Après avoir bien progressé ces derniers jours, les grands indices européens se sont montrés nettement plus prudents. En cause : une certaine torpeur estivale comme chaque année à la même époque ? Une prudence liée à l'absence d'évolution au Moyen-Orient ou aux récents records touchés un peu partout ? La bonne réponse est probablement un mix d'un peu tout ça...
A Paris, le CAC 40 a fini sur une légère hausse de 0,13%, à 8 726,03 points, et a réussi à enchaîner une huitième progression consécutive, série inédite depuis la fin janvier 2025. Au niveau des records, le principal indice boursier français, qui s'était permis de battre chaque jour de la semaine dernière un nouveau plus haut historique en séance et en clôture, s'est contenté d'un record en clôture à 8 726,03 points.
Sur les autres places européennes, la prudence a également dominé avec un gain de 0,14% pour le DAX 40 à Francfort, alors que le FTSE 100 à Londres et la Bourse de Milan ont respectivement perdu 0,29 et 0,11%.
La trajectoire de la Fed aux Etats-Unis
Vendredi dernier, la tendance a été portée un peu partout dans le monde par la déception causée par le dernier rapport mensuel sur l'emploi américain. Ce dernier a révélé la destruction de 23 000 postes en juillet dans le secteur privé, alors que le consensus tablait sur 85 000 créations. Pour ne rien arranger, les données du mois de juin ont été révisées à la baisse de 57 000 créations à seulement 23 000.
Avec cette contre-performance, l'hypothèse de voir la banque centrale des Etats-Unis relever ses taux a pris un peu de plomb dans l'aile.
Selon le FedWatch Tool de CME Group, cette probabilité est passée de 67,2% la semaine dernière, à 43,9% ce matin.
Les intervenants seront toutefois particulièrement attentifs à la publication des chiffres de l'inflation américaine du mois de juillet, programmée ce mercredi à 14h30.
Le conflit au Moyen-Orient
La semaine dernière, les indices ont profité d'un net reflux des cours de l'or noir, lié aux promesses d'une réouverture du détroit d'Ormuz "bientôt", sauf que rien n'a changé pour l'instant. Par conséquent, le prix du baril est remonté et au moment de la clôture en Europe, le WTI à New York progressait de 3,04%, à 81,13 dollars, et le Brent de la mer du Nord avançait de 2,89%, à 86,78 USD.
Au même moment, sur le marché des devises, l'euro était en très légère baisse (-0,05%) face au billet vert, et se négociait contre 1,1549 dollar.
Dans l'actualité des valeurs
Si les publications d'entreprises commencent à se tarir, quelques valeurs se sont distinguées.
En baisse, Alstom a trébuché de 2,16%, victime de la décision de plusieurs analystes de réduire leur cible de cours sur le titre.
Au sein du CAC 40, TotalEnergies s'est distingué avec un gain de 1,96%, soutenu par la hausse des cours du pétrole. En revanche, Orange a reculé de 2,01%, après deux hausses consécutives.
En dehors du principal indice français, Innate Pharma a flambé de 21,49%. La société de biotechnologie a signé un partenariat stratégique avec Swedish Orphan Biovitrum AB (Sobi) pour 75 millions de dollars, ce qui lui permet de sécuriser ses financements jusqu'au 3e trimestre 2027, contre jusqu'au 3e trimestre 2026 auparavant.
A l'inverse, dans le même secteur, AB Science a chuté de 25,40%, après avoir annoncé le succès d'une augmentation de capital, par placement privé, d'un montant brut de 14,2 millions d'euros.
En Europe, WPP a subi de logiques prises de bénéfices (-5,91%), après avoir enchaîné cinq hausses consécutives pour un gain de 37,73%.
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