Aller au contenu principal
Fermer
Forum RENAULT
32,2300 EUR
-0,28% 
indice de référenceCAC 40

FR0000131906 RNO

Euronext Paris données temps réel
  • ouverture

    32,3400

  • clôture veille

    32,3200

  • + haut

    32,4800

  • + bas

    32,0500

  • volume

    223 302

  • capital échangé

    0,08%

  • valorisation

    9 531 MEUR

  • dernier échange

    26.01.26 / 16:59:31

  • limite à la baisse

    Qu'est-ce qu'une limite à la hausse/baisse ?

    Fermer

    31,2700

  • limite à la hausse

    Qu'est-ce qu'une limite à la hausse/baisse ?

    Fermer

    33,1900

  • rendement estimé 2026

    7,04%

  • PER estimé 2026

    Qu'est-ce que le PER ?

    Fermer

    4,33

  • dernier dividende

    A quoi correspond le montant du dernier dividende versé ?

    Fermer

    2,20 EUR

  • date dernier dividende

    08.05.25

  • Éligibilité

    Qu'est-ce que le SRD ?

    Fermer

    Qu'est-ce que le PEA ?

    Fermer

    Qu'est-ce que BoursoVie Lux

    Fermer

    Que sont les horaires étendus

    Fermer
  • Risque ESG

    Qu'est-ce que le risque ESG ?

    Fermer

    18,9/100 (faible)

  • + Alerte

  • + Portefeuille

  • + Liste

Retour au sujet RENAULT

RENAULT : Point du jour

26 janv. 2026 10:50

Si on prend un peu de recul et qu’on regarde froidement ce qui se passe autour de Renault en ce moment, il y a quand même plusieurs signaux qui méritent d’être remis dans le bon ordre, sans enthousiasme excessif mais sans les minimiser non plus. Déjà, sur le plan politique et réglementaire, Renault est clairement en train de renforcer sa position. La prise de la présidence du CCFA par un dirigeant du groupe, ce n’est pas un détail protocolaire. Ça place Renault au cœur des discussions sur les normes, les calendriers, les ajustements réglementaires, et dans une industrie aussi encadrée que l’automobile, ça compte énormément. Ce genre de levier ne fait pas grimper le cours en ligne droite, mais ça réduit très concrètement le risque de décisions défavorables subies sans pouvoir peser.
Ensuite, il y a l’Inde, qui n’est plus un simple "pari émergent" dans un coin de slide. Les discussions en cours sur la baisse des droits de douane changent la donne, parce que Renault n’arrive pas en terrain inconnu. Le groupe a déjà une base industrielle, une image de marque installée et relance des modèles éprouvés comme le Duster, parfaitement adaptés à ce marché. Si les barrières baissent, Renault peut devenir compétitif rapidement sans brûler du capital, avec des volumes significatifs même si les marges restent modestes. Ce n’est pas un jackpot immédiat, mais c’est un vrai relais de croissance crédible, ce qui manquait cruellement au groupe hors Europe depuis des années.
A côté de ça, l’annonce autour des drones militaires a surpris, mais là aussi il faut rester lucide. Ce ne sera pas un moteur de chiffre d’affaires à court terme, ni même un pivot stratégique. En revanche, ça ancre Renault dans l’écosystème industriel stratégique européen, à un moment où les budgets défense montent durablement. Ça renforce la perception du groupe comme acteur industriel utile, presque "systémique", et ça a une valeur implicite en termes de relations avec les états et de résilience à long terme. C’est un filet de sécurité, pas un accélérateur.
Sur la géopolitique américaine et les droits de douane, il faut être très clair parce que beaucoup mélangent tout. Renault n’est ni directement ni indirectement exposé aux Etats-Unis. Pas de volumes significatifs, pas de dépendance aux exportations vers ce marché, pas de chaînes de valeur critiques qui passent par là. Là où certains constructeurs européens, surtout allemands, prennent de plein fouet le risque tarifaire, Renault regarde le match depuis la touche. Et dans un jeu relatif comme la Bourse, ne pas être pénalisé quand d’autres le sont, c’est déjà un avantage. Indirectement, ça peut même jouer en faveur de Renault sur le pricing et l’image en Europe et dans certains marchés émergents, mais ça reste secondaire.
Au final, Renault ne coche pas les cases du titre spectaculaire ou du pari explosif. En revanche, le groupe sécurise méthodiquement son positionnement. Peu d’exposition aux chocs géopolitiques majeurs, un poids institutionnel renforcé, une stratégie industrielle pragmatique, des relais de croissance réalistes et une diversification qui réduit le risque global. Le potentiel de hausse dépendra de l’exécution, comme toujours, mais le point clé aujourd’hui, c’est que le profil de risque est nettement plus maîtrisé que ce que le marché semble encore intégrer. Dans un environnement instable, ce genre de configuration finit souvent par être revalorisé, lentement mais sûrement.

5 réponses

  • 11:08

    Oui, et on peut ajouter des opérations de rationalisation, dont la fin programmée d'Ampere.


  • 12:08
    11:08

    Oui, et on peut ajouter des opérations de rationalisation, dont la fin programmée d'Ampere.

    Oui, il manquait clairement ce point, et il est central. La fin programmée d’Ampere n’est pas un recul stratégique, c’est une étape logique de rationalisation. Ampere a servi d’outil de transformation : remettre de la discipline industrielle, raccourcir les cycles de développement, faire baisser les coûts et forcer Renault à devenir compétitif sur l’électrique. Cette mission est globalement remplie. A partir de là, garder une entité séparée n’apporte plus grand-chose, à part de la complexité et des coûts de structure.
    La réintégration permet de simplifier la gouvernance, d’éviter les doublons, d’arbitrer plus vite entre thermique, hybride et électrique, et surtout d’allouer le capital de façon plus rationnelle. Renault n’a pas intérêt à fonctionner comme un assemblage de sous-groupes, sa force est justement l’optimisation des plateformes et la frugalité industrielle. C’est exactement ce que le marché attend aujourd’hui.
    Le message envoyé est aussi important : Renault sort du storytelling et entre dans l’exécution pure. Moins de structures "conceptuelles", plus de marges, plus de flux de trésorerie, plus de lisibilité. Dans un secteur auto européen encore mal aimé, ce genre de signal réduit le risque perçu et améliore le profil de valorisation.
    Mis bout à bout avec le reste, faible exposition aux droits de douane US, cœur de marché européen, bonne traction dans les pays émergents, discipline financière retrouvée, la rationalisation, dont Ampere est le symbole, va clairement dans le sens d’un groupe plus simple, plus robuste et plus crédible. Pas une histoire explosive, mais une trajectoire solide. Et à ce stade du cycle, c’est souvent ça qui paie.


  • 12:19

    Jouons un peu au sélectionneur de l'équipe national et dénichons d'autres pistes qui peuvent créer de la valeur pour RNO.
    Première piste évidente mais encore sous-estimée : pousser plus loin l’hybridation plutôt que l’électrique pur. Le marché européen envoie un signal clair, les clients veulent du pragmatique, pas de l’idéologie. Renault est très bien placé là-dessus avec l’E-Tech, des coûts maîtrisés, une technologie éprouvée et une réglementation européenne qui, de fait, donne du temps. Chaque hybride vendu aujourd’hui, c’est une marge correcte, moins de subventions à absorber, moins de pression sur les flux de trésorerie. Le risque serait de sous-investir sur ce segment alors qu’il est en train de devenir le cœur du marché réel, pas théorique.
    Deuxième piste majeure : aller encore plus loin dans la baisse du point mort industriel. Renault a déjà beaucoup fait, mais ce n’est pas fini. Simplification des plateformes, réduction du nombre de variantes, rationalisation fournisseurs, arbitrage plus dur sur les marchés non rentables. Le vrai levier n’est pas de vendre beaucoup plus, mais de rester rentable même à volumes moyens. Si Renault arrive à démontrer qu’il peut maintenir ses marges avec des volumes européens simplement "corrects", la perception du risque change radicalement.
    Troisième piste : l’international sélectif, pas l’expansion tous azimuts. Renault n’a aucun intérêt à courir après les Etats-Unis ou la Chine à grande échelle. En revanche, renforcer là où la marque est déjà crédible et rentable (Amérique latine, Maroc, Turquie, Corée, Inde via partenariats) est un levier très sous-coté. Ce sont des marchés moins exposés aux guerres commerciales, plus sensibles au rapport qualité-prix, exactement l’ADN Renault. Chaque point de part de marché gagné là-bas vaut plus qu’un coup de communication en Europe.
    Quatrième piste : tirer enfin toute la valeur de la relation avec Nissan sans dépendance capitalistique. Le désengagement progressif a réduit le risque, mais Renault peut encore monétiser l’ingénierie, les plateformes, les achats communs, sans immobiliser de capital. C’est du rendement sur actifs immatériels, très apprécié par le marché, et très peu risqué si bien structuré.
    Cinquième piste, plus discrète mais stratégique : les activités non automobiles au sens strict, défense, mobilité spécialisée, services industriels. Les drones militaires, par exemple, ce n’est pas un game changer financier à court terme, mais c’est une option stratégique intéressante : contrats étatiques, visibilité longue, marges souvent supérieures, faible cyclicité. Le marché n’en tient quasiment pas compte aujourd’hui, donc tout progrès réel serait un bonus gratuit dans la valorisation.
    Sixième piste : politique actionnariale lisible et disciplinée. Pas besoin de promesses spectaculaires. Si Renault montre qu’il peut maintenir un dividende raisonnable, éventuellement compléter par des rachats d’actions quand le titre est sous pression, tout en gardant un bilan sain, le profil du titre change. On passe d’une valeur de transformation incertaine à une valeur industrielle crédible avec rendement.
    En synthèse, le meilleur plan pour Renault n’est pas de chercher un coup d’éclat. C’est d’empiler des décisions rationnelles : privilégier l’hybride rentable, baisser encore le point mort, cibler l’international utile, monétiser l’ingénierie, rester discipliné sur le capital. Si ça déroule, le marché revalorise progressivement, sans euphorie, mais avec beaucoup moins de risque. Et c’est précisément ce scénario-là qui offre le meilleur couple rendement/risque.


  • 14:59

    Renault est là où il faut être et à l'abri des tensions internationales, tout en travaillant intelligemment avec les chinois (geely en Corée du Sud et au Brésil) et les américains (Ford)...


    L'Inde où Renault devrait accroître ses parts de marché :


    Nouveau Duster indien présenté ce jour...

    Annonce de partenairet indien très certainement (possible ce jour serait excellent timing !!

    Remarquable stratégie d'expansion à l'international


  • 15:01

    Reste à Renault de s'imposer sur le segment C a forte valeur ajoutée ....


Signaler le message

Fermer

Qui a recommandé ce message ?

Fermer
Retour au sujet RENAULT

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...