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ATOS : Article LesEchos

28 août 2025 07:46

Ceux qui, par calcul, jouent la politique du pire, devront assumer leurs responsabilités », prévient le Medef

4 réponses

  • 28 août 2025 07:47

    Le Medef tient son université d'été mercredi et jeudi en pleine crise politique après la décision de François Bayrou de demander un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre. Le président de l'organisation patronale, Patrick Martin, juge « courageuse » l'alerte émise par François Bayrou sur la situation des finances publiques mais s'inquiète des conséquences pour l'économie d'une chute du gouvernement. « Si le gouvernement tombe, rien n'aura été réglé. Au contraire, cela ne pourra qu'empirer », estime-t-il. « Ceux qui, par calcul, jouent la politique du pire, devront assumer leurs responsabilités », prévient-il. Mais le Medef maintient ses lignes rouges : « La stabilité politique et la construction d'un budget pour 2026 ne peuvent se faire au prix d'une hausse de la fiscalité sur les entreprises ».

    Comment jugez-vous la décision de François Bayrou de se soumettre à un vote de confiance ?

    François Bayrou a raison d'alerter sur la dangerosité de la situation des finances publiques. En cela, c'est un acte courageux. Le quantum de 44 milliards d'euros d'efforts fixés pour réduire le déficit en 2026 est le bon. A un moment donné, il faut sortir de l'ambiguïté et il ne faut pas désespérer qu'en leur âme et conscience, nos concitoyens et, espérons-le, un certain nombre de parlementaires, prennent acte de cette situation et en tirent les conséquences politiques.

    Vous évoquez un acte courageux, mais n'est-ce pas un acte suicidaire pour le gouvernement Bayrou ?

    Les premières réactions politiques sont préoccupantes et pourraient préfigurer la chute du gouvernement. Mais il ne faut pas insulter l'avenir. Ce qui est certain, c'est que le Parti socialiste reste le pivot dans cette affaire. Même si la probabilité que François Bayrou obtienne la confiance est faible, elle n'est pas nulle. J'observe, par ailleurs, qu'il n'y a pas de proposition alternative crédible à celle du gouvernement actuel. Et que si rien n'est fait pour commencer à redresser les finances publiques, je ne sais pas dans quel état, celui ou celle qui prendra la présidence de la République en 2027, trouvera le pays. Ceux qui, par calcul, jouent la politique du pire, devront assumer leurs responsabilités. Ils auront une pente encore plus raide à remonter par la suite. Ce serait perdant-perdant.

    Lire aussi :
    Face à l'impasse politique, Bayrou joue son va-tout

    Le fait du jour - François Bayrou, le risque-tout

    EDITO - Panache et minuscule trou de souris

    Craignez-vous qu'une chute du gouvernement Bayrou replonge la France dans une forte période d'incertitude économique ?

    Le vote de confiance précipite les échéances mais nous étions de toute façon dans une zone de risques avec la perspective forte d'une censure du gouvernement lors de la discussion budgétaire à venir en octobre. L'avenir dira si c'est une bonne tactique. Il y a une forme de paradoxe dans cet « antijeu » de certains partis, qui dégrade la performance économique du pays autant que son image auprès des investisseurs internationaux et qui rend encore plus difficile le redressement. Si le gouvernement tombe, rien n'aura été réglé. Au contraire, cela ne pourra qu'empirer et peser sur le comportement des agents économiques. C'est un calcul extrêmement dangereux.


    Pour survivre, le gouvernement doit-il lâcher du lest d'ici au 8 septembre ? Sur quelles mesures budgétaires ?

    Le point de discussion et d'éventuel accord avec le Parti socialiste porte sur la taxation des patrimoines et des hauts revenus. Avec la taxe Zucman, certains responsables politiques s'imaginent avoir trouvé la pierre philosophale. Mais ce sont des théoriciens en chambre ! La mobilité des patrimoines et des talents est énorme. Il suffit de voir ce qui se passe en Grande-Bretagne, avec la réforme de la fiscalité des étrangers fortunés qui pousse ces derniers au départ. Et de constater en parallèle l'explosion des prix de l'immobilier à Milan. C'est cela la vie économique !


  • 28 août 2025 07:52

    Si la surtaxe d'IS devait être maintenue en 2026, a fortiori avec une taxation des patrimoines, la fuite des capitaux pourrait être considérable.

    Patrick Martin, président du Medef
    Craignez-vous une prolongation de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises ?

    Bercy s'est engagé à ne pas la poursuivre. Si la surtaxe d'IS devait finalement être maintenue en 2026, a fortiori avec une taxation des patrimoines, la fuite des capitaux pourrait être considérable. Je le dis clairement : la stabilité politique et la construction d'un budget pour 2026 ne peuvent se faire au prix d'une hausse de la fiscalité sur les entreprises. C'est des entreprises et d'elles seules que peut venir le redressement, y compris celui des finances publiques. Tout ce qui viendra peser encore sur leur compétitivité sera donc contraire aux intérêts du pays et compromettrait un peu plus notre avenir.

