Aller au contenu principal
Fermer

BCE : un message fort en attendant de nouvelles mesures
information fournie par TRIBUNE LIBRE 26/10/2020 à 18:40
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

Christine Lagarde, président de la BCE. (Crédit photo : BCE)

Christine Lagarde, président de la BCE. (Crédit photo : BCE)

Commentaires de Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income d'Allianz Global Investors, en amont de la réunion de la BCE du 29 octobre


•    La Banque centrale européenne ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures de politique monétaire lors de sa réunion du 29 octobre.
•    Face à la détérioration des perspectives économiques et la faiblesse de l'inflation dans un contexte d'aggravation de la crise sanitaire, Christine Lagarde devrait toutefois affirmer fortement sa volonté de prendre des dispositions supplémentaires de soutien monétaire à la fin de l'année.
•    Un message fort en ce sens devrait être favorable à la réduction des spreads de la périphérie.

Le ton de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 29 octobre devrait être résolument pessimiste. La BCE devrait souligner la dégradation des perspectives macro-économiques du fait des nouvelles restrictions liées à l'aggravation de la crise sanitaire, et ses inquiétudes face à un possible double-creux (double dip) pour la croissance.

De fait, le PMI composite, qui combine l'activité des services et celle du secteur manufacturier, s'affiche à 49,4 en octobre, soit sous le seuil des 50 séparant la contraction de la croissance, après avoir atteint 50,4 en septembre. La Banque centrale devrait également réitérer ses inquiétudes vis-à-vis de la trajectoire d'inflation, déjà exprimées dans les Minutes du meeting de septembre. Celle-ci reste très éloignée de sa cible, avec un Consumer Price Index (CPI) à -0.3% sur un an et un core CPI à +0.2% en septembre, et devrait le rester en 2021 voire 2022. Un contexte favorable à une amplification du soutien monétaire.

Nous n'anticipons toutefois pas de nouvelles mesures dès le 29 octobre. A cela, trois arguments :
•    La réunion de décembre sera l'occasion pour la BCE de mettre à jour ses projections macro-économiques, un moment plus propice à des annonces.
•    Elle aura davantage de recul face aux risques politiques prégnants ces dernières semaines, tels que le Brexit et les élections américaines, ainsi que sur l'évolution de la pandémie.
•    Enfin, le Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) conserve encore sa puissance de feu, et il n'y a donc pas d'urgence à agir.

Toutefois, en termes de forward guidance, nous attendons un message fort de la part de Christine Lagarde concernant sa volonté de mettre en œuvre des mesures supplémentaires de soutien à la fin de l'année. Celles-ci devraient inclure une extension du PEPP de juin à décembre 2021 et un accroissement de son programme d'achats afin de répondre aux émissions souveraines records attendues en 2021, ainsi que de nouvelles conditions favorables pour les T-LTROs.

Il est probable que l'extension du PEPP provoque des débats internes au conseil des gouverneurs de la BCE. De fait, l'ancien clivage entre colombes et faucons a refait surface. Christine Lagarde, qui privilégie la recherche du consensus, aura fort à faire pour trancher un débat, déjà ancien, sur le risque de voir qualifier une politique d'achat d'emprunts d'Etats encore plus agressive comme un financement monétaire des déficits publics, prohibé par les traités.

Les marchés, qui anticipent très légèrement une baisse des taux, pourraient être déçus. Mais un message fort sur les dispositions à venir devrait être favorable à une réduction des spreads de la périphérie.

5 commentaires

  • 26 octobre 19:28

    La BCE a usé et pas encore abusé de son pouvoir : les eurobond sont en quelque sorte un hélicoptère monnaie en faveur des états . Autrement de l'argent qui restera dans les comptes de la bce et qui ne sera jamais remboursé Toitures les banques centrales font ça ..la création monnaitaire s'annule d'une certaine façon


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 17.08.2026 19:11 

    La Bourse de Paris continue de s'éloigner de ses récents records avec une nouvelle journée de baisse lundi sur fond de tensions au Moyen-Orient et de taux en hausse. Au total, l'indice du CAC 40 a perdu 57,20 points (-0,66%) à 8.579,60 points). C'est la cinquième ... Lire la suite

  • Les cours de l'indice boursier français CAC 40 et les informations sur les cours des actions des entreprises s'affichent sur des écrans suspendus au-dessus de la Bourse de Paris, gérée par Euronext NV, dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris.
    information fournie par Reuters 17.08.2026 18:09 

    par Diana Mandia Les Bourses européennes ont terminé en légère baisse lundi, les investisseurs prenant quelque peu leurs distances ‌face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et dans l'attente d'une série de données prévues au cours de la semaine. À Paris, ... Lire la suite

  • La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 17.08.2026 17:54 

    Les Bourses européennes ont terminé en repli lundi, au terme d'une séance avec de faibles volumes d'échanges, et sur fond de remontée des taux d'intérêt sur le marché obligataire. Paris a reculé (-0,66%) malgré la bonne journée de STMicroelectronics (semi-conducteurs, ... Lire la suite

  • Raytheon (Crédit:  / Raytheon)
    information fournie par Zonebourse 17.08.2026 16:07 

    RTX Corporation bouge peu à Wall Street ( 0,53%, à 224,16 dollars), malgré un contrat historique remporté par sa filiale Raytheon en vue d'accélérer la production de missiles de croisière Tomahawk destinés à l'US Navy. Le montant du contrat s'élève à 22,9 milliards ... Lire la suite

Mes listes

valeur

dernier

var.

0,095 +24,18%
0,017 +34,92%
8 579,6 -0,66%
0,721 -7,56%
90,58 +4,11%
Chargement...