Aller au contenu principal
Fermer

Belles hausses en Europe avec un mince espoir d'une issue diplomatique au Moyen-Orient
information fournie par Zonebourse 25/03/2026 à 17:55

La Bourse de Paris a passé l'intégralité de la séance en territoire positif, et s'est offert un beau rebond de 1,33%, à 7 846,55 points. Avec cette hausse, le CAC 40 a enchaîné une troisième progression consécutive, une performance inédite depuis la toute fin du mois de février, juste avant le début des hostilités au Moyen-Orient.

Si les autres places européennes n'ont pas connu la même petite série haussière que Paris, elles ont affiché de beaux gains à la clôture de la journée de mercredi. Le DAX 40 à Francfort s'est adjugé 1,34%, le FTSE 100 à Londres a gagné 1,26%, ou encore Milan qui a augmenté de 1,46%.
Aux Etats-Unis, les indices new-yorkais ne sont pas en reste, le Dow Jones, le Nasdaq Composite et le S&P 500 affichent des gains compris entre 0,60 et 0,85%.

Discours discordants selon les belligérants

La hausse des marchés financiers est essentiellement due à l'espoir de voir le conflit au Moyen-Orient reculer en intensité, voire s'arrêter. Toutefois, il est compliqué d'y voir clair tant les déclarations contradictoires se multiplient. Pendant que les frappes aériennes se poursuivent de part et d'autre, Téhéran affirme n'avoir eu aucune discussion avec Washington afin de mettre un terme à la guerre. De son côté, l'AFP indique qu'un plan en 15 points, contenant les propositions des Etats-Unis à l'Iran, a été transmis à la République islamique par l'intermédiaire de négociateurs pakistanais.

Dans un autre registre, l'Iran aurait desserré son étreinte sur le détroit d'Ormuz et aurait indiqué à l'Organisation maritime internationale que tous les navires "non hostiles" étaient libres d'emprunter ce passage. Reste à savoir ce qu'est la définition de "non hostiles". S'agit-il de bâtiments d'alliés de la République islamique ou de bateaux non militaires ?

Toutefois pour Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM : "il faut être très prudent concernant le rebond boursier qui est lié à un espoir de paix qui peut disparaître aussi rapidement qu'il n'est apparu. Il ne faut pas non plus négliger les aspects techniques qui expliquent la hausse, notamment les rachats de short. Par conséquent, la prudence reste de mise".

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse après leur légère décrue, avec un WTI à New York qui gagne 1,32%, à 90,05 dollars, et le Brent à Londres s'apprécie de 1,90%, à 101,36 dollars.

Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,38%) et se négocie contre 1,1570 dollar.

L'indice Ifo allemand comme seule statistique d'importance

Au chapitre macro-économique, les investisseurs ont eu quelques données à surveiller, notamment une en Allemagne. L'indice Ifo du climat des affaires de mars a reculé de 88,4 à 86,4 points, là où les analystes redoutaient un repli plus important. Toutefois, à 86,4 points, cet indicateur est à son plus bas niveau depuis février 2025. Dans ses commentaires, l'Ifo indique que "la guerre en Iran met fin, pour l'instant, aux espoirs de reprise".

Du côté des sociétés

En France, le titre Nanobitix ( 4,53%) a été porté par des rumeurs d'un intérêt de Johnson & Johnson selon des informations de La Lettre, malgré un démenti publié dans l'après-midi par la société de biotechnologie. Les deux entreprises sont liées depuis 2023 par un accord de licence mondiale, de co-développement et de commercialisation. Cet accord a, en outre, été amendé en mars 2025, afin de permettre à la société française d'alléger ses besoins en financement.

Au sein du CAC 40, dans un marché en hausse, les défensives ont été logiquement délaissées à l'image de Danone (-0,85%).

Ailleurs en Europe, Reckitt a cédé 0,55% à Londres, pénalisé par une note de Deutsche Bank, qui a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices sur le groupe de produits d'entretien ménager.

Asos s'est offert un bond de 15,57% à Londres après un point d'activité montrant que le groupe britannique de prêt-à-porter en ligne continue d'accorder la priorité à sa rentabilité plutôt qu'à la croissance, une approche toujours accueillie aussi favorablement par les investisseurs.

Toujours à Londres, l'action du groupe de services financiers Prudential a progressé de 2,35% grâce à UBS qui a réaffirmé sa recommandation à l'achat, en relevant sa cible de cours de 1 400 à 1 470 pence.

A Francfort, BASF a également été soutenu ( 2,27%) par l'avis d'un analyste. Citigroup a revu à la hausse sa prévision d'Ebitda 2026 pour le chimiste allemand. L'avis de la banque américaine est à l'achat, avec un objectif de cours de 55 euros, contre 54 auparavant.

A Madrid, Grifols, le spécialiste de produits thérapeutiques et de dispositifs médicaux, n'a gagné que 0,86% après avoir bondi de plus de 7% à l'ouverture. Le groupe a annoncé son intention d'introduire en bourse sa division biopharmaceutique américaine.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...