4 essai
Le navire est attendu dimanche à Tenerife, dans l’archipel espagnol, en vue d’une évacuation des quelque 150 passagers et membres d’équipage en début de semaine prochaine.
> Les Français seront rapatriés par la France une fois que le bateau aura accosté. « A ce stade, il est prévu un unique point d’arrivée sur le territoire national, où les autorités sanitaires prendront le relais », a déclaré le ministère de la santé français.
L’ampleur du foyer d’infection à hantavirus apparu sur le navire de croisière devrait être « limitée » si les mesures de santé publique sont mises en œuvre et si les pays font preuve de « solidarité », a estimé jeudi l’OMS, qui juge toutefois « possible » d’autres cas.
« Ce n’est pas le début d’une épidémie. Ce n’est pas le début d’une pandémie », a assuré jeudi Maria Van Kerkhove – qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS – aux journalistes à Genève.
« Je veux rassurer sur le risque de transmission du virus estimé comme faible par l’OMS et la mobilisation des autorités sanitaires », a par ailleurs dit jeudi la ministre de la santé française, Stéphanie Rist.
Un Français ayant pris l’avion avec un cas confirmé de hantavirus a été isolé en raison de « symptômes bénins », en attendant un test, tandis que ses cinq compatriotes à bord ne présentent pas de symptômes inquiétants à ce stade : ils sont actuellement « confinés en cabine avec une organisation sanitaire adaptée », selon le ministère de la santé français.
Huit ressortissants français n’ayant pas pris part à la croisière ont été « identifiés comme personnes contacts d’un cas confirmé après sa sortie du navire lors d’un vol international du 25 avril 2026 entre Sainte-Hélène et Johannesburg », toujours selon le ministère français.
> Ces huit personnes sont de retour en France, selon le ministère, et « des tests diagnostiques [sont] en cours ».
> Les sept autres ont été contactées individuellement par les agences régionales de santé et se sont vues proposer « des mesures temporaires d’isolement et d’accès au dépistage », a précisé le ministère.
Le croisiériste Oceanwide Expeditions, qui exploite le bateau, avait annoncé plus tôt jeudi que 29 passagers, d’au moins 12 nationalités différentes, avaient quitté la croisière lors d’une escale le 24 avril sur l’île britannique de Saint-Hélène.
> L’OMS a « informé les 12 pays dont des ressortissants ont débarqué à Sainte-Hélène. Ces 12 pays sont le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Niévès, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis », a déclaré son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L’OMS a par ailleurs annoncé que l’Argentine envoyait vers cinq pays quelque 2 500 kits de dépistage à hantavirus.
20:20
L’OMS salue la « bonne » collaboration avec les Etats-Unis, malgré le retrait américain de l’agence onusienne
Des passagers auraient regagné les Etats-Unis, dont le président Donald Trump a signé, quelques heures seulement après son retour à la Maison Blanche, un décret actant le retrait du pays de l’OMS, effectif après le délai réglementaire d’un an.
Mais « en ce moment, les choses se déroulent comme auparavant, avec un partage d’informations de notre côté, et nous recevons également des informations du côté américain », a déclaré jeudi le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Genève.
Abdirahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de réponse aux urgences sanitaires a rappelé que les Etats-Unis restent juridiquement sous le Règlement sanitaire international et que, dans ce cadre, des « échanges d’informations continus ont lieu dans les deux sens ».
Les retraits américain et argentin (l’Argentine a également annoncé l’an dernier son retrait de l’OMS) doivent encore être validés par les pays membres de l’OMS lors de leur assemblée mondiale, du 18 au 23 mai à Genève.
M. Tedros a suggéré que la crise du hantavirus pourrait inciter Buenos Aires et Washington à « reconsidérer leur décision » de quitter l’agence onusienne, ajoutant : « Les virus ne se soucient pas de notre politique, ils ne se soucient pas de nos frontières. »
Pourquoi votre soutien est essentiel pour faire vivre nos lives ?
Ces directs, qui ont pour objectif d’informer l’ensemble de nos lecteurs, sont assurés par la présence continue de nos journalistes, rendue possible grâce au soutien de nos abonnés. Vous pouvez nous aider à maintenir la qualité de nos lives en vous abonnant.
Abonnez-vous dès 7,99 €/mois sans engagement.
S’abonner pour nous soutenir
Carte
Apple Pay
Google Pay
Ou faire un don
19:53
Deux des cinq Français présents sur le navire racontent leur vie « quasi normale » à bord, où trois morts ont été signalées
Un seul mot d’ordre : tenir les distances. « On nous conseille de rester le plus possible dans les cabines, d’éviter les grands rassemblements et nous avons la liberté de circuler, en particulier sur les ponts extérieurs, où nous pouvons ôter le masque », racontent Julia et Roland Seitre, le couple de sexagénaires originaire d’Indre-et-Loire, dans un communiqué qu’ils ont transmis à plusieurs médias dont l’AFP.
« Nous pouvons discuter entre nous en petit comité et à distance (…) et nous prenons nos repas dans la salle de restauration en respectant les distances de sécurité », poursuivent-ils.
