diminue. Les disparités restent cependant très fortes.

Le déficit public des Etats de la zone euro a diminué l’an dernier, à 2,1% du PIB en moyenne contre 2,6% en 2014, selon les derniers chiffres d’Eurostat. Ce même chiffre était de 3,0% en 2013 et 3,7% en 2012. La tendance reflète ainsi une véritable amélioration de la maîtrise des dépenses publiques sur le Vieux Continent après plusieurs années de dérapages.

Dans l’ensemble de l’Union européenne à 28 membres, le déficit public reste un peu plus élevé (2,4% dans l’UE28 au lieu de 2,1% en zone euro), mais la tendance s’améliore également par rapport aux années précédentes. Rappelons qu’en 2012, le déficit des Etats de l’UE avait atteint le niveau alarmant de 4,3% du PIB.

Trois Etats sont parvenus l’an dernier à dégager un excédent primaire, c’est-à-dire à connaître des recettes supérieures aux dépenses : l’Allemagne (+0,7%), le Luxembourg (+1,2%) et l’Estonie (+0,4%). Ces trois pays sont réputés de longue date « vertueux » dans leur maîtrise des dépenses publiques.

La France reste quant à elle dans la catégorie des « mauvais élèves » qui ne parviennent toujours pas à revenir sous les 3% de déficit. « Sept États membres de l’UE28 ont affiché un déficit supérieur ou égal à 3% du PIB : la Grèce (-7,2%), l'Espagne (-5,1%), le Portugal et le Royaume-Uni (-4,4% chacun), la France (-3,5%), la Croatie (-3,2%) ainsi que la Slovaquie (-3,0%) » mentionne ainsi Eurostat.

Les médias ont notamment souligné, suite à la publication de ces chiffres, le dérapage des finances publiques espagnoles et portugaises, qui "n'ont pas tenu leurs engagements" de réduction de leur déficit, selon Les Echos.

Les ratios de dette/PIB s’améliorent grâce à la croissance

Du côté des dettes, celles-ci continuent naturellement d’augmenter en valeur absolue du fait de la persistance des déficits budgétaires en zone euro, à l’exception des trois pays en excédent primaire.

Malgré cela, la croissance enregistrée en zone euro en 2015, relativement proche du niveau de déficit, a permis une stabilisation et même une amélioration (surprenante) des ratios de dette/PIB.

Le ratio d’endettement des pays de la zone euro est en effet revenu à 90,7% de dette/PIB fin 2015 après avoir atteint 92,0% en fin d’année 2014. Au cours des trois dernières années, le ratio d’endettement des pays de la zone euro n’avait cessé de croître, et l’année 2015 marque donc un retournement de tendance.

L’endettement public reste extrêmement variable d’un Etat à l’autre au sein de la zone euro. Eurostat note en effet que « les plus faibles ratios de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie (9,7%), au Luxembourg (21,4%), en Bulgarie (26,7%), en Lettonie (36,4%) et en Roumanie (38.4%) », tandis que « les plus élevés [ont] été enregistrés en Grèce (176,9%), en Italie (132,7%), au Portugal (129,0%), à Chypre (108,9%) et en Belgique (106,0%) ».

La France, quant à elle, a vu son ratio d’endettement augmenter l’année dernière, passant de 95,4% de dette/PIB en 2014 à 95,8% en 2015. En 2012, la dette publique française représentait 89,6% de son PIB. L’Hexagone ne parvient donc pas à suivre la tendance générale des autres pays européens.

Données d'Eurostat relatives aux déficits et à la dette publique des Etats-membres de la zone euro.

Certains chiffres peinent à s’expliquer

À noter, malgré la fiabilité de ces chiffres, que certaines données avancées par Eurostat peinent à s’expliquer mathématiquement.

Pour la zone euro dans son ensemble, la baisse du ratio d’endettement de 92,0% à 90,7% au cours de l’année dernière ne correspond pas aux autres données macroéconomiques connues. Avec un déficit de 2,1% (communiqué par Eurostat) compensé par une croissance de 1,6% (communiqué par la Commission Européenne) et une inflation quasi-nulle en 2015 (Eurostat), les Etats de la zone euro auraient dû voir leur ratio d’endettement progresser d’environ 0,5% selon une estimation très approximative, et non diminuer de plus de 1%.

Les chiffres de la dette grecque peinent également à s’expliquer rationnellement : d’après Eurostat, le ratio d’endettement se serait amélioré en Grèce l’année dernière en passant de 180,1% du PIB fin 2014 à 176,9% fin 2015, alors même que la même source rapporte un déficit budgétaire du pays de plus de 7% l’année dernière, dans un environnement de croissance négative. Il est théoriquement impossible, dans ces conditions, que le ratio d’endettement du pays se soit amélioré en 2015.

Quelques mystères restent ainsi à résoudre, mais Eurostat commente peu ses données qui sont publiées sous forme de tableaux de chiffres.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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