L'illustration montre une maquette de carte de crédit American Express
American Express a relevé vendredi son objectif de croissance du chiffre d'affaires annuel après avoir dépassé les attentes au deuxième trimestre, les clients fortunés continuant d'utiliser leurs cartes malgré une incertitude économique persistante.
Contrairement à de nombreux concurrents qui s’adressent à un éventail plus large d’emprunteurs, AmEx tire une grande partie de son activité des consommateurs à revenus élevés, qui sont généralement mieux placés pour résister aux pressions inflationnistes.
Le volume d’affaires facturé, qui mesure le total des dépenses effectuées avec les cartes du groupe américain, a progressé de 9% pour atteindre 455,8 milliards de dollars (400,35 milliards d'euros), après ajustement des effets de change.
Son chiffre d’affaires a augmenté de 10% pour s’établir à 19,6 milliards de dollars au cours du trimestre.
"Six mois après le début de l’année, nous constatons une dynamique plus forte que prévu. Les investissements que nous avons réalisés dans nos propositions de valeur ont stimulé une croissance accélérée des dépenses et du chiffre d’affaires", a déclaré le directeur général Stephen Squeri dans un communiqué.
La société table désormais sur une croissance de 10% de son chiffre d’affaires en 2026, ce qui correspond aux attentes de Wall Street, selon les estimations compilées par LSEG.
Les résultats d’AmEx offrent un premier aperçu des habitudes de consommation des clients fortunés, permettant aux investisseurs d’évaluer rapidement les dépenses discrétionnaires.
Le groupe a enregistré un bénéfice de 4,53 dollars par action pour le trimestre clos le 30 juin, contre 4,08 dollars par action un an plus tôt. Les analystes tablaient sur un bénéfice de 4,40 dollars par action.
La société new-yorkaise a constitué 1,1 milliard de dollars de provisions consolidées pour pertes sur créances au cours du trimestre, contre 1,4 milliard il y a un an.
La confiance des consommateurs américains s’est redressée après avoir atteint des niveaux historiquement bas en juin, bien que les ménages restent préoccupés par le coût élevé de la vie, selon les enquêtes de l’Université du Michigan.
(Rédigé par Rishab Shaju et Manya Saini à Bangalore; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)

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