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Bourse : «2018 sera l'année de tous les dangers»

Boursorama31/08/2017 à 09:30

Jean-Pascal Rolandez, gérant chez The LT Funds. (crédit : DR)

Alors que les indices européens se replient depuis trois mois, faut-il craindre une poursuite de la correction au second semestre ou au contraire espérer une amélioration de la tendance boursière ? Quels titres privilégier et pourquoi ? Les réponses de Jean-Pascal Rolandez, gérant du fonds Ulysses LT Funds European General chez The LT Funds à Genève.

Boursorama : Au début de l’année, les prévisions économiques et boursières étaient majoritairement optimistes sur la zone euro, moins sur les Etats-Unis. Or depuis trois mois, si les signaux macroéconomiques restent bons, les places financières européennes ont marqué le pas alors que les indices américains continuent à grimper. Comment expliquer ce décalage ?
Jean-Pascal Rolandez : C’est la hausse de l’euro qui est venue casser la dynamique de la zone euro suscitée notamment par de meilleurs indicateurs macroéconomiques et la levée des incertitudes politiques avec, notamment en France, la victoire d’Emmanuel Macron. Une bonne partie de la cote française est très internationale et très exposée au billet vert de manière directe ou indirecte. Il y a eu également un contre-effet Brexit avec la baisse de la livre sterling par rapport à la devise européenne alors que, là aussi, beaucoup de groupes européens sont présents sur le marché britannique.

Boursorama : Beaucoup d’observateurs s’inquiètent de l’évolution des marchés sur les mois à venir, partagez-vous leurs préoccupations ?
Jean-Pascal Rolandez : Pour le moment, si je devais faire une métaphore, je dirais que nous sommes à 130 km/h en ligne droite sur l’autoroute et que, à part quelques vents contraires, tout va bien. Le mouvement de baisse est plus un reflet boursier que réel de l’économie. Si l’on enlève l’effet devises, on s’aperçoit que les résultats sous-jacents actuels et à venir des entreprises sont encore très bons. De son côté, l’économie américaine se tient encore bien même si le cycle historiquement long qu’elle connaît est de plus en plus mûr. Elle vit une sorte d’été indien qui, comme tous les étés indiens, va se terminer par une tempête…

Boursorama : A quel horizon voyez-vous poindre cette tempête ?
Jean-Pascal Rolandez :
Je pense qu’il y a encore une dizaine de pourcents de hausse à prendre sur les marchés d’ici le printemps 2018. Profitons-en car pour moi, l’année prochaine sera celle de tous les dangers.

Boursorama : Que faut-il donc tant redouter ? Une récession de l’économie américaine ?
Jean-Pascal Rolandez : Je le pense. Je suis dans ce métier depuis de nombreuses années et je n’ai jamais vu un cycle aussi long sur l’économie américaine. Il a débuté en 2009 et se poursuit encore aujourd’hui alors que, historiquement, ce sont plutôt des périodes de cinq à six ans. Mais désormais, l’économie américaine donne chaque jour des signes d’essoufflement et je n’ai jamais vu un cycle américain se terminer sans récession. Prenez par exemple l’indicateur avant-coureur du marché automobile. Après des années de forte progression, on a assisté à une stagnation des ventes l’année dernière puis à une baisse des ventes et à un repli du prix des véhicules d’occasion. Même chose pour l’immobilier. Le marché a bien récupéré avec des ventes dynamiques comme sur la côte Ouest ou New York. Et puis il y a deux ans, les condos de superluxe ont commencé à moins bien se vendre, puis les appartements de luxe et on assiste désormais à un tassement de ce marché. Dans le même temps, on attend toujours l’effet Trump grâce à des baisses d’impôts et un plan de relance avec des dépenses d’investissement dans les infrastructures mais ça ne se produit pas parce que le président et son administration sont occupés à autre chose…

Boursorama : S’il y a une correction boursière voire un krach qui se déclenche au cours du second semestre 2018, l’Europe a-t-elle les moyens d’y échapper ?
Jean-Pascal Rolandez : La zone euro a sa propre dynamique de croissance. Elle est certes de plus faible amplitude que celle des Etats-Unis alors qu’on table sur +2% cette année mais elle est en retard par rapport au cycle américain et peut donc continuer à progresser. La Bourse, en revanche, sera elle obligatoirement affectée par un repli des marchés américains.

Boursorama : Comment se préparer à cette éventualité ? Quels conseils pouvez-vous donner aux investisseurs ? 
Jean-Pascal Rolandez :
Il y a un proverbe américain qui dit «C’est en été qu’il faut réparer son toit». Aujourd’hui, investisseurs de long terme, nous investissons plutôt sur des valeurs défensives comme Air Liquide ou Carlsberg. Mais les investisseurs de court terme peuvent encore profiter des mois à venir, on peut même s’attendre à un beau rally de fin d’année. Ils faut notamment privilégier les valeurs européennes exposées à la demande domestique (et donc moins soumises au risque de change) comme les valeurs de la banque et de l’assurance, d’autant que les valeurs bancaires restent sous-évaluées. On peut aussi investir sur les valeurs de l’immobilier côté et notamment les foncières. Dans le secteur, nous apprécions particulièrement Icade. 

Boursorama : Si vous deviez retenir trois valeurs françaises, lesquelles choisiriez-vous ?
Jean-Pascal Rolandez :
Notre approche est celle d’investisseur de long terme avec un horizon d’au moins cinq ans. Parmi les grandes valeurs, comme je vous le dis, nous sommes séduits par les qualités robustes d’Air Liquide. Sur les Mid-Caps, notre choix se porte sur Synergie. Le groupe illustre parfaitement notre stratégie de long terme. Il est peu exposé au variations de change alors qu’il est surtout présent au sein de la zone euro. Le travail temporaire est encore sous-développé en Europe et nous pensons qu’il va poursuivre sa croissance dans les années à venir. La société est très bien positionnée, son business model est bon et elle dégage des chiffres de croissance de 10% hors effet de cycle. De plus, elle reste décotée de 20% par rapport à son secteur. Enfin, en petite capitalisation, on peut citer Bastide Le Confort Médical. Etrangement, le spécialiste des prestations de soins à domicile est très peu détenu alors qu’il bénéficie à plein du vieillissement de la population en amont de Korian ou d’Orpea. Aujourd’hui, les personnes âgées essaient de rester autonomes chez elles le plus longtemps possible. Bastide répond parfaitement à ce besoin avec son service de petite médicalisation. C’est une société dynamique qui affiche une croissance interne solide et qui procède également à de petites acquisitions. Par ailleurs, elle occupe tous les segments de son métier entre le soin à domicile, la fourniture d’équipements aux maisons de retraite ou leur vente dans ses magasins en propre. Bien sûr, le secteur de la dépendance aussi est intéressant mais nous estimons aujourd’hui qu’une valeur comme Orpéa est trop chère pour nous qui recherchons la croissance à prix raisonnable.

Propos recueillis par Laurent Grassin (redaction@boursorama.fr)

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