Les perdants des dernières années sont les gagnants de ce début 2022. (© Adobestock)
Les plus belles valeurs de la cote marquent le pas. Des actions moins chères prennent le relais.
Les cinq premières semaines de l'année soulignent un changement de régime boursier à 180 degrés. Les valeurs vedettes de 2021 sont les perdantes de 2022, et inversement.
Au sein du CAC 40, les quatre plus forts replis depuis le 31 décembre dernier sont enregistrés par des sociétés au parcours boursier époustouflant depuis dix ans : Dassault Systemes (-19%), Teleperformance (-17%), Eurofins Scientific (-16%) et Hermès (-15%).
Ces valeurs de croissance dites «à duration longue», dont les PER (ratio cours sur bénéfice net par action) estimés avaient atteint un niveau stratosphérique justifié par la visibilité à long terme de leurs futurs profits, ont été pénalisées par l'inflexion de la politique monétaire américaine.
La Réserve fédérale prévoit désormais de remonter son taux directeur, de stopper ses achats d'actifs et de réduire la taille de son bilan. En un mot, «l'argent n'est plus gratuit».
À l'opposé, les quatre plus fortes hausses des cinq semaines passées sont enregistrées par des actions longtemps délaissées, devenues «décotées» (value) : TotalEnergies (+13%), Société Générale (+12%), Renault (+12%), Orange (+11%).
DécoteLe mouvement de bascule des valeurs de croissance vers des valeurs décotées pourrait bien

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