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EUROPLASMA : comptes non certifiés donc invendable

22 juin 2026 12:02

Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
Publié par:
La Voix de Bretagne
Date:

20 juin 2026
Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
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La Fonderie de Bretagne, à Caudan dans le Morbihan, n’a plus de trésorerie. Son actionnaire Europlasma affiche 35,5 millions d’euros de pertes nettes et des comptes non certifiables.

Le site de Caudan ne fond plus grand-chose. La reconversion vers la fabrication d’obus, raison officielle du rachat par Europlasma, n’a pas abouti : l’outil industriel est à l’arrêt, sans commande ferme à ce jour selon Les Echos. Ce qui devait être un pivot stratégique vers la défense ressemble davantage, pour l’heure, à une impasse opérationnelle.

Europlasma, groupe landais parti de la dépollution et réorienté vers la défense à coups de rachats successifs, a publié ses comptes 2025. Le chiffre d’affaires a progressé à 70,4 millions d’euros, mais les pertes, elles, ont continué de se creuser. Le résultat net, part du groupe, s’établit à moins 35,5 millions d’euros.

En chiffres
-35,5 M€
Résultat net Europlasma
Comptes 2025, pertes en progression
70,4 M€
Chiffre d'affaires Europlasma 2025
Hausse du CA, mais pertes accrues
3 M€
Injection promise fin 2025
Non versée à la Fonderie de Bretagne
0 €
Financement public reçu par FDB
Arrêté ministériel non publié
Des comptes 2025 que les commissaires aux comptes ne peuvent pas certifier
La situation est suffisamment dégradée pour qu’Europlasma reconnaisse lui-même, dans son communiqué financier, que les commissaires aux comptes devraient se trouver “dans l’impossibilité de certifier les comptes annuels et consolidés de l’exercice”. Une formulation rare, qui signale une entreprise hors des clous comptables les plus élémentaires.[2]

Pour les salariés de Caudan, c’est une alerte directe. Une liquidation pure et simple de la fonderie n’est plus un scénario théorique. L’usine doit, selon le plan initial, faire l’objet d’une cession intégrée aux activités militaires du groupe. Mais pour céder, encore faut-il trouver preneur, et pour trouver preneur, encore faut-il présenter des comptes lisibles.

Les 3 millions d’euros attendus fin 2025 ne sont jamais arrivés
Europlasma avait jusqu’au 31 décembre 2025 pour injecter trois millions d’euros dans la fonderie. L’argent n’est pas venu.[5] Le groupe se retrouve seul à assurer le financement de la Fonderie de Bretagne, sans que les fonds promis via une fiducie aient été versés à temps.

Dans un communiqué publié en janvier 2026, Europlasma expliquait que le calendrier de mobilisation des financements avait été bâti sur des hypothèses définies lors du dépôt de l’offre de reprise, en avril 2025. Ces hypothèses ne tiennent plus. Le soutien de l’État, lui, n’a jamais été contractualisé : l’arrêté ministériel prévu à l’article 2 du Décret du 15 juillet 1960 n’a pas été publié, bloquant tout versement public.[3]

Fonderie de Bretagne et Europlasma : les chiffres clés
IndicateurValeurSource / Période
Chiffre d’affaires Europlasma70,4 M€Comptes 2025
Résultat net (part du groupe)-35,5 M€Comptes 2025
Injection attendue fin 20253 M€Engagement non tenu
Financement public versé à FDB0 €À fin janvier 2026
Source : Les Echos Comfi / Europlasma

Pourquoi la reconversion défense de Caudan a calé

Risque de liquidation
Les salariés de Caudan craignent une disparition pure et simple de l'entreprise, dans un contexte où aucune cession n'est officiellement engagée.

Trésorerie épuisée
Europlasma finance seul la fonderie depuis l'échec du versement via la fiducie, sans soutien public contractualisé.

Reconversion défense en échec
La conversion vers la fabrication d'obus est à l'arrêt, sans commande ferme, malgré le contexte de réarmement européen.

