(AOF) - Atos a prolongé le délai pour la sélection d'une proposition de restructuration financière jusqu’au début de la semaine du 10 juin 2024. Après une chute de près de 45% en 4 séances, l’action du groupe informatique en difficulté s’offre un rebond de 11,10% à 1,211 euro. Lundi, le groupe avait rappelé une nouvelle fois que la mise en oeuvre de ces propositions « entraînera dans tous les cas de figure une dilution massive des actionnaires actuels d'Atos SE ". Invest Securities affiche ainsi un objectif de cours de 0,01 euro.
Le groupe informatique en difficulté a reçu deux propositions, une première de la part d'EPEI (Daniel Kretinsky) en partenariat avec Attestor Limited et une seconde d'un consortium composé de Onepoint, Butler Industries et Econocom, associé à un groupe comprenant certains créanciers de la société. La société " confirme être actuellement en discussion " avec ces deux parties " afin d'améliorer certains des termes de ces propositions ".
Selon Les Echos, Daniel Kretinsky aurait formulé une nouvelle offre à quelques heures du conseil d'administration d'Atos mercredi soir. Il aurait promis aux créanciers de leur donner jusqu'à 20% d'Atos. " L'objectif est d'attirer les hedge funds qui ont racheté de la dette avec une décote ces derniers mois et qui en général réalisent leur plus-value finale en la convertissant en du capital, puis en revendant leurs titres ", explique le quotidien.
La conciliatrice a également requis un délai supplémentaire afin de maximiser le soutien des créanciers financiers de la société en faveur de leur proposition privilégiée.
En dépit de ce délai, l'objectif de la société de parvenir à un accord final de restructuration financière d'ici juillet 2024 reste inchangé.
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En avant toute dans l'IA générative
Les entreprises du numérique ont déjà commencé à adapter leurs offres et leurs pratiques à cette évolution, qui mixe ChatGPT et système d'information. Les cas d'usage les plus développés portent sur les centres d'appels avec l'intervention des chatbots ou dans le marketing, pour générer du texte ou des images de façon automatique. Le potentiel est énorme et Accenture France ambitionne de réaliser 30% de son activité avec le créneau data & IA à horizon 2025. Leader mondial du marché, Accenture a annoncé 3 milliards de dollars d'investissement sur trois ans dans ce domaine, avec un doublement du nombre d'employés dédiés pour atteindre 80.000 (sur 738.000 au total). Quant au leader français du secteur, Capgemini, il vise un investissement de 2 milliards d'euros durant les trois prochaines années, et 60.000 collaborateurs spécialisés (sur 360.000 actuellement).
L'intelligence artificielle désormais régulée en Europe
Il a été tenté de trouver un équilibre entre la volonté de protéger les droits fondamentaux des citoyens et celle de ne pas brider le développement des start-up européennes. Les associations française et allemande des entreprises du numérique, Numeum et Bitkom, avaient d'ailleurs réclamé un règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act) favorable à l'innovation pour l'IA en Europe et sans règles trop contraignantes, notamment pour les IA génératives. L'approche européenne consiste à imposer des obligations pour les systèmes d'IA à haut risque, classés de faible à inacceptable. Pour la réglementation de l'IA générative (les systèmes de type ChatGPT), l'UE a établi des exigences plus fortes pour les modèles les plus puissants.
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