
Les ministres de la Défense allemand Boris Pistorius (g) et français Sébastien Lecornu le 26 avril 2024 à Paris lors de la signature de l'accord bilatéral sur le "char du futur (MGCS). ( AFP / THOMAS SAMSON )
Les principales entreprises impliquées dans le projet du futur char franco-allemand (MGCS) ont formalisé leur collaboration au sein de la société commune créée pour en développer les briques technologiques, permettant le "démarrage effectif de leurs coopérations", a-t-on appris jeudi auprès du ministère français des Armées.
"Aujourd'hui une nouvelle étape importante a été franchie avec la signature de l’accord entre les industriels qui permettra le démarrage effectif de leurs coopérations", a annoncé le ministère.
L'accord a été signé en marge d'une rencontre entre le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius avec son homologue français Sébastien Lecornu à Paris.
Les principales entreprises impliquées, KNDS Deutschland (ex-KMW), KNDS France (ex-Nexter), Rheinmetall et Thales , avaient annoncé en avril leur intention de créer une société de projet s'apparentant à un groupement momentané d'entreprises (GME) pour piloter le projet.
L'accord signé jeudi consiste en un pacte d'actionnaires formalisant cette structure, selon une source proche du dossier.
Financé à parts égales par les deux pays et mené sous direction allemande, le programme MGCS (sigle anglais de Système de combat terrestre principal) vise à succéder aux chars Leclerc français et Leopard allemands à l'horizon 2040.
Un accord intergouvernemental signé en avril acte la répartition des tâches à 50-50 entre entreprises françaises et allemandes ainsi que la responsabilité de chacun des huit piliers technologiques à développer.
L’Allemagne a la responsabilité du pilier 1 (plateformes et navigation automatisée) et du pilier 7 (protection et défense contre les drones).
La France est chargée de la responsabilité du pilier 3 (feux innovants, notamment les missiles) et du pilier 6 (capteurs).
Les quatre autres sont menés en coresponsabilité: le pilier 2 (tourelle et canon), le pilier 4 (systèmes de communication et réseaux de données), le pilier 5 (simulation) et le pilier 8 (infrastructures).
Il n'a pas été précisé dans l'immédiat si l'accord conclu jeudi comprenait ou non la désignation des industriels impliqués dans chaque pilier et leur responsabilité.
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