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Coronavirus : quelles perspectives pour les marchés financiers ?
Boursorama25/03/2020 à 14:15

Pour le moment, l'économie mondiale est mise à l'arrêt et les entreprises commencent tout juste à communiquer sur les conséquences de cette pandémie. (Crédits photo : Adobe Stock)

Le caractère inédit de la crise actuelle la rend difficilement chiffrable ce qui contribue à la volatilité des marchés. Malgré les interventions des banques centrales et des gouvernements, la nervosité domine. Il faudra attendre des éléments permettant de montrer un ralentissement de la progression du coronavirus pour qu'un redémarrage soit possible. Remise en contexte avec les société de gestion Sycomore AM et Pictet AM. 

«La crise que nous vivons est inmodélisable», note Stanislas de Bailliencourt, gérant associé chez Sycomore Asset Management. Dans ce contexte, seules les données au quotidien permettent d'envoyer quelques signaux. «Il faut considérer qu'il y a plusieurs échelles de temps. D'abord, nous allons observer les effets positifs du confinement en France et en Italie, dans un second temps, les marchés vont devoir être attentifs à l'impact sanitaire aux Etats-Unis. Et enfin, le troisième temps pour les marchés aura lieu dans quelques semaines, en juin-juillet, quand les entreprises vont commencer à chiffrer l'impact du coronavirus.»

Le gérant de Sycomore estime que la grande inconnue, c'est le contexte américain. « Ce qui est plus délicat ce sont les deux prochaines semaines aux Etats-Unis. Nous n'avons pas encore de vision sur ce qui va se passer. D'autant plus que les marchés pourraient ne pas avoir encore encaissé leur plus bas ».

Pour Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, l'impact économique est également difficile à déterminer. Le rebond des marchés passe forcément par «une vision plus claire notamment des résultats des mesures sanitaires qui ont été prises ou qui vont être prises par certains pays». Le deuxième élément dont il faut tenir compte, ce sont les réponses apportées par les gouvernements et les banques centrales. Et sur ce point, les inconnues sont nombreuses. «Les banques centrales ont ouvert les vannes afin d'aider les marchés, les annonces de la Fed de 23 mars venant compléter les mesures déjà prises. La plupart des gouvernements relancent massivement leurs économies. Mais des questions demeurent : le Congrès américain va-t-il voter un plan de relance ? Les Etats-Unis vont-ils mettre en place un confinement crédible ? Et ceux imposés à la population européenne, plus souples qu'en Asie, vont-ils être efficaces ?»

Impact des épidémies sur l'économie 

Si la crise actuelle est difficilement comparable à une autre en raison de son origine sanitaire et non financière, Pictet AM s'est penché sur une étude de 2006 réalisée par deux chercheurs Alexandra A. Sidorenko and Warwick J. McKibbin Wednesday, intitulée «Conséquences macroéconomiques mondiales des pandémies de grippes». Ce travail de recherche évalue l'impact des épidémies connues par le passé sur l'économie moderne.

Selon les calculs réalisés, la grippe espagnole de 1918 et 1919 engendrerait une baisse du PIB mondial de 4,8% et la grippe asiatique de 1957 un recul de 2%. «Ces simulations montrent que l'impact de la pandémie actuelle pourrait engendrer une baisse très significative du PIB si elle devait durer plus d'un an comme cela a été le cas en début de siècle. Il s'agit là du pire scénario. La version la plus optimiste, celle de la grippe de Hong Kong de 1968, qui engendrerait une baisse 0,7% du PIB, a été abandonnée par les analystes. La vérité se trouve probablement entre les deux», analyse Frédéric Rollin.

Pour le moment, l'économie mondiale est mise à l'arrêt et les entreprises commencent tout juste à communiquer sur les conséquences de cette pandémie. « Des pans entiers de l'économie vont énormément souffrir, et pas seulement les secteurs liés au tourisme ou aux transports. Il faut dire que dans cette crise il y a de grandes inconnues dont nous n'avons pas les clés. Globalement, tout le monde peut encaisser un arrêt de son activité pendant trois semaines mais pas pendant trois mois», prévient le gérant associé de Sycomore. 

En outre, la baisse du nombre de cas de malades du coronavirus ne sera pas pour autant synonyme de redémarrage durable, prévient Stanislas de Bailliencourt : «Au niveau des marchés, il faut s'attendre à vivre des phases de rebond puis de baisse successives. La différence avec la crise de 2008, c'est que les causes sont totalement différentes. 2008 était le résultat d'erreurs et de prises de risques. Là nous faisons face à une crise sanitaire avec des gouvernements qui cherchent à minimiser les impacts et optent pour des shut down.»

Sarah Belhadi (redaction@boursorama.fr)

2 commentaires

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  • TL1958
    28 mars11:53

    En effet Jack, ne pas verser de dividende donnera un signal négatif à tout ceux qu'on incitent actuellement à prendre des placements en action au sein des assurances vie au lieu de mettre l'argent sur des fond euro.Un moindre mal serait de proposer le dividende sous forme d'actions nouvelles émisent par les sociétés. Elles n'auraient ainsi aucune sortie de trésorerie à faire.

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