Comptes non certifiables
Europlasma reconnaît que ses commissaires aux comptes seront dans l'impossibilité de certifier les comptes annuels et consolidés 2025.

Enjeu social morbihannais
Plusieurs centaines de salariés sont concernés dans un bassin d'emploi industriel où les alternatives restent rares.
La conversion vers les obus, un échec industriel sans commande ferme
La fonderie de Caudan, rachetée dans le sillage du réarmement européen, devait basculer vers la production de munitions. L’argument était séduisant : une France qui accélère ses commandes de défense, une usine bretonne avec un savoir-faire métallurgique, un repreneur qui se positionnait comme pivot industriel de la filière.

La réalité de 2026 est moins flatteuse. L’outil de production est à l’arrêt. Aucune commande ferme n’a été confirmée. La conversion n’a pas eu lieu, et la trésorerie s’est asséchée avant que le premier obus ne sorte de l’usine.

Un point d’optimisme avait pourtant été noté début 2026 du côté de la direction, avec des discussions autour d’un refinancement du groupe par l’arrivée de fonds d’investissement, selon Fabrice Loher rapportant les propos de Jérôme Garnache.[4] Cet optimisme ne s’est pas traduit en liquidités versées.

Caudan, emblème fragile de la réindustrialisation défense
L’histoire de la Fonderie de Bretagne s’inscrit dans une séquence plus large : celle des sites industriels français rachetés dans l’urgence pour répondre aux besoins de défense, sans que les financements publics et privés ne suivent au rythme annoncé. La fonderie de Caudan emploie plusieurs centaines de personnes dans le Morbihan, dans un tissu industriel où les alternatives d’emploi restent limitées.

Le risque de liquidation, évoqué par les salariés eux-mêmes, n’est pas simplement un enjeu social local. C’est aussi un signal sur la capacité réelle de la filière défense française à absorber des outils industriels réorientés, quand les délais administratifs et les validations de commandes traînent.

Europlasma reste coté sur Euronext Access Paris sous le code ALEUP. Ses actionnaires attendent une cession de la Fonderie de Bretagne avec l’ensemble des activités militaires du groupe. À ce stade, aucune date ni aucun repreneur n’a été annoncé publiquement.

4 réponses

  • 12:16

    …si c’était si simple…


  • 13:26

    Pas gagné effectivement.

    Moi je joue la spécu.

    On verra bien ..🤔


  • 13:35

    Pas une réunion debut juillet? J'ai cru lire un truc de ce style


  • 13:48
    12:02

    Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
    Publié par:
    La Voix de Bretagne
    Date:

    20 juin 2026
    Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
    Fonderie de Bretagne : plus de trésorerie, le spectre de la liquidation plane sur Caudan
    Partager:

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    La Fonderie de Bretagne, à Caudan dans le Morbihan, n’a plus de trésorerie. Son actionnaire Europlasma affiche 35,5 millions d’euros de pertes nettes et des comptes non certifiables.

    Le site de Caudan ne fond plus grand-chose. La reconversion vers la fabrication d’obus, raison officielle du rachat par Europlasma, n’a pas abouti : l’outil industriel est à l’arrêt, sans commande ferme à ce jour selon Les Echos. Ce qui devait être un pivot stratégique vers la défense ressemble davantage, pour l’heure, à une impasse opérationnelle.

    Europlasma, groupe landais parti de la dépollution et réorienté vers la défense à coups de rachats successifs, a publié ses comptes 2025. Le chiffre d’affaires a progressé à 70,4 millions d’euros, mais les pertes, elles, ont continué de se creuser. Le résultat net, part du groupe, s’établit à moins 35,5 millions d’euros.

    En chiffres
    -35,5 M€
    Résultat net Europlasma
    Comptes 2025, pertes en progression
    70,4 M€
    Chiffre d'affaires Europlasma 2025
    Hausse du CA, mais pertes accrues
    3 M€
    Injection promise fin 2025
    Non versée à la Fonderