(AOF) - Emeis indique avoir dépassé sa guidance 2025 avec un EBITDAR de 872 MEUR, en hausse de +19,2% à périmètre constant sur un an (contre une hausse comprise entre +15% et +18% attendue).
Le groupe de prise en charge de la dépendance (anciennement Orpéa) explique que sa "performance a été portée par l'ensemble des métiers et des géographies (notamment en France, en Allemagne et aux Pays-Bas)".
Son FCF ressort autour de +342 MEUR en 2025, contre -298 MEUR en 2024, dont un FCF récurrent également en forte amélioration, redevenu même positif au 2e semestre (+20 MEUR).
Le groupe affiche un chiffre d'affaires en hausse de +6,1% à périmètre constant (dont +3,3 points d'effet prix, +1,7 point d'effet occupation et +1 point lié aux établissements ouverts récemment).
Il pointe aussi une amélioration des taux d'occupation sur l'ensemble des métiers et des zones géographiques, en progression de +1,8 point en moyenne sur un an, à 87,6% (+2 points sur les maisons de retraite à 87,2% et +1 point sur les cliniques à 88,8%).
Emeis attend une poursuite de cette dynamique favorable dans les années à venir, avec en 2026 une croissance attendue de l'EBITDAR supérieure à +10% et une guidance moyen terme confirmée d'un taux de croissance annuel moyen de l'EBITDAR entre +12% et +16% sur la période 2024-2028.
AOF - EN SAVOIR PLUS
=/ Points-clés /=
- Numéro 1 européen de la prise en charge globale de la dépendance avec près de 93 500 lits et 1051 établissements, créé en 1989 ;
- Chiffre d’affaires de 5,6 Mds€, apporté à 65 % par les maisons de retraites (résidents de + 80 ans) et à 31 % par les cliniques (résidences services pour les + de 70 ans, cliniques médicales et psychiatriques) et le reste par les services et soins à domicile ;
- Revenus répartis entre la France pour 42 %, l’Europe du nord pour 29 % (dont Allemagne pour 17 %), l’Europe centrale pour 17 %, l’Europe du sud et l’Amérique latine (Brésil, Chili, Uruguay) pour 8 % ;
- Modèle de création de valeur fondé sur la sélectivité à l’international, la diminution de la détention des actifs immobiliers, le redressement de la situation financière et l’amélioration des conditions de travail débouchant sur une meilleure prise en compte des besoins des résidents ou malades ;
- Capital contrôlé à 50,4 % par 4 actionnaires agissant de concert : la Caisse des dépôts (22,48 %), la MAIF (14,87 %), la MACSF (7,43 %) et et CNP Assurances (5,58 %), Guillaume Pepy présidant le conseil de 13 administrateurs et Laurent Guillot étant directeur général.
=/ Enjeux /=
- Agilité du modèle d’affaires menée par un comité exécutif reconstruit :
- recentrage sur France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse, Irlande, Espagne et Autriche,
- baisse des coûts : mise en place de synergies entre métiers, unification de l’infrastructure d’information et repli des investissements dans l’immobilier,
- poursuite de la restructuration financière via cessions immobilières et opérationnelles (1 5 Md€ entre mi- 2022 et fin 2025) : 2 Mds€ supplémentaires attendus, dont 1 Md€ en cours de négociation ;
- optimisation du portefeuille immobilier, de 6,2 Mds€, par prises à bail et cessions,
- innovation axée sur la digitalisation et l’optimisation des soins ;
- Feuille de route environnementale « Green building » 2030 :
- recul de 16 %, vs 2019, d’ici 2025 et de 30 % d’ici 2030 de la consommation énergétique et, pour les émissions de carbone, de 17 % puis de 30 %,
- Après les restructurations financières (augmentation de capital et apport en fonds propres), bilan encore tendu : face à 5 Mds€ de capitaux propres, dette de 4,7 Mds€ donnant ratio LTV de 19,5 %, un autofinancement libre encore négatif.
=/ Défis /=
- Redressement opérationnel en France (taux d’occupation des maisons de retraite à 85,8 % d’où une contribution de 75 % au redressement de la marge), la France et l’Europe du nord étant les pays les plus profitables ;
- Stratégie immobilière de moyen terme, ralentie par les tensions du marché immobilier : repli de la détention des murs à 25 %, vs 46 % en 2022 et création d’une foncière dédiée avec une marge de promotion de 10 % ;
- Reprise de l’activité en France, affectée par le recul des hospitalisations dans les cliniques, et poursuite du dynamisme à l’international ;
- Après une hausse de 6,2 % du chiffre d’affaires à fin juin, objectifs 2025 confirmés : hausse de 9 % des revenus (5,23 Mds€ de revenus) et de 15 à 18 % du bénéfice d’exploitation et ratio LTV ramené à moins de 50 % :;
- Absence de dividende.

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer