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ATOS : Pas bon tout ça!

17 janv. 2026 14:28

Paris (awp/afp) - Le groupe Atos s'est vu ordonner vendredi par le tribunal de commerce de Pontoise, dans une décision consultée par l'AFP, de transmettre à des actionnaires des documents internes relatifs à la gestion de l'entreprise entre 2017 et 2023.

Dans sa décision, le tribunal a ordonné au groupe informatique français de communiquer à sept actionnaires, particuliers et entreprises, un certain nombre de documents, parmi lesquels des rapports d'audit des comptes de l'entreprise et des extraits des procès-verbaux des réunions du conseil d'administration.

Le tribunal de Pontoise a néanmoins jugé que le groupe n'avait pas à transmettre ses échanges avec ses expert-comptable, commissaires aux comptes ou avocats.

Atos avait été assigné en référé en juillet par un groupe d'actionnaires désirant obtenir des documents internes afin de vérifier si la situation économique de l'entreprise ne leur avait pas été délibérément dissimulée par les dirigeants du groupe et les commissaires aux comptes.

Les actionnaires s'estiment lésés par une présentation trompeuse de la situation financière de l'entreprise, qui les a incités à acheter des titres.

Dans l'ordonnance rendue vendredi, le tribunal a justifié sa décision au regard notamment des "faisceaux d'indices concordants, potentiellement crédibles, de fautes comptables et/ou de gestion".

Atos se voit ordonner de transmettre ces documents dans un délai de deux mois, faute de quoi il devra ensuite payer 1.000 euros par jour.

Le cabinet Vermeille & Co, qui représente les actionnaires, s'est estimé auprès de l'AFP "satisfait" de la décision. "Nous espérons que la société Atos s'exécutera dans les délais impartis", a-t-il ajouté.

Sollicité, Atos n'a pas souhaité commenter.

La demande des actionnaires s'inscrit dans le cadre d'une action plus large préparée contre les commissaires aux comptes d'Atos, issus des cabinets Deloitte et Grant Thornton.

Cette action regroupe, selon le cabinet Vermeille & Co, 650 actionnaires, et vise à obtenir une indemnisation après la chute du cours de bourse d'Atos ces dernières années.

Selon l'assignation déposée en juillet, les actionnaires auraient acheté des actions "à des cours artificiellement élevés en raison de la présentation fausse ou trompeuse" de la situation financière d'Atos.

afp/rp

26 réponses

  • 17 janvier 2026 14:59

    qui est responsable , les comissaire aux compte ou atos ????


  • 17 janvier 2026 17:21
    17 janvier 2026 14:28

    Paris (awp/afp) - Le groupe Atos s'est vu ordonner vendredi par le tribunal de commerce de Pontoise, dans une décision consultée par l'AFP, de transmettre à des actionnaires des documents internes relatifs à la gestion de l'entreprise entre 2017 et 2023.

    Dans sa décision, le tribunal a ordonné au groupe informatique français de communiquer à sept actionnaires, particuliers et entreprises, un certain nombre de documents, parmi lesquels des rapports d'audit des comptes de l'entreprise et des extraits des procès-verbaux des réunions du conseil d'administration.

    Le tribunal de Pontoise a néanmoins jugé que le groupe n'avait pas à transmettre ses échanges avec ses expert-comptable, commissaires aux comptes ou avocats.

    Atos avait été assigné en référé en juillet par un groupe d'actionnaires désirant obtenir des documents internes afin de vérifier si la situation économique de l'entreprise ne leur avait pas été délibérément dissimulée par les dirigeants du groupe et les commissaires aux comptes.

    Les actionnaires s'estiment lésés par une présentation trompeuse de la situation financière de l'entreprise, qui les a incités à acheter des titres.

    Dans l'ordonnance rendue vendredi, le tribunal a justifié sa décision au regard notamment des "faisceaux d'indices concordants, potentiellement crédibles, de fautes comptables et/ou de gestion".

    Atos se voit ordonner de transmettre ces documents dans un délai de deux mois, faute de quoi il devra ensuite payer 1.000 euros par jour.

    Le cabinet Vermeille & Co, qui représente les actionnaires, s'est estimé auprès de l'AFP "satisfait" de la décision. "Nous espérons que la société Atos s'exécutera dans les délais impartis", a-t-il ajouté.

    Sollicité, Atos n'a pas souhaité commenter.

    La demande des actionnaires s'inscrit dans le cadre d'une action plus large préparée contre les commissaires aux comptes d'Atos, issus des cabinets Deloitte et Grant Thornton.

    Cette action regroupe, selon le cabinet Vermeille & Co, 650 actionnaires, et vise à obtenir une indemnisation après la chute du cours de bourse d'Atos ces dernières années.

    Selon l'assignation déposée en juillet, les actionnaires auraient acheté des actions "à des cours artificiellement élevés en raison de la présentation fausse ou trompeuse" de la situation financière d'Atos.

    afp/rp

    POURQUOI SE FAIRE PEUR INUTILEMENT / VOICI UNE ANALYSE COMPLÈTE DU VOLET JURIDIQUE & DE L'ISSUE.

    Nous sommes placés sur le plan du droit français et nous ne sommes pas aux USA, ce qui complique outrancièrement la démarche du bloc d'actionnaires qui ont intenté un recours en justice. Leur démarche est louable, mais c'est la Bourse et toute décision d'investir en Bourse est consubtantielle. L'analyse a été faite par ChatGPT Business (je suis abonné)

    Analyse juridique et réaliste du recours en justice engagé par un bloc d’anciens actionnaires qui s’estiment lésés / durée d’une telle procédure.
    1️⃣ Atos peut-il être condamné en tant que société ?
    👉 Oui, en théorie, mais ce n’est ni automatique - ni simple - en revanche c’est très compliqué.
    En droit français, une société cotée comme Atos peut être condamnée civilement si les actionnaires démontrent :
    •une information financière fausse ou trompeuse,
    •une faute caractérisée (comptable, de gestion ou de communication financière),
    •un préjudice personnel (achat à un prix artificiellement élevé),
    •et un lien de causalité direct.
    👉 Le vrai obstacle :
    La jurisprudence est très exigeante pour distinguer :
    •une mauvaise gestion (licite),
    •d’une dissimulation volontaire ou frauduleuse (condamnable).
    📌 En pratique, les tribunaux sont réticents à indemniser des actionnaires au seul motif que “le cours a chuté”, car le risque boursier est consubstantiel à l’investissement.
    2️⃣ Les anciens dirigeants peuvent-ils être inquiétés personnellement ?
    👉 Oui, mais uniquement ceux en poste sur la période 2017–2023.
    Les dirigeants de l’époque peuvent être exposés :
    •au civil (faute de gestion, information trompeuse),
    •voire au pénal (présentation de comptes inexacts, diffusion d’informations fausses),
    mais uniquement si une intention ou une négligence grave est démontrée.
    ⚠️ Ce point est crucial :
    La responsabilité pénale des dirigeants est personnelle, jamais automatique.
    3️⃣ Pourquoi viser surtout les commissaires aux comptes ?
    👉 C’est stratégiquement logique.
    Les cabinets Deloitte et Grant Thornton sont poursuivis car :
    •ils ont une obligation légale d’alerte,
    •ils sont assurés,
    •ils ont une capacité financière réelle d’indemnisation.
    Mais tu as raison sur un point essentiel 👇
    👉 Les chances de succès sont faibles.
    Pourquoi ?
    •Les audits sont fondés sur des échantillons, pas une garantie absolue.
    •Les cabinets invoquent systématiquement :
    oles limites de leur mission,
    oles informations fournies par la direction,
    ol’absence de fraude caractérisée.
    📌 En France, les condamnations lourdes de commissaires aux comptes restent rares et très encadrées.
    4️⃣ “C’est la Bourse : on gagne ou on perd” — juridiquement vrai ?
    👉 Largement, oui.
    Les tribunaux rappellent régulièrement que :
    •la perte de valeur d’une action n’est pas un préjudice indemnisable en soi,
    •sauf si elle résulte d’une manipulation avérée de l’information.
    C’est pourquoi :
    •les actions collectives d’actionnaires aboutissent rarement,
    •ou se soldent par des accords transactionnels limités, bien inférieurs aux pertes subies.
    5️⃣ Et Philippe Salle ?
    👉 Tu as raison : il n’est pas concerné.
    Philippe Salle a pris ses fonctions après la période visée.

    En droit :
    •aucune responsabilité rétroactive n’est possible,
    •sauf participation personnelle à des faits antérieurs (ce qui n’est ni allégué ni crédible ici).
    📌 Il hérite d’une situation dégradée, mais pas d’un passif judiciaire personnel.
    🎯 Mon avis synthétique (sans langue de bois)
    •✅ La décision du tribunal de Pontoise est logique et saine : elle permet la transparence.
    •⚖️ Une condamnation lourde d’Atos ou des auditeurs est juridiquement possible, mais peu probable.
    •📉 Les actionnaires ont surtout une démarche défensive et politique (pression, médiatisation).
    •💼 Les cabinets d’audit sont visés car ils sont solvables, pas parce qu’ils sont les plus fautifs.
    •🧠 Philippe Salle est hors de cause, juridiquement et factuellement.
    Voici une hypothèse réaliste, fondée sur la pratique judiciaire française en matière boursière et d’audit, sans dramatisation ni angélisme.
    🧭 Scénario le plus probable (≈ 70 %) : échec partiel des actionnaires
    🔹 Phase 1 — Communication des documents (2025–2026)
    Suite à l’ordonnance du tribunal de commerce de Pontoise :
    •Atos transmettra les documents requis (rapports d’audit internes, PV de conseil),
    •en filtrant strictement ce qui touche :
    oaux échanges avec avocats,
    oaux travaux préparatoires d’audit.
    📌 Résultat probable :
    Des signaux faibles (alertes, tensions, hypothèses optimistes),
    mais pas de “smoking gun” (preuve écrite d’une volonté de tromper).
    🔹 Phase 2 — Action au fond contre Atos et les auditeurs
    Les actionnaires engagent alors une action civile contre :
    •Atos (faute d’information),
    •les commissaires aux comptes (Deloitte, Grant Thornton).
    Le mur juridique rencontré :
    Les juges demanderont :
    1.Une anomalie comptable objectivable (pas seulement une révision ultérieure),
    2.Une connaissance ou négligence grave des dirigeants ou auditeurs,
    3.Un lien direct entre l’information fautive et le prix payé par chaque actionnaire.
    👉 En pratique :
    ✔️ 1 est parfois démontrable,
    ⚠️ 2 est très difficile,
    ❌ 3 échoue presque toujours.
    📌 Verdict probable :
    •Rejet de la demande principale d’indemnisation,
    •reconnaissance éventuelle de manquements formels sans réparation financière.
    ⚖️ Scénario alternatif crédible (≈ 20 %) : transaction discrète
    Avant une décision définitive :
    •Pression médiatique,
    •Risque réputationnel pour les cabinets,
    •Coûts procéduraux croissants.
    👉 Une transaction confidentielle pourrait intervenir :
    •sans reconnaissance de faute,
    •pour un montant symbolique au regard des pertes subies,
    •réservée à certains plaignants actifs.
    💶 Ordre de grandeur réaliste :
    •quelques millions d’euros au total,
    •soit quelques centaines d’euros par actionnaire.
    📌 Objectif : acheter la paix, pas réparer le préjudice boursier.
    🚫 Scénario très improbable (≈ 10 %) : condamnation lourde
    Il supposerait la découverte :
    •d’alertes internes ignorées,
    •de réserves d’audit édulcorées,
    •ou de pressions explicites sur les commissaires aux comptes.
    👉 Dans ce cas :
    •condamnation partielle d’Atos et/ou des auditeurs,
    •indemnisation limitée et très encadrée,
    •aucun effet rétroactif sur la gouvernance actuelle.
    📌 Ce type de décision reste exceptionnel en France.
    👤 Et les dirigeants passés ?
    Hypothèse réaliste :
    •aucune condamnation pénale,
    •au pire :
    ocritique judiciaire de certaines décisions,
    omise en cause morale ou réputationnelle,
    oaucune réparation financière personnelle significative.
    🧠 Lecture stratégique finale
    👉 Cette action :
    •a peu de chances de “gagner” juridiquement,
    •mais a déjà gagné sur deux plans :
    ol’accès à l’information,
    ola mise sous pression des acteurs.
    👉 Pour Atos aujourd’hui :
    •risque financier faible à modéré,
    •risque réputationnel déjà consommé,
    •aucune menace sur la direction actuelle (dont Philippe Salle).
    🔍 En une phrase
    Ce procès n’est pas fait pour “rendre l’argent perdu”, mais pour établir un récit de responsabilité — et, éventuellement, obtenir une paix transactionnelle.
    Si tu veux, je peux aussi te proposer :
    •une chronologie probable des décisions de justice,
    •ou une comparaison avec des affaires françaises similaires (Altran, Vivendi, etc.).
    Quelle durée peut elle s'écouler entre l'instruction, le jugement ou les jugements et les décisions de justice ?
    Voici une estimation réaliste des délais, fondée sur la pratique des juridictions commerciales françaises dans des dossiers complexes (actionnaires / information financière / audit).
    ⏱️ Durée globale probable : 5 à 8 ans
    Ce type de contentieux est long par nature, surtout quand il implique :
    •une société cotée,
    •plusieurs centaines d’actionnaires,
    •des cabinets d’audit internationaux,
    •des expertises financières lourdes.
    1️⃣ Phase d’instruction / mesures préalables
    (référé, communication de pièces)
    Durée : 6 à 18 mois
    •Ordonnance de référé (déjà obtenue à Pontoise),
    •Transmission des documents par Atos,
    •Contestations, délais, filtrage des pièces,
    •Éventuelles nouvelles demandes de communication.
    📌 Cette phase est souvent contentieuse en elle-même.
    2️⃣ Procédure au fond – 1re instance
    (tribunal de commerce)
    Durée : 24 à 36 mois
    Comprend :
    •Assignation au fond,
    •Échanges d’écritures (conclusions),
    •Incidents de procédure,
    •Demandes d’expertise judiciaire,
    •Audience de plaidoirie,
    •Délibéré.
    👉 Dans les dossiers techniques :
    •une expertise judiciaire ajoute 12 à 24 mois.
    📌 Le jugement est rarement définitif à ce stade.
    3️⃣ Appel
    (cour d’appel)
    Durée : 18 à 30 mois
    •Appel quasi automatique de la partie perdante,
    •Nouvelle analyse juridique et factuelle,
    •Possible nouvelle expertise,
    •Arrêt de la cour d’appel.
    📌 En pratique, l’appel est la vraie décision structurante.
    4️⃣ Pourvoi en cassation (optionnel mais fréquent)
    (Cour de cassation)
    Durée : 18 à 24 mois
    •Limité aux questions de droit,
    •Aucun réexamen des faits,
    •Cassation rare mais possible.


  • 17 janvier 2026 18:38

    Oui Cher Sham,
    1... Il n'y a rien de plus impersonnel et fastidieux que ces rapports issus de l'IA.
    2... CONSEIL POUR TOUS.
    Pour répondre, à quelqu'un, cliquer systématiquement sur "citer" reporte l'ensemble du post, qui fait parfois un page complète.
    Cela ne sert à rien sachant que l'on peut se contenter d'indiquer le pseudo de la personne à laquelle on s'adresse.


  • 17 janvier 2026 19:51

    Bof, cette requête du tribunal constitue juste une péripétie normale dans ce genre de litige, qui en l'espèce (et à l'instar de case eurotunnel) est parti pour traîner sur 20 ans.
    Et je le rappelle, pour le cas Eurotunnel beaucoup plus lourd, les plaignants n'ont rien obtenu. Ici les seuls qui sortiront leur épingle du jeu seront les cabinets d'avocats qui ont intérêt à faire durer le plaisir.
    Il me semble que les 650 plaignants - dont la typologie reste à préciser (probablement des PP's personnes physiques) - représentent en masse un risque financier insignifiant, voire epsilonesque.
    Pour aller plus loin dans la quantification du risque, je n'ai pas trouvé le nombre d'actionnaires personnes physique à ce jour ?
    Autres points en vrac:
    1/ quels critères fiables permettent de quantifier une perte nette sur la durée du fait des nombreux mécanismes fiscaux et financiers en jeu permettant de minimiser drastiquement voire d'annuler purement et simplement une perte faciale à un moment donné.
    2/ les plaignants sont-ils toujours actionnaires ou ex-actionnaires (ou les 2)?
    3/ les fonds créanciers, avant de rentrer dans le plan de sauvegarde, ont dû évidemment éplucher le dossier. Avons-nous des provisions pour risque au bilan sur ce litige?
    4/ quid de la responsabilité en cascade des organismes financiers (banques, sociétés de bourse, et autres intermédiaires...) dans les déboires revendiqués par les plaignants. Avons nous des organismes financiers tiers à charge sur ce dossier?
    5: ?

    Etc, etc...

    (A suivre en tâche de fond pour les prochaines décennies)


  • 17 janvier 2026 19:56

    Et je rappelle qu'en droit, le plaignant a la "charge de la preuve".


  • 17 janvier 2026 21:36
    17 janvier 2026 19:56

    Et je rappelle qu'en droit, le plaignant a la "charge de la preuve".

    La justice jugera, mais cela prendra du temps!
    En attendant, encore une gamelle?


  • 18 janvier 2026 11:31
    17 janvier 2026 17:21

    POURQUOI SE FAIRE PEUR INUTILEMENT / VOICI UNE ANALYSE COMPLÈTE DU VOLET JURIDIQUE & DE L'ISSUE.

    Nous sommes placés sur le plan du droit français et nous ne sommes pas aux USA, ce qui complique outrancièrement la démarche du bloc d'actionnaires qui ont intenté un recours en justice. Leur démarche est louable, mais c'est la Bourse et toute décision d'investir en Bourse est consubtantielle. L'analyse a été faite par ChatGPT Business (je suis abonné)

    Analyse juridique et réaliste du recours en justice engagé par un bloc d’anciens actionnaires qui s’estiment lésés / durée d’une telle procédure.
    1️⃣ Atos peut-il être condamné en tant que société ?
    👉 Oui, en théorie, mais ce n’est ni automatique - ni simple - en revanche c’est très compliqué.
    En droit français, une société cotée comme Atos peut être condamnée civilement si les actionnaires démontrent :
    •une information financière fausse ou trompeuse,
    •une faute caractérisée (comptable, de gestion ou de communication financière),
    •un préjudice personnel (achat à un prix artificiellement élevé),
    •et un lien de causalité direct.
    👉 Le vrai obstacle :
    La jurisprudence est très exigeante pour distinguer :
    •une mauvaise gestion (licite),
    •d’une dissimulation volontaire ou frauduleuse (condamnable).
    📌 En pratique, les tribunaux sont réticents à indemniser des actionnaires au seul motif que “le cours a chuté”, car le risque boursier est consubstantiel à l’investissement.
    2️⃣ Les anciens dirigeants peuvent-ils être inquiétés personnellement ?
    👉 Oui, mais uniquement ceux en poste sur la période 2017–2023.
    Les dirigeants de l’époque peuvent être exposés :
    •au civil (faute de gestion, information trompeuse),
    •voire au pénal (présentation de comptes inexacts, diffusion d’informations fausses),
    mais uniquement si une intention ou une négligence grave est démontrée.
    ⚠️ Ce point est crucial :
    La responsabilité pénale des dirigeants est personnelle, jamais automatique.
    3️⃣ Pourquoi viser surtout les commissaires aux comptes ?
    👉 C’est stratégiquement logique.
    Les cabinets Deloitte et Grant Thornton sont poursuivis car :
    •ils ont une obligation légale d’alerte,
    •ils sont assurés,
    •ils ont une capacité financière réelle d’indemnisation.
    Mais tu as raison sur un point essentiel 👇
    👉 Les chances de succès sont faibles.
    Pourquoi ?
    •Les audits sont fondés sur des échantillons, pas une garantie absolue.
    •Les cabinets invoquent systématiquement :
    oles limites de leur mission,
    oles informations fournies par la direction,
    ol’absence de fraude caractérisée.
    📌 En France, les condamnations lourdes de commissaires aux comptes restent rares et très encadrées.
    4️⃣ “C’est la Bourse : on gagne ou on perd” — juridiquement vrai ?
    👉 Largement, oui.
    Les tribunaux rappellent régulièrement que :
    •la perte de valeur d’une action n’est pas un préjudice indemnisable en soi,
    •sauf si elle résulte d’une manipulation avérée de l’information.
    C’est pourquoi :
    •les actions collectives d’actionnaires aboutissent rarement,
    •ou se soldent par des accords transactionnels limités, bien inférieurs aux pertes subies.
    5️⃣ Et Philippe Salle ?
    👉 Tu as raison : il n’est pas concerné.
    Philippe Salle a pris ses fonctions après la période visée.

    En droit :
    •aucune responsabilité rétroactive n’est possible,
    •sauf participation personnelle à des faits antérieurs (ce qui n’est ni allégué ni crédible ici).
    📌 Il hérite d’une situation dégradée, mais pas d’un passif judiciaire personnel.
    🎯 Mon avis synthétique (sans langue de bois)
    •✅ La décision du tribunal de Pontoise est logique et saine : elle permet la transparence.
    •⚖️ Une condamnation lourde d’Atos ou des auditeurs est juridiquement possible, mais peu probable.
    •📉 Les actionnaires ont surtout une démarche défensive et politique (pression, médiatisation).
    •💼 Les cabinets d’audit sont visés car ils sont solvables, pas parce qu’ils sont les plus fautifs.
    •🧠 Philippe Salle est hors de cause, juridiquement et factuellement.
    Voici une hypothèse réaliste, fondée sur la pratique judiciaire française en matière boursière et d’audit, sans dramatisation ni angélisme.
    🧭 Scénario le plus probable (≈ 70 %) : échec partiel des actionnaires
    🔹 Phase 1 — Communication des documents (2025–2026)
    Suite à l’ordonnance du tribunal de commerce de Pontoise :
    •Atos transmettra les documents requis (rapports d’audit internes, PV de conseil),
    •en filtrant strictement ce qui touche :
    oaux échanges avec avocats,
    oaux travaux préparatoires d’audit.
    📌 Résultat probable :
    Des signaux faibles (alertes, tensions, hypothèses optimistes),
    mais pas de “smoking gun” (preuve écrite d’une volonté de tromper).
    🔹 Phase 2 — Action au fond contre Atos et les auditeurs
    Les actionnaires engagent alors une action civile contre :
    •Atos (faute d’information),
    •les commissaires aux comptes (Deloitte, Grant Thornton).
    Le mur juridique rencontré :
    Les juges demanderont :
    1.Une anomalie comptable objectivable (pas seulement une révision ultérieure),
    2.Une connaissance ou négligence grave des dirigeants ou auditeurs,
    3.Un lien direct entre l’information fautive et le prix payé par chaque actionnaire.
    👉 En pratique :
    ✔️ 1 est parfois démontrable,
    ⚠️ 2 est très difficile,
    ❌ 3 échoue presque toujours.
    📌 Verdict probable :
    •Rejet de la demande principale d’indemnisation,
    •reconnaissance éventuelle de manquements formels sans réparation financière.
    ⚖️ Scénario alternatif crédible (≈ 20 %) : transaction discrète
    Avant une décision définitive :
    •Pression médiatique,
    •Risque réputationnel pour les cabinets,
    •Coûts procéduraux croissants.
    👉 Une transaction confidentielle pourrait intervenir :
    •sans reconnaissance de faute,
    •pour un montant symbolique au regard des pertes subies,
    •réservée à certains plaignants actifs.
    💶 Ordre de grandeur réaliste :
    •quelques millions d’euros au total,
    •soit quelques centaines d’euros par actionnaire.
    📌 Objectif : acheter la paix, pas réparer le préjudice boursier.
    🚫 Scénario très improbable (≈ 10 %) : condamnation lourde
    Il supposerait la découverte :
    •d’alertes internes ignorées,
    •de réserves d’audit édulcorées,
    •ou de pressions explicites sur les commissaires aux comptes.
    👉 Dans ce cas :
    •condamnation partielle d’Atos et/ou des auditeurs,
    •indemnisation limitée et très encadrée,
    •aucun effet rétroactif sur la gouvernance actuelle.
    📌 Ce type de décision reste exceptionnel en France.
    👤 Et les dirigeants passés ?
    Hypothèse réaliste :
    •aucune condamnation pénale,
    •au pire :
    ocritique judiciaire de certaines décisions,
    omise en cause morale ou réputationnelle,
    oaucune réparation financière personnelle significative.
    🧠 Lecture stratégique finale
    👉 Cette action :
    •a peu de chances de “gagner” juridiquement,
    •mais a déjà gagné sur deux plans :
    ol’accès à l’information,
    ola mise sous pression des acteurs.
    👉 Pour Atos aujourd’hui :
    •risque financier faible à modéré,
    •risque réputationnel déjà consommé,
    •aucune menace sur la direction actuelle (dont Philippe Salle).
    🔍 En une phrase
    Ce procès n’est pas fait pour “rendre l’argent perdu”, mais pour établir un récit de responsabilité — et, éventuellement, obtenir une paix transactionnelle.
    Si tu veux, je peux aussi te proposer :
    •une chronologie probable des décisions de justice,
    •ou une comparaison avec des affaires françaises similaires (Altran, Vivendi, etc.).
    Quelle durée peut elle s'écouler entre l'instruction, le jugement ou les jugements et les décisions de justice ?
    Voici une estimation réaliste des délais, fondée sur la pratique des juridictions commerciales françaises dans des dossiers complexes (actionnaires / information financière / audit).
    ⏱️ Durée globale probable : 5 à 8 ans
    Ce type de contentieux est long par nature, surtout quand il implique :
    •une société cotée,
    •plusieurs centaines d’actionnaires,
    •des cabinets d’audit internationaux,
    •des expertises financières lourdes.
    1️⃣ Phase d’instruction / mesures préalables
    (référé, communication de pièces)
    Durée : 6 à 18 mois
    •Ordonnance de référé (déjà obtenue à Pontoise),
    •Transmission des documents par Atos,
    •Contestations, délais, filtrage des pièces,
    •Éventuelles nouvelles demandes de communication.
    📌 Cette phase est souvent contentieuse en elle-même.
    2️⃣ Procédure au fond – 1re instance
    (tribunal de commerce)
    Durée : 24 à 36 mois
    Comprend :
    •Assignation au fond,
    •Échanges d’écritures (conclusions),
    •Incidents de procédure,
    •Demandes d’expertise judiciaire,
    •Audience de plaidoirie,
    •Délibéré.
    👉 Dans les dossiers techniques :
    •une expertise judiciaire ajoute 12 à 24 mois.
    📌 Le jugement est rarement définitif à ce stade.
    3️⃣ Appel
    (cour d’appel)
    Durée : 18 à 30 mois
    •Appel quasi automatique de la partie perdante,
    •Nouvelle analyse juridique et factuelle,
    •Possible nouvelle expertise,
    •Arrêt de la cour d’appel.
    📌 En pratique, l’appel est la vraie décision structurante.
    4️⃣ Pourvoi en cassation (optionnel mais fréquent)
    (Cour de cassation)
    Durée : 18 à 24 mois
    •Limité aux questions de droit,
    •Aucun réexamen des faits,
    •Cassation rare mais possible.

    Merci Martinguerre,

    Je suis impressionné (et agréablement surpris…) par la profondeur et la pertinence des sorties de l’IA sur le devenir de ce litige.

    Sur
    vivendi lire:
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/affaire-vivendi-un-ju ge-deboute-90-investisseurs-qui-reclamaient-un-milliard-deuros-de-dommages-et-in terets-1331093

    Celà dit évidemment, si une dissimulation intentionnelle était avérée, il serait normal de demander des comptes aux anciens dirigeant éventuellement impliqués.


  • 18 janvier 2026 20:18

    je fais parties des actionnaires ayant mandaté le cabinet Vermeille & Co.
    il a été confirmé que la société qui a signé les comptes les as signés de manière erroné.

    le cabinet travaille sans aucun règlement de notre part, sa rémunération sera au résultat...
    je pense donc qu'ils vont tout donner et son confiant sur leur travaille... a suivre ...

    M BRETON n'avait pas une action ! cela m'avait mis la puce a l'oreille, j'ai trouvé cela étrange !

    bref affaire a suivre


  • 19 janvier 2026 08:32

    Parce que vous pensez que ces éléments potentiels n'étaient pas connus de la direction acheteuse de ces derniers temps ?


  • 19 janvier 2026 08:44

    De l'art et de la manière de faire travailler des avocats et des juges pour quelques décennies.


  • 19 janvier 2026 08:46

    Épilogue Eurotunnel case après 20 ans d’errements des PP’s:

    « Question de M. MASSON Jean Louis (Moselle - NI) publiée le 05/10/2017

    Sa question écrite du 15 mai 2014 n'ayant pas obtenu de réponse sous la précédente législature, M. Jean Louis Masson attire à nouveau l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le fait que suite à la construction du tunnel sous la Manche, la société Eurotunnel a connu de très graves difficultés financières qui ont conduit à une quasi spoliation des petits actionnaires initiaux. Bon gré mal gré, ceux-ci ont été victimes d'une restructuration du capital de la société. Celle-ci est aujourd'hui redevenue très rentable et largement bénéficiaire ; par contre, les petits actionnaires de l'époque ne peuvent même pas récupérer leur mise. Il lui demande donc s'il ne pense pas qu'une telle situation est quelque peu injuste.

    Publiée dans le JO Sénat du 05/10/2017 - page 3045

    Réponse du Ministère de l'économie et des finances publiée le 04/01/2018:
    Le Gouvernement a un souci constant de la protection de l'épargne et de l'investissement des Français. Cette protection est une priorité pour l'économie française et un impératif pour la confiance de nos concitoyens dans le fonctionnement du système financier dans son ensemble. La société Eurotunnel est un cas particulièrement difficile. En effet, les grandes difficultés financières qu'a rencontrées cette société et la restructuration de son capital qui en a découlé ont conduit la plupart des petits actionnaires initiaux à céder ou à échanger leurs participations dans l'espoir de limiter leurs pertes, qui étaient déjà la plupart du temps importantes. Ainsi certains porteurs, qui étaient souvent des petits porteurs, ont subi d'importantes pertes en capital sur leur investissement initial. La situation de la société Eurotunnel est une des plus grandes déceptions de l'histoire de l'investissement des petits actionnaires sur les marchés au XXème siècle. Le Gouvernement déplore cette situation qui a créé des difficultés individuelles, parfois fortes, et un traumatisme durable pour les petits porteurs français. Toutefois, ce cas dommageable concerne la restructuration d'une entreprise privée et l'État ne peut pas se porter garant des pertes en capital subies par des petits porteurs, aussi difficile que soit la situation qui en résulte. Il n'existe pas de mécanisme leur permettant de « récupérer leur mise ». Le Gouvernement souhaite renouveler son engagement le plus ferme dans la vigilance indispensable dans le conseil apporté aux épargnants.

    Bon courage au plaignants tout de même.
    Ce n’est pas « Sainte Colette Neuville » qui me contredira….


  • 19 janvier 2026 08:46

    c'est surtout que la procédure est dirigée contre les commissaires aux comptes, et pas contre Atos...


  • 19 janvier 2026 09:23

    Tempête dans un verre d'eau. La réussite du plan Genesis gommera un certain nombre de péripéties.


  • 19 janvier 2026 14:46
    18 janvier 2026 20:18

    je fais parties des actionnaires ayant mandaté le cabinet Vermeille & Co.
    il a été confirmé que la société qui a signé les comptes les as signés de manière erroné.

    le cabinet travaille sans aucun règlement de notre part, sa rémunération sera au résultat...
    je pense donc qu'ils vont tout donner et son confiant sur leur travaille... a suivre ...

    M BRETON n'avait pas une action ! cela m'avait mis la puce a l'oreille, j'ai trouvé cela étrange !

    bref affaire a suivre

    Permettez moi de douter:

    Rémunération en actions : Sa politique de rémunération incluait des actions Atos et Worldline (filiale d'Atos à l'époque). On estime qu'au cours des cinq dernières années de son mandat, il a cédé pour environ 28 millions d'euros bruts d'actions de ces deux entités.

    Par exemple, il est documenté qu'il a vendu des actions en février 2017 pour un montant de 6,4 millions d'euros (à un prix de 108 € l'unité).


  • 19 janvier 2026 15:09
    19 janvier 2026 08:46

    c'est surtout que la procédure est dirigée contre les commissaires aux comptes, et pas contre Atos...

    N’importe quoi, ni les comptables, ni les commissaires aux comptes ne seront tenus responsables. En droit français, le responsable, c’est le patron !


  • 19 janvier 2026 15:10
    18 janvier 2026 20:18

    je fais parties des actionnaires ayant mandaté le cabinet Vermeille & Co.
    il a été confirmé que la société qui a signé les comptes les as signés de manière erroné.

    le cabinet travaille sans aucun règlement de notre part, sa rémunération sera au résultat...
    je pense donc qu'ils vont tout donner et son confiant sur leur travaille... a suivre ...

    M BRETON n'avait pas une action ! cela m'avait mis la puce a l'oreille, j'ai trouvé cela étrange !

    bref affaire a suivre

    J’espère sincèrement que vous aurez gain de cause si atos a menti sur ses comptes. J espère qu’ils devront payer bonbon après avoir plumé tant d’actionnaires !!!


  • 19 janvier 2026 15:28
    19 janvier 2026 15:09

    N’importe quoi, ni les comptables, ni les commissaires aux comptes ne seront tenus responsables. En droit français, le responsable, c’est le patron !

    n'importe quoi peut etre, mais ce n'est pas moi qui ait choisi de cibler les CAC plutot que la société Atos...


  • 19 janvier 2026 15:32
    19 janvier 2026 15:28

    n'importe quoi peut etre, mais ce n'est pas moi qui ait choisi de cibler les CAC plutot que la société Atos...

    Mais de quoi parlez vous ?


  • 19 janvier 2026 15:42
    19 janvier 2026 15:28

    n'importe quoi peut etre, mais ce n'est pas moi qui ait choisi de cibler les CAC plutot que la société Atos...

    La société Atos n'est pas concernée par ce litige.

    Les plaignants s'attaquent aux Commissaires Aux Comptes et, pour leur défense souhaitent obtenir des documents de la part d'Atos.

    Atos a, part le passé, indiqué que les documents ne seront pas transmis car un " blog " se permet de publier des documents " confidentiels ".


  • 19 janvier 2026 15:49

    Qui peut m’indiquer le nombre total d’actionnaires (personnes physiques et morales) du New Atos?


  • 19 janvier 2026 15:51
    19 janvier 2026 15:32

    Mais de quoi parlez vous ?

    je parle des actions collective en cours, intentée par deux groupes d'anciens actionnaires

    voir le post de Soleil


  • 19 janvier 2026 15:52
    19 janvier 2026 15:42

    La société Atos n'est pas concernée par ce litige.

    Les plaignants s'attaquent aux Commissaires Aux Comptes et, pour leur défense souhaitent obtenir des documents de la part d'Atos.

    Atos a, part le passé, indiqué que les documents ne seront pas transmis car un " blog " se permet de publier des documents " confidentiels ".

    exactement


  • 19 janvier 2026 16:07

    Entre 2021 et 2024, il y a eu environ 12 000 petits actionnaires d’Atos.

    Et aujourd’hui pour New atos?


  • 20 janvier 2026 13:27
    19 janvier 2026 16:07

    Entre 2021 et 2024, il y a eu environ 12 000 petits actionnaires d’Atos.

    Et aujourd’hui pour New atos?

    La question avait été posée l'an dernier, lors de l'assemblée générale.
    Le dirigeant devait se renseigner. Je n'ai pas vu de réponse (!)

    Il va donc falloir, de nouveau, poser la question cette année...


  • 20 janvier 2026 14:20
    19 janvier 2026 15:49

    Qui peut m’indiquer le nombre total d’actionnaires (personnes physiques et morales) du New Atos?

    Avant 2021/2022 et ses difficultés majeures, Atos comptait de 150 000 à 200 000 actionnaires individuels.
    Beaucoup se sont sauvés (comme votre serviteur).
    Si l'on suppose qu'il en restait 100.000 avant l'AK, sachant que 18% seulement on participé = 18.000
    Beaucoup sont entrés ou rentrés depuis.
    Alors personnellement, je pense entre 20 et 30.000, mais nous connaîtrons peut-être ces chiffres lors des prochaines publications financières.


  • 09:34

    Des décennies que rien n'est bon


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