    Êtes-vous prêt à faire un pas sur certains sujets, comme la remise à plat des aides aux entreprises, demandée par les syndicats ?

    Nous sommes d'accord avec l'idée du « double effacement », c'est-à-dire d'une baisse des aides accompagnée d'une baisse équivalente de fiscalité et d'une simplification des dispositifs. Le chiffre de 2.200 dispositifs identifiés par la commission sénatoriale est troublant. Il y a des coûts induits dans la mise en oeuvre de ces dispositifs complexes qui peuvent fausser le comportement économique. Attention toutefois à ne pas toucher, en particulier au montant des allègements de charges sociales. Ce serait prendre un risque énorme pour la compétitivité et pour l'emploi.

    Plusieurs négociations sociales devaient être engagées. Peuvent-elles avoir lieu ?

    L'absence d'accord lors du conclave des retraites n'a pas mis fin au dialogue social et les partenaires sociaux ont, depuis, signé deux accords. Dans le projet budgétaire du gouvernement, plusieurs mesures relèvent des partenaires sociaux : la suppression des deux jours fériés, la réforme de l'assurance-chômage, et plus largement les mesures sur le droit du travail et la représentation des salariés. Les partenaires sociaux, entre eux, doivent reprendre en main ces sujets.

    La nouvelle crise politique vient encore renforcer l'inquiétude des chefs d'entreprise

    Les syndicats ne semblent pas prêts à négocier sur les jours fériés.

    Non. Le Medef a aussi émis des réserves sur cette mesure. Certes, il faut travailler plus car il faut produire plus mais, si c'est pour faire payer les entreprises - à hauteur de 4,2 milliards d'euros - et ne pas payer plus les salariés, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution. Celle-ci réside plutôt dans un assouplissement de la durée du travail. Sur le reste, l'agenda autonome des partenaires sociaux recoupe déjà un certain nombre des sujets pointés par le gouvernement, par exemple la question des contrats courts, liée à la réforme de l'assurance-chômage.

    Le mouvement du 10 septembre et le climat social en cette rentrée vous inquiètent-ils ?

    Nous ne sommes absolument pas indifférents à ce mouvement du 10 septembre mais il me semble davantage être un mouvement politique et sociétal qu'un mouvement social. A la lecture des sondages, je note qu'il y a une prise de conscience de l'opinion publique sur la situation des finances publiques. Les Français sont conscients du problème, mais, à ce stade, chacun pense que ce n'est pas à lui de « payer ».

    Lire aussi :
    Mise sous tutelle du FMI : le rétropédalage d'Eric Lombard

    Dans ce contexte, quel est le moral des patrons en cette rentrée ?

    L'incertitude politique et budgétaire pèse déjà lourdement sur les agents économiques. Les ménages anticipent des hausses d'impôts donc, ils sur-épargnent, tandis que les entreprises retiennent leurs investissements faute de savoir dans quel contexte elles pourront ensuite opérer. C'est très préoccupant. Même si la croissance et l'emploi montrent une certaine résistance, nous sommes en réalité menacés d'une spirale descendante. Et la nouvelle crise politique vient encore renforcer l'inquiétude.

    Les marchés sont inquiets. Craignez-vous une crise financière ?

    Le débat public français ne prend pas suffisamment en compte la réalité du monde. La France fait face à un vrai risque de décrochage. La plupart des entreprises françaises opèrent en France seulement et donc n'ont pas la possibilité de « se refaire » sur les marchés étrangers plus dynamiques. Or il y a une forme d'étouffement progressif de l'économie française. La situation est très fragile. Raison supplémentaire pour ne pas jouer avec l'économie, comme le font certains partis politiques !

    Comment jugez-vous l'accord commercial entre l'Union européenne et les Etats-Unis ?

    L'accord est moins mauvais que ce qu'on pouvait craindre, mais pénalisera les exportateurs français, avec des effets indirects que l'on a tendance à sous-estimer. Sectoriellement, il pose aussi des problèmes majeurs, avec une grosse déception pour les vins et spiritueux, même si la messe ne paraît pas complètement dite. Espérons que cela constitue la dernière alerte avant que l'Union européenne se ressaisisse.

    Que faire face à la concurrence chinoise ?

    La Chine finance des surcapacités de production massives qui se déversent sur les marchés internationaux. Comme les portes des Etats-Unis se ferment, ces excédents vont encore plus être fléchés vers l'Europe, d'autant que la croissance chinoise ralentit. Je vois mal comment les Chinois renonceront à ces stratégies prédatrices. Il faut agir en miroir de ce que la Chine fait, c'est-à-dire leur imposer des coentreprises et des implantations industrielles en Europe. Sur l'acier ou le photovoltaïque par exemple, il faudra des mesures douanières.


  • 28 août 2025 09:35

    Nos politiques sont de piètres gestionnaires......


  • 28 août 2025 09:41
    28 août 2025 09:35

    Nos politiques sont de piètres gestionnaires......

    Je pense souvent à cette expression, « village gaulois », qui a été abondamment critiquée. Pourtant, je reste convaincue que le bon sens finira par l’emporter, malgré les turbulences politiques actuelles


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