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Brexit :39% des gérants britanniques envisagent de quitter le Royaume-Uni
information fournie par Newsmanagers20/06/2018 à 16:15

(NEWSManagers.com) -

Le " Brexit " va profondèment reconfigurer le paysage de la gestion d'actifs au Royaume-Uni. Selon le EY Brexit Tracker du cabinet EY (ex-Ernst & Young) – un outil qui analyse les déclarations publiques de 222 des plus grandes sociétés de services financiers au Royaume-Uni dont 57 gestionnaires d'actifs –, 39% des sociétés de gestion britanniques (soit 22 sur 57) envisagent ou ont confirmé leur intention de déménager certaines de leurs activités et/ou de leurs équipes en-dehors du Royaume-Uni. Sur les 57 sociétés de gestion analysés, 25% d'entres elles (soit 14 sociétés) ont confirmé leur nouvelle implantation. Dix sociétés ont ainsi choisi Dublin, les 4 autres ayant opté pour Luxembourg.

Par ailleurs, 28% des gestionnaires d'actifs analysés (soit 16 sociétés sur 57) ont apporté, ou ont l'intention de le faire, des modifications réglementaires ou structurelles à leurs produits en raison du " Brexit " . Ces sociétés ont ainsi transféré les actifs de leurs clients du Royaume-Uni dans des fonds européens. Elles ont également lancé de nouveaux fonds à l'étranger ou ont créé des gammes de fonds à l'étranger via des sicav.

Enfin, 23% des sociétés de gestion britanniques (soit 13 sur 57) ont annoncé avoir recruté de nouveaux collaborateurs depuis le référendum de juin 2016 en Europe ou au Royaume-Uni en conséquence directe du " Brexit " .

" En termes de délocalisation des équipes, l'impact du Brexit dans le secteur de la gestion d'actifs semble moins prononcé que dans la banque d'investissement, nuance Gill Lofts, responsable de la gestion d'actifs et de fortune britannique chez EY, citée dans un communiqué. Toutefois, ces mouvements sont inévitables et, comme prévu, Dublin et Luxembourg semblent être les principaux bénéficiaires. " Pour la responsable du cabinet de conseil, " il y aura toutefois des changements structurels majeurs en matière de produits et de distribution pour permettre aux sociétés de gestion de continuer à servir leurs clients " , ajoute-t-elle. Pour autant, " malgré les perturbations et l'obligation d'investir dans les activités, l'industrie semble prudemment optimiste quant à son potentiel de croissance " , avance Gill Lofts. " Les sociétés semblent davantage vouloir augmenter leurs effectifs plutôt que de les diminuer, ce qui peut être considéré comme un signe positif, mais ce qui souligne aussi que l'accès aux talents restera primordial une fois que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne " , conclut-elle.

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