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Bourse : peut-on revenir sur les small et midcaps françaises?
Boursorama11/02/2019 à 16:25

Faut-il mettre à profit cette correction pour acheter à bons compte des sociétés qui affichent souvent des fondamentaux de qualité ? Éléments de réponse avec Eric Labbé, Gérant actions thématiques chez CPR AM.

Avec une chute de 26% en 2018, le CAC Small est le marché qui a le plus souffert au sein de la place parisienne l'année dernière.  L'indice, qui regroupe les petites capitalisations boursières, signe d'ailleurs sa pire performance depuis 2008. Aucun secteur n'a été épargné par ce « sell-off », avec seulement 10% des petites et moyennes valeurs qui ont fini l'année en territoire positif, et seulement 5% sur le dernier trimestre 2018. Faut-il mettre à profit cette correction pour acheter à bons compte des sociétés qui affichent souvent des fondamentaux de qualité ? Éléments de réponse avec Eric Labbé, Gérant actions thématiques chez CPR AM. 

Victimes collatérales de l'aversion au risque, les small et midcaps françaises ont connu une « annus horribilis » en 2018. Le CAC small a en effet reculé de 25,96% sur la période tandis que le CAC Mid 60 perdait 19,04%. A titre de comparaison, le CAC 40 a redonné 10,95% en 2018, sa pire performance depuis 2011. Cette sous performance notable des petites et moyennes capitalisations par rapport aux grandes est-elle justifiée ?  Oui et non répond Eric Labbé.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les petites et moyennes capitalisations n'ont pas été épargnées par les craintes autour du resserrement monétaire de la Fed, du Brexit, ou encore autour de la dette italienne. Pour le gérant actions thématiques, il y a même eu un «effet boule de neige». Mais comment expliquer le désamour des investisseurs pour les moyennes capitalisations ? «En zone euro, les valeurs petites et moyennes sont souvent détenues par les investisseurs sous forme de fonds», explique le gérant. Or selon Portzamparc, ces fonds - qui sont souvent des fonds concentrés sur un faible nombre de valeurs - ont enregistré une décollecte de plus de 10% sur l'année, dont plus de 8% au second semestre avec des pics en octobre et décembre. Pis encore, selon Exane «50% de la décollecte des fonds actions mid small cap de la zone euro se sont concentrés sur la France», ce qui explique en partie la correction très brutale survenue sur les petites capitalisations.  

Profit warnings en série 
De là à dire que ces sociétés ont été injustement bradées, il n'y a qu'un pas, que le gérant action thématiques ne franchit pas : «L'année 2018 a été marquée par une hausse significative des avertissements sur résultats, avec environ 45% de profit warnings supplémentaires par rapport à ces quatre dernières années. Les pressions sur les marges se sont avérées plus fortes que prévu sous l'effet de l'inflation des matières premières ou des difficultés de recrutement (pour certains secteurs), mais aussi de l'effet dollar négatif ou encore de la mise en place de la norme comptable IFRS15. Ces avertissements n'ont pas non plus épargné les sociétés possédant un profil défensif.» 

Aucun secteur n'a réussi à tirer son épingle sur l'année passée. Preuve en est, seuls 22% des titres ont terminé dans le vert au sein de l'indice CAC Mid 60. Et au sein du CAC Small, seulement 10% ont affiché une performance positive sur l'année.  A l'instar des grandes capitalisations, «le secteur le plus pénalisé est sans surprise celui des équipementiers automobiles suite aux tensions commerciales mondiales et l'impact de la nouvelle norme WLTP», précise CPR AM.  Et pourtant, malgré la recrudescence des avertissements sur résultats, « la croissance des bénéfices médians sur le CAC mid 60 reste malgré tout légèrement au-dessus de 10%, lorsque la croissance des bénéfices du MSCI EMU sont à 8,5% » 

La prime de valorisation partie en fumée 

Pour Eric Labbé, «l'euphorie qu'a connue l'univers des mid et small caps ces dernières années a été effacée. Les multiples de valorisations sont à nouveau en ligne avec les niveaux historiques, tandis que les PE reviennent sous les moyennes de long terme». Pour autant, «la chute violente de leur cours de bourse sur fonds d'article de conjoncture particulièrement négatifs ne cadrent pas avec leurs carnets de commandes qui restent sur des niveaux satisfaisants. Le doute sera d'autant plus grand que les effets de base par rapport aux résultats du quatrième trimestre 2017 seront importants».

Quelles perspectives pour 2019 ? 

Après cette correction, la tentation est donc grande de revenir sur ce segment de la cote. Mais faut-il pour autant se presser ? Pas sûr. CPR AM préconise de rester à l'écart de l'univers des small et mid caps avant la fin des publications des résultats 2018.  De plus, «un retour à la moyenne des valorisations laisse entrevoir des points d'entrée intéressants mais qui peuvent être anéantis par des considérations extérieures aux business models des entreprises», explique le gérant. 

«Les révisions de bénéfices pour la classe d'actifs 'midcap France' sont encore trop hautes et le repricing du risque de liquidité n'est peut-être pas encore terminé. De ce fait nous ne prendrons pas le risque de revenir avant les publications de résultats», conclut-il.  La saison des publications sera donc l'occasion de vérifier si les résultats sont au rendez-vous et de prendre la température du marché avec les perspectives. Si celles-ci s'avèrent rassurantes, alors les cours actuels pourraient représenter autant de points d'entrée intéressants sur plusieurs dossiers. Réponse dans quelques semaines. 

>> Pour aller plus loin, découvrez la short list de Portzamparc pour le premier semestre 2019

Fl (redaction@boursorama.fr)

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