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AMOEBA : Amoéba est une greentech, pas une agritech

02 juil. 2026 08:54

J'aimerais rappeler que le biocontrôle, et plus largement les applications agricoles, qui absorbent logiquement toute l'attention ces dernières semaines, ne sont qu'une des multiples plateformes pour Willaertia magna C2c Maky.

Amoéba fournit une matière première, l'amibe, qui contient de très nombreuses molécules aux applications multiples : certaines connues (agriculture, cosmétique), certaines soupçonnées, et d'autres qui restent à découvrir. Aujourd'hui, Amoéba développe deux plateformes : l'agri et la cosméto.

- L'agri : la plus avancée, avec une solution de biocontrôle et une solution de biofertilisation en développement. Elle a convaincu les mastodontes du secteur, Koppert et Syngenta, désireux d'approfondir leur gamme dans un domaine où la diversité des substances actives est primordiale, et tout simplement parce que les produits à base d'amibe ont prouvé leur coût-efficacité. L'agro est une plateforme très chronophage : il faut de multiples AMM, des dossiers réglementaires et des partenaires pour adresser différents marchés et atteindre un volume critique. Mais Amoéba est lucide sur ce point : l'agri, c'est du volume, mais des marges faibles.

- La cosméto : très peu d'informations publiques disponibles, mais nul doute qu'en coulisses ça progresse. Faibles volumes à prévoir, mais fortes marges. On est sur une matière innovante et unique. Elle convaincra les grands du secteur, tout comme dans l'agri. Un potentiel qui reste, à mon avis, à intégrer dans le prix.

La composition du conseil d'administration reflète bien cette ligne de partage, avec notamment deux administrateurs spécialistes de l'agri et deux spécialistes de la cosméto.

Pour la suite, un jour viendra peut-être où nous apprendrons, via un communiqué, une avancée dans le domaine médical/thérapeutique. Prenez la thèse d'Aurélien Croze, soutenue en 2024 et intitulée « Rôle des métabolites de Willaertia magna C2c Maky dans la régulation des populations de microorganismes ». Cette thèse de doctorat demeure confidentielle jusqu'en juillet 2029, mais on en a l'abstract, dont voici un extrait : « Cette approche mutualisée ouvre des perspectives de recherche croisée et pourrait accélérer les avancées dans divers domaines, notamment le développement de solutions thérapeutiques, dans l'industrie cosmétique ou en agronomie. » Jean-François Doucet, lors de son apparition dans le reportage de CNN il y a cinq mois, lâchait : « we do not see real limits to this amibe […] we discover new molecules every day and we are very confident that in the next years, new breakthrough applications will appear, perhaps in the medical sector for instance. »

Aujourd'hui, on est abreuvé de communication sur les applications agri ; c'est une bonne chose, mais à l'échelle de ce qu'est et pourrait devenir Amoéba, il faut relativiser. Plusieurs intervenants au biais baissier, à court ou moyen terme, émettent de forts doutes sur les perspectives de ventes agri, qui pourraient être poussives, voire décevantes. Pour rappel, Euroland Corporate, avec une cible de 1,90 €, projette un chiffre d'affaires de 1,3 million d'€ pour 2026. Alors oui, les ventes agri seront vraisemblablement faibles en 2026 et 2027, mais Amoéba n'est pas une agritech.

3 réponses

  • 09:17

    Merci pour votre description cela me conforte dans mes choix et mes convictions


  • 09:21
    08:54

    J'aimerais rappeler que le biocontrôle, et plus largement les applications agricoles, qui absorbent logiquement toute l'attention ces dernières semaines, ne sont qu'une des multiples plateformes pour Willaertia magna C2c Maky.

    Amoéba fournit une matière première, l'amibe, qui contient de très nombreuses molécules aux applications multiples : certaines connues (agriculture, cosmétique), certaines soupçonnées, et d'autres qui restent à découvrir. Aujourd'hui, Amoéba développe deux plateformes : l'agri et la cosméto.

    - L'agri : la plus avancée, avec une solution de biocontrôle et une solution de biofertilisation en développement. Elle a convaincu les mastodontes du secteur, Koppert et Syngenta, désireux d'approfondir leur gamme dans un domaine où la diversité des substances actives est primordiale, et tout simplement parce que les produits à base d'amibe ont prouvé leur coût-efficacité. L'agro est une plateforme très chronophage : il faut de multiples AMM, des dossiers réglementaires et des partenaires pour adresser différents marchés et atteindre un volume critique. Mais Amoéba est lucide sur ce point : l'agri, c'est du volume, mais des marges faibles.

    - La cosméto : très peu d'informations publiques disponibles, mais nul doute qu'en coulisses ça progresse. Faibles volumes à prévoir, mais fortes marges. On est sur une matière innovante et unique. Elle convaincra les grands du secteur, tout comme dans l'agri. Un potentiel qui reste, à mon avis, à intégrer dans le prix.

    La composition du conseil d'administration reflète bien cette ligne de partage, avec notamment deux administrateurs spécialistes de l'agri et deux spécialistes de la cosméto.

    Pour la suite, un jour viendra peut-être où nous apprendrons, via un communiqué, une avancée dans le domaine médical/thérapeutique. Prenez la thèse d'Aurélien Croze, soutenue en 2024 et intitulée « Rôle des métabolites de Willaertia magna C2c Maky dans la régulation des populations de microorganismes ». Cette thèse de doctorat demeure confidentielle jusqu'en juillet 2029, mais on en a l'abstract, dont voici un extrait : « Cette approche mutualisée ouvre des perspectives de recherche croisée et pourrait accélérer les avancées dans divers domaines, notamment le développement de solutions thérapeutiques, dans l'industrie cosmétique ou en agronomie. » Jean-François Doucet, lors de son apparition dans le reportage de CNN il y a cinq mois, lâchait : « we do not see real limits to this amibe […] we discover new molecules every day and we are very confident that in the next years, new breakthrough applications will appear, perhaps in the medical sector for instance. »

    Aujourd'hui, on est abreuvé de communication sur les applications agri ; c'est une bonne chose, mais à l'échelle de ce qu'est et pourrait devenir Amoéba, il faut relativiser. Plusieurs intervenants au biais baissier, à court ou moyen terme, émettent de forts doutes sur les perspectives de ventes agri, qui pourraient être poussives, voire décevantes. Pour rappel, Euroland Corporate, avec une cible de 1,90 €, projette un chiffre d'affaires de 1,3 million d'€ pour 2026. Alors oui, les ventes agri seront vraisemblablement faibles en 2026 et 2027, mais Amoéba n'est pas une agritech.

    Il y a aussi la désinfection de l'eau industriel au USA pour lutter contre la légionellose, les résultats étaient bon, mais je ne sais pas ou ils en sont ? Mais il faut transformer la découverte en business !!


  • 09:36
    09:21

    Il y a aussi la désinfection de l'eau industriel au USA pour lutter contre la légionellose, les résultats étaient bon, mais je ne sais pas ou ils en sont ? Mais il faut transformer la découverte en business !!

    cette application était fondée sur un mécanisme de prédation vivante, qui a été jugé dangereux et inefficace. Pour moi, le potentiel le plus important pour le Lysat d'amibe (amibe morte) après la cosmétique concerne les applications en santé animale/aquaculture.
    Le produit agri d'Amoéba est un anti-mildiou, or le mildiou est un oomycète. Le fléau « fongique » number 1 en aquaculture, la saprolégniose, est lui aussi un oomycète, et son ancien traitement, le vert de malachite, est interdit. Le mécanisme d'Amoéba contre les oomycètes végétaux pourrait donc, en principe, se transposer à Saprolegnia. Jen e suis pas spécialiste, mais il y a peut être un potentiel


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