Selon eux, cette croisière où la moyenne d’âge est « assez élevée » n’est « ni une croisière de “luxe” ni une croisière de loisirs classique ». Pas de piscine, sauna, salle de gym et autre salle de cinéma… « Tous les passagers sont des passionnés avec des objectifs différents, mais loin des loisirs dédiés aux croisières. Nous avons beaucoup d’ornithologues, des passionnés d’histoire et géographie et de lieux isolés, des botanistes, des spécialistes des cétacés ou des étoiles », détaillent ces deux vétérinaires de formation.
« Nous sommes “dans le même bateau” depuis le 1er avril (…). Parler d’épidémie est faux, sous-entendre pandémie malhonnête », assurent encore ces deux scientifiques qui saluent par ailleurs le « dévouement (…) total » du docteur de bord et du guide, « actuellement malades », et de l’équipage philippin « au top ».
« Inutile de dramatiser à outrance comme certains médias l’ont fait. Cela ne facilite en rien la compréhension rationnelle de la situation », dénoncent-ils encore.
19:30
Les touristes néerlandais qui sont morts n’ont probablement pas été contaminés au Chili, selon les autorités
Le Chili a affirmé jeudi que les deux touristes néerlandais morts après avoir voyagé à bord du bateau de croisière où se trouvaient des personnes infectées par un hantavirus n’avaient probablement pas été contaminés sur son territoire.
Selon les autorités sanitaires argentines, le couple de Néerlandais avait voyagé au Chili, en Uruguay et en Argentine avant d’embarquer sur le navire. Les touristes ont séjourné au Chili « à une période qui ne correspond pas à la période d’incubation, leur exposition au virus n’aurait donc pas eu lieu dans notre pays », a précisé le ministère de la santé chilien dans un communiqué.
Le couple, dont l’identité n’a pas été révélée, est entré en Argentine le 27 novembre, toujours selon les autorités argentines. Après avoir voyagé dans le pays en voiture, il a franchi la frontière chilienne le 7 janvier avant de poursuivre son voyage entre le Chili, l’Argentine et l’Uruguay jusqu’à l’embarquement à bord du bateau de croisière le 1er avril.
Le Chili a affirmé que le dernier cas de contamination par cette souche dans le pays remonte à 2019. Selon l’OMS, la période d’incubation d’un hantavirus, un virus rare sans traitement ni vaccin, est comprise entre une et six semaines.
18:38 À retenir
Le point sur la situation des Français
En lien avec le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, les cinq ressortissants français sont suivis et, à ce stade, en bon état de santé, selon le communiqué du ministère de la santé français publié jeudi.
> Par ailleurs, selon le document, une situation distincte fait l’objet d’un suivi :
Huit ressortissants français non croisiéristes ont été identifiés comme personnes contacts d’un cas confirmé après sa sortie du navire lors d’un vol international du 25 avril 2026 entre Sainte-Hélène et Johannesburg ;
A la suite de l’apparition de symptômes bénins chez l’une de ces personnes, des tests diagnostiques sont en cours et des mesures d’isolement ont été appliqués.
Par mesure de précaution, les autres personnes identifiées ont été contactées individuellement par les agences régionales de santé et se sont vu proposer des mesures temporaires d’isolement et d’accès au dépistage.
Sur Le Monde aujourd’hui
Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés
Article réservé aux abonnés Comment des médecins radiés ont franchi la frontière franco-belge pour continuer à exercer
Temps de lecture Temps de 7 min de lecture
Article réservé aux abonnés Carburants : le plafonnement des prix de TotalEnergies agace les autres stations-service
Temps de lecture Temps de 4 min de lecture
Article réservé aux abonnés La France déploie le porte-avions « Charles-de-Gaulle » en direction du golfe d’Aden et se tient prête à agir dans le détroit d’Ormuz
Temps de lecture Temps de 3 min de lecture
18:35 À retenir
Le point de situation des autorités sanitaires françaises
Selon un communiqué du ministère de la santé français, la situation fait l’objet d’un « suivi étroit par les autorités sanitaires françaises, en lien avec l’OMS, les autorités européennes et le ministère de l’Europe et des affaires étrangères ».
Le ministère affirme préparer le rapatriement des cinq ressortissants français présents à bord, actuellement confinés en cabine, « avec une organisation sanitaire adaptée ».
Le Centre de crise et de soutien (CDCS) assurera, une fois le navire arrivé et les rapatriements coordonnés au niveau européen, « le transport jusqu’à l’aéroport qui sera le mieux adapté en tenant compte des lieux d’habitation des passagers », peut-on lire dans le document gouvernemental. « À ce stade, il est prévu un unique point d’arrivée sur le territoire national, où les autorités sanitaires prendront le relais. »
17:49 📈
17:42
Les cinq Français à bord du navire vont « bien », assurent-ils
« Pas de panique à bord (...), tout va bien pour nous, comme pour les 3 autres Français, et en fait tous les touristes comme le personnel de ce navire pris dans une aventure improbable », écrit un couple originaire d’Indre-et-Loire dans un communiqué qu’ils ont transmis à la presse dont l’AFP.