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Coup d'envoi d'un G7 Finances dominé par la taxe Gafa
information fournie par Reuters 17/07/2019 à 05:00

    * Imposition minimale et taxation du numérique au programme
    * Bruno Le Maire espère des progrès dans les discussions
    * Discussions probables sur la succession de Lagarde au FMI 

    PARIS, 17 juillet (Reuters) - La réunion des ministres des
Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G7
s'ouvre ce mercredi à Chantilly (Oise), une semaine après que
les Etats-Unis ont menacé la France de représailles après la
mise en place d'une taxe nationale sur les géants du numérique. 
    Cette dernière réunion ministérielle avant le sommet des
chefs d'Etat prévu fin août à Biarritz sera placée, comme
l'ensemble de la présidence française du G7, sous le signe de la
lutte contre les inégalités. 
    La session d'ouverture sera, comme le veut la tradition,
consacrée à un point sur la situation de l'économie mondiale,
dont le ralentissement pourrait se prolonger malgré la fragile
trêve dans la confrontation commerciale sino-américaine, dans un
contexte marqué par de nombreuses incertitudes liées au Brexit
ou encore au regain de tension en Iran.  
    Mais le G7 Finances doit surtout se saisir de la question de
la réforme du système fiscal international et en particulier de
la taxation du numérique, a plaidé le ministre français de
l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, mercredi soir dans
un discours prononcé en anglais, en clôture d'une journée de
conférence à la Banque de France à Paris. 
    Face au nouveau modèle économique lié à l'émergence des
géants du numérique, "nous ne pouvons plus avoir un système
fiscal international fondé sur le modèle économique du XXe
siècle, sans prendre en compte le fait que d'énormes compagnies
créent de la valeur en vendant des données sans être taxées au
même niveau que des PME par exemple", a déclaré le ministre.
    "Je suis profondément convaincu que pendant ce G7 nous
serons capables de trouver une solution internationale
satisfaisante et qu'un consensus à l'échelle du G7 ouvrira la
voie à une solution au niveau de l'OCDE", a assuré Bruno Le
Maire.
    
    LA SUCCESSION DE LAGARDE DANS LES ESPRITS
    Des travaux sur la mise en place d'une imposition minimale
des sociétés - destinée à lutter contre les pratiques d'évasion
et d'optimisation fiscale - et la taxation des géants du
numérique sont déjà en cours sous l'égide de l'Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE).
    Faute de progrès suffisant à ses yeux, la France a mis en
place sa propre taxe nationale sur les services numériques, dont
le principe a été validé définitivement la semaine dernière par
le Parlement.  
    Cette initiative - bien que vouée à l'extinction au profit
d'une future taxe internationale - a été mal perçue à
Washington, où le président américain Donald Trump a ordonné une
enquête qui pourrait déboucher sur l'imposition par les
Etats-Unis de droits de douane sur les produits français ou sur
d'autres mesures de rétorsion commerciale.
    Au-delà de ces questions fiscales, les grands argentiers des
sept pays les plus riches de la planète (Allemagne, Canada,
Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), accompagnés
du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi
et des représentants des grandes organisations internationales
(Banque mondiale, Commission européenne et Eurogroupe, FMI et
OCDE) se pencheront sur le projet de "cryptomonnaie stable"
Libra de Facebook  FB.O , qui suscite de nombreuses réserves.
    La question de la succession à la tête du Fonds monétaire
international (FMI) de la Française Christine Lagarde, appelée à
prendre la suite de Mario Draghi à la présidence de la Banque
centrale européenne (BCE), fera aussi probablement l'objet de
discussions informelles entre les participants, en marge des
réunions officielles ou lors des entretiens bilatéraux.
    Ils aborderont également les questions de la contribution du
secteur financier à la lutte contre le changement climatique, du
renforcement de la cybersécurité dans le secteur financier.
    La réduction des inégalités sera par ailleurs abordée non
seulement sous l'angle des disparités entre pays riches et pays
en développement, mais aussi au sein des pays avancés. Seront
abordées, par exemple, la question de l'égalité femmes-hommes et
celle de la transparence salariale.       

 (Myriam Rivet, édité par Simon Carraud)
 

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2 commentaires

  • 03 juillet 17:41

    "en soutien à l'économie" et que l'économie réelle hein, pas exclusivement la sphère financière des coquins qui quémandent des milliars pour les sauver et se gavent à milliards sur les profits. Bref, un sujet à milliards pour lequel le gouverneur de la BdF est bien placé au regard de son pedigree.


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