4 septembre (Reuters) - Nike NKE.N perd plus de 2% dans les premiers échanges mardi à Wall Street après des appels au boycott de la marque en réaction à une publicité mettant en scène le joueur de football américain Colin Kaepernick, qui s'était agenouillé pendant l'hymne national en 2016 pour dénoncer les violences policières contre les Noirs. L'action, composante de l'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs américaines, cède 2,51% à 80,14 dollars dans les premiers échanges, la plus forte baisse du Dow .DJI , alors en repli de 0,53%. L'équipementier sportif a dévoilé lundi sa nouvelle campagne publicitaire marquant le 30e anniversaire de son slogan "Just Do It" avec, parmi les personnalités représentées, l'ancien "quarterback" des 49ers San Francisco, qui n'a plus trouvé de club après avoir été le premier joueur du championnat professionnel de football américain (NFL) à avoir posé un genou à terre pendant l'hymne américain pour protester contre le racisme. La photo en noir et blanc de Colin Kaepernick est accompagnée du message "Croyez dans quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier". Le hashtag #NikeBoycott était parmi les plus utilisés sur Twitter mardi matin aux Etats-Unis et certains utilisateurs se sont filmés en train de brûler ou de déchirer leurs chaussures ou leur maillot Nike. "Colin est équipé par Nike depuis 2011", a déclaré lundi une porte-parole du fabricant d'articles de sport. "Il n'est qu'un parmi beaucoup d'autres visages que nous mettons en avant pour le 30e anniversaire de Just Do It." Des athlètes comme LeBron James et Kevin Durant à Colin Kaepernick ont affiché leur soutien en postant des images de la publicité sur leurs profils Instagram. Pour Neil Saunders, analyste financier chez GlobalData Retail, la campagne risque de nuire à Nike dans l'Amérique profonde, où le groupe subit la concurrence d'Adidas ADSGn.DE sur le marché des chaussures de sport. "Sur sa côte ouest natale, la position (de Nike) sera probablement bien perçue; ce sera moins le cas ailleurs", dit-il. D'autres relativisent toutefois le risque commercial couru par la marque. "Le vieux mâle blanc en colère n'est pas dans le coeur de cible de Nike", note Matt Powell, analyste à la firme de recherche NPD Group. A sa clôture de lundi, et malgré quatre séances consécutives de repli, l'action Nike affichait une progression de 31,4% depuis le début de l'année, surperformant l'indice sectoriel S&P 500 des dépenses non essentielles .SPLRCD (+18,3%) et le Dow Jones .DJI (+5%). (Uday Sampath Kumar, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)
Nike baisse à Wall Street après une publicité polémique
information fournie par Reuters 04/09/2018 à 15:44
| 143,7500 EUR | XETRA | -5,71% | |
| 49 108,20 Pts | Index Ex | -0,56% | |
| 64,940 USD | NYSE | -0,80% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
Des négociateurs russes, ukrainiens et américains ont discuté vendredi à Abou Dhabi, pour la première fois sous ce format, des conditions pour mettre fin à quatre années de guerre en Ukraine, alors que Moscou continue d'exiger de Kiev un retrait de ses forces du ... Lire la suite
-
Dans la difficulté et face à un Auxerre valeureux, le Paris Saint-Germain s'est imposé sur la plus courte des marges lors de la dix-neuvième journée de Ligue 1. Le seul but de la partie a été inscrit par Bradley Barcola, servi par d'Ousmane Dembélé à la 80e minute. ... Lire la suite
-
Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a décidé vendredi d'approfondir son examen de la situation en Iran à la suite de la répression "sans précédent" du mouvement de contestation, qui a fait des milliers de morts. Les 47 membres de cet organisme se ... Lire la suite
-
Des Européens figurent parmi les détenus de haut rang de l'organisation Etat islamique (EI) que les Etats-Unis ont transférés de Syrie vers l'Irak voisin, qui a réclamé vendredi leur rapatriement dans leurs pays d'origine. Sous la pression militaire de l'armée ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer