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Retour au sujet TOTALENERGIES

TOTALENERGIES : Le changement haffner Energy

15 juin 2026 08:22

Manifeste pour la souveraineté et la résilience technologique
Vers un écosystème national d’autonomie énergétique, sanitaire et agricole
Note stratégique indépendante — Juin 2026

📥 Télécharger le manifeste_de souveraineté_technologique (au format PDF)

I. Constat : L’érosion silencieuse de notre souveraineté
La France traverse une crise stratégique majeure, marquée par un fossé grandissant entre ses capacités d’innovation technologique et sa réalité industrielle. Sous couvert d’orthodoxie administrative et de gestion à courte vue, nous sacrifions nos fleurons industriels sur l’autel de la démagogie, de la bureaucratie et de l’incompétence en matière de technologie, de science et de finance. Le constat est indéniable : notre nation, historiquement pionnière dans l’ingénierie et l’énergie, perd sa maîtrise technologique. Ce déclin à tous les niveaux est ressenti inconsciemment par la population, qui exprime une frustration généralisée face à cette dégradation continue.

Pendant que nos PME de haute valeur, porteuses de ruptures majeures, sont soumises à une prédation financière acharnée, à des faillites évitables ou à l’exil forcé vers des terres plus accueillantes, nos brevets sont captés par des puissances étrangères. Ces nations, plus pragmatiques, ont compris l’urgence de s’approprier les technologies de demain tandis que nous les abandonnons en haut lieu par manque de vision stratégique.

L’échec des politiques écologiques absurdes et forcées
Le modèle énergétique que nous suivons actuellement est, à bien des égards, une impasse financière et écologique. Fondé sur une dépendance excessive aux réseaux centralisés et sur une confiance aveugle dans des technologies non écologiques comme l’électrolyse produite avec des énergies fossiles ou nucléaires, cet hydrogène se retrouve en compétition directe avec les usages indispensables de l’électricité (notamment pour l’électrification globale et les centres de données). Nous subissons de plein fouet l’incohérence d’une planification hors sol, déconnectée des réalités thermiques et géographiques de nos territoires.

II. La solution : La rupture technologique par la thermolyse de biomasse décentralisée
Face à cette impasse, il existe une alternative technologique française, mature et immédiatement déployable : la production décentralisée d’hydrogène vert, de gaz renouvelables et de carburants de synthèse à partir de la thermolyse de biomasse et de résidus organiques, couplée à une co-production de biochar.

Le piège thermodynamique global : L’illusion des énergies propres face à l’urgence du puits de carbone
L’erreur conceptuelle majeure des politiques énergétiques actuelles réside dans l’oubli des lois les plus élémentaires de la thermodynamique. Déployer massivement l’électrolyse reposant sur le nucléaire ou un hydrogène d’origine fossile mal compensé ne résout en rien la crise climatique si l’on continue à saturer l’atmosphère de vecteurs thermiques sans décarboner en parallèle. Toute production massive d’énergie, même étiquetée comme “propre”, génère structurellement une chaleur anthropique dissipée qui vient réchauffer l’enveloppe terrestre. Or, tant que le stock de CO₂ historique reste présent dans l’atmosphère, il agit comme une serre verrouillée, empêchant cette chaleur de s’évacuer vers l’espace. Vouloir consommer toujours plus d’énergie dans un système saturé en carbone sans créer de puits de carbone simultané est une aberration physique.

À cet égard, l’avènement imminent de l’intelligence artificielle générative et de la robotique lourde va agir comme un accélérateur exponentiel de ce phénomène. Ce “baby drill” technologique — l’usage frénétique, global et inconsidéré de la puissance de calcul et des flottes de machines — va créer un appel d’air énergétique sans précédent dans l’histoire humaine, menant la Terre vers une impasse écologique irréversible si l’infrastructure sous-jacente reste inchangée.

Dans ce contexte de tension absolue, la technologie de thermolyse décentralisée (portée notamment par l’architecture industrielle du module H6) s’impose comme la seule capable de résoudre cette double équation simultanément : elle génère une énergie propre, hautement compétitive (coût de production inférieur à 2 € / kg), tout en extrayant et en séquestrant définitivement le carbone sous forme de biochar solide. Elle ne se contente pas d’être neutre ; elle est négative en carbone.

Elle offre enfin une mission vertueuse à la révolution robotique : plutôt que de saturer les réseaux, les systèmes automatisés et les robots de demain doivent être mis au service de la dépollution active de la planète — notamment en collectant et en triant nos millions de tonnes de déchets plastiques et organiques pour alimenter ces modules de transformation.

Caractéristiques techniques fondamentales (Module standard H6)
ParamètreValeur standard spécifiée
Capacité nominale thermique2 MW à 5 MW par unité modulaire
Intrants (biomasse résiduelle / Déchets)1,0 à 1,2 tonne / heure (Selon l’humidité < 30%)
Production hydrogène vert H₂130 à 150 kg / heure (Pureté 99,97%)
Co-produit : Biochar solide250 à 300 kg / heure (Séquestration carbone stable)
Rendement énergétique global> 75% à 80% (Procédé endothermique optimisé)
Coût net de production estimé (H₂)< 2,00 € / kg (Valorisation des crédits carbone incluse)
III. Le plan boursier et financier : Protéger nos pépites
L’outil industriel national ne pourra pas survivre sans une refonte totale de ses mécanismes de protection financière. Il est inadmissible que les fleurons technologiques français soient livrés à la prédation boursière.

L’audit des valeurs stratégiques : Un bouclier face à la prédation financière
L’État doit lancer, sans délai, un recensement national des PME technologiques de rupture dont le savoir-faire est critique pour notre survie. Ces entreprises doivent être sanctuarisées, protégées de la prédation financière étrangère et accompagnées pour passer à l’échelle industrielle.

L’État doit impérativement mettre en place un bouclier financier — un Fonds anti-dilution de souveraineté — pour interdire le recours forcé à des structures prédatrices de financement alternatif (fonds spéculatifs abusant des lignes d’OCEANE ou de BSA) qui spolient et détruisent l’épargne des investisseurs français logée dans les PEA-PME. Ces mechanisms prédateurs organisent la vente à découvert systématique de nos pépites cotées ; ils diluent massivement le capital social par l’émission de millions, voire de milliards d’actions nouvelles, et provoquent l’assaut immédiat de Hedge Funds en position short dès la signature des contrats. Ces pratiques rendent toute gouvernance stable impossible, pulvérisent la valorisation boursière et bloquent définitivement l’accès au crédit bancaire traditionnel, offrant ainsi notre propriété intellectuelle aux puissances étrangères sur un plateau.

IV. Appel à l’action : Reprendre le contrôle
Le sursaut industriel exige des décisions immédiates et pragmatiques pour briser le verrou de l’immobilisme.

L’instauration d’un « Fast-Track réglementaire » pour les projets de souveraineté : L’orthodoxie administrative française et la complexité des instructions d’urbanisme ou des procédures ICPE constituent aujourd’hui des goulots d’étranglement qui tuent l’innovation dans l’œuf, imposant des délais de 18 à 24 mois avant la moindre mise en service. Face à l’urgence budgétaire et économique, l’État doit instaurer un mécanisme de « Fast-Track » réglementaire, accordant un droit à l’expérimentation immédiate et des autorisations d’exploitation provisoires en moins de 3 mois pour toute installation modulaire décentralisée couplée à une infrastructure critique (hôpitaux, bases logistiques, coopératives agricoles).
Garantie publique des risques d’industrialisation : Si une technologie est vitale pour la nation, le risque financier est, par nature, un risque national que l’État se doit de couvrir. Le financement ne doit plus être une simple opération comptable déléguée, mais un investissement stratégique.
Priorisation absolue de la commande publique : Systématisation du déploiement de ces unités de thermolyse décentralisées dans toutes les infrastructures critiques du pays. En devenant le premier client de ses propres innovations, la France créera l’effet d’entraînement nécessaire pour conquérir les marchés mondiaux.
Conclusion : Le choix de l’histoire
La technologie de la thermolyse sèche décentralisée ne propose pas une simple alternative, elle pose les bases d’une résilience civilisationnelle. Fuir une Terre devenue inhabitable pour aller vivre dans l’espace ne peut et ne doit pas être la seule ambition de l’humanité. Notre devoir est de réparer notre monde avec le génie de notre ingénierie.

L’avenir de la France et du monde sera autonome, robotisé, décarboné et souverain, ou il ne sera pas. Nous avons les machines pour dépolluer, le procédé pour transmuter le déchet en énergie pure, et le mécanisme pour refroidir l’atmosphère par la séquestration du carbone. Il est temps de cesser de laisser mourir nos technologies révolutionnaires, de les abandonner à la bureaucratie ou de les livrer en pâture à la prédation financière. La France possède les ressources pour mener cette renaissance ; il ne manque plus que la volonté politique de reprendre le contrôle de notre destin industriel et de passer à l’action.

EJS — Note stratégique indépendante

⚠️ Avertissement / Disclaimer
Cette note stratégique est une contribution indépendante au débat public sur la souveraineté industrielle et énergétique. L’auteur exprime des opinions personnelles fondées sur des données publiques et n’agit en aucun cas pour le compte des entreprises citées. Étant lui-même actionnaire à titre individuel et de long terme, ce texte est partagé dans un esprit de transparence, à des fins exclusivement informatives et d’analyse macroéconomique. Il ne constitue en aucun cas un conseil en investissement, une incitation à l’achat ou une recommandation d’ordre boursier.

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