Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
  1. Aide
    1. Espace Client

BCE : pas un tapering, une recalibration
information fournie par TRIBUNE LIBRE09/09/2021 à 17:04

Christine Lagarde a annoncé une révision à la hausse de l'indice d'inflation CPI à 1.7% contre 1.5% pour 2022 et de 1.5% contre 1.4% pour 2023. (Crédit photo : BCE)

Christine Lagarde a annoncé une révision à la hausse de l'indice d'inflation CPI à 1.7% contre 1.5% pour 2022 et de 1.5% contre 1.4% pour 2023. (Crédit photo : BCE)

Commentaire de Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez CANDRIAM 


Après la FED et son annonce d'un potentiel ralentissement de son programme d'achat « le fameux Tapering », la Banque centrale européenne était attendue aujourd'hui pour sa rentrée monétaire. Comme prévu, le conseil des gouverneurs a annoncé le ralentissement du rythme d'achat de son programme d'achat PEPP suite à une amélioration des conditions financières. Christine Lagarde prépare ainsi le marché à la fin de ce programme d'achat exceptionnel mis en place au début de la crise sanitaire. On peut raisonnablement s'attendre à ce qu' elle annonce en fin d'année la fin de ce programme pour mars 2022. Dans cet exercice de communication délicat, le choix des mots était important et en parlant de re-calibration plutôt que de tapering, elle a souligné que la banque centrale serait toujours présente en 2022 afin d'éviter le resserrement des conditions financière en utilisant notamment son autre programme d'achat l'APP.

Le deuxième objectif de la réunion monétaire était de présenter les perspectives économiques pour 2022 et 2023. Logiquement, madame Lagarde a annoncé une révision à la hausse de l'indice d'inflation CPI à 1.7% contre 1.5% pour 2022 et de 1.5% contre 1.4% pour 2023. Ainsi la banque centrale prend acte de la plus forte inflation en 2021 mais la qualifie de temporaire puisqu'elle devrait retourner sous les 2% l'année prochaine.

Comme ses homologues, la BCE entre donc dans une nouvelle phase de politique monétaire – une phase qui en 2013 avait conduit le marché dans une panique obligataire mais qui aujourd'hui semble avoir très peu d'effet. À ce jeu de « re-calibration » la hausse des taux longs devrait donc rester limitée… sauf si. Sauf si l'inflation n'est pas si temporaire et que finalement elle doive ré ajustée à la hausse ses anticipations d'inflation. Mais aujourd'hui après cette réunion le marché semble bien adhérer au discours monétaire ambiant.

2 commentaires

  • 09 septembre17:18

    et hop le CAC à 8000


Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.