Des pompes à balancier sur le champ pétrolier d'Inglewood à Los Angeles, en Californie, le 17 mars 2026 ( AFP / Patrick T. Fallon )
Voici les dernières évolutions économiques mondiales jeudi vers 15H10 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 20e jour:
Les hydrocarbures s'envolent
Le prix du pétrole continuent à progresser, sous le poids des frappes sur les infrastructures de production des hydrocarbures du Golfe, aggravant les craintes d'une crise économique après bientôt trois semaines de guerre.
rLe baril de Brent de la mer du Nord prenait 3,35% à 110,98 dollars, après avoir grimpé de plus de 10%. Son équivalent américain du WTI progressait de 1,14% à 97,42 dollars.
Le gaz européen s'est littéralement envolé jusqu'à décoller de 35%.
Mercredi soir, le Qatar a fait état d'une attaque iranienne sur Ras Laffan, son premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL), et de "dommages considérables". Deux raffineries au Koweït ont par ailleurs été ciblées jeudi matin par des drones, selon les autorités de l'émirat. Tout comme une raffinerie saoudienne dans la zone industrielle de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge.
La BCE sonne l'alerte mais maintient ses taux
La Banque centrale européenne BCE a averti jeudi que la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient risquent d'alimenter sur la durée l'inflation et de peser sur la croissance en zone euro, tout en maintenant ses taux inchangés.
Si la BCE a comme prévu maintenu inchangé son principal taux directeur d'emprunt à 2%, elle révise à la hausse sa prévision d'inflation (+2,6%, contre 1,9%) et à la baisse sa prévision de croissance (+0,9%).
Les Bourses font grise mine
Les Bourses mondiales reculent à nouveau lestées par l'envolée des prix de l'énergie et de prévisions pessimistes de la Banque centrale européenne (BCE).
Vers 15H10 GMT, Francfort enregistrait le plus fort recul (-2,34%), devant Londres (-2,40%) et Milan (-2,18%). Le CAC 40 réduisait ses pertes (-1,74%). Wall Street perdait également du terrain mais de manière plus modérée: le Dow Jones cédait 0,55%, le Nasdaq abandonnait 0,43% et le S&P 500 0,83%.
Les marchés estiment désormais que le conflit sera résolu "d'ici plusieurs mois" plutôt que "d'ici plusieurs semaines", a déclaré le directeur des gestions d'Amundi, Vincent Mortier, sur Bloomberg TV.
Les prix des métaux dévissent
L'or a perdu plus 6% et l'argent plus de 13%, plombés par la perspective que la flambée des prix de l'énergie ne retarde les baisses de taux des banques centrales, ce qui doperait le dollar et les obligations, valeurs refuges concurrentes des métaux précieux.
L'aluminium a dégringolé de plus de 8% sur la Bourse des métaux de Londres (LME), sa plus forte baisse en séance depuis 2018 d'après Bloomberg, tombant jusqu'à 3.115 dollars la tonne. Le cuivre, le nickel ou encore le zinc ont aussi fortement chuté jeudi, avant de se reprendre quelque peu.
Les Etats-Unis pourraient lever les sanctions sur le pétrole iranien stocké sur des navires
Le ministre des Finances américain Scott Bessent a déclaré jeudi que les Etats-Unis pourraient lever certaines sanctions sur le pétrole iranien, une nouvelle initiative visant à faire face à la flambée des prix de l'énergie due à la guerre au Moyen-Orient.
Interviewé sur la chaîne Fox Business, Scott Bessent a précisé que cette détente s'appliquerait uniquement au pétrole iranien déjà stocké en mer sur des navires.
La guerre au Moyen-Orient pèse sur les prévisions de l'OMC
L'OMC s'attend à un fort ralentissement du commerce mondial de marchandises cette année, avec un accroissement limité à 1,4% si les prix de l'énergie continuent de flamber en raison de la guerre au Moyen-Orient, contre 4,6% en 2025.
"La hausse durable des prix de l'énergie pourrait accroître les risques pesant sur le commerce mondial, avec des répercussions potentielles sur la sécurité alimentaire et des pressions sur les coûts pour les consommateurs et les entreprises", a averti jeudi la directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala.
Les voyageurs se tournent vers l'Europe, note le patron de Ryanair
La guerre au Moyen-Orient provoque un regain d'intérêt des voyageurs aériens pour l'Europe, ce qui dope l'activité de Ryanair au moins à court terme, a expliqué jeudi à l'AFP son patron Michael O'Leary.
"Ce qui est intéressant, c'est que la situation liée à l'Iran a dopé les déplacements [en Europe] pendant la période des vacances de Pâques (...) Pour moi, les gens qui voulaient auparavant soit aller au Moyen-Orient soit survoler la région pendant les vacances changent d'avis et reviennent au Portugal, en Espagne, dans le sud de la France, en Italie, en Grèce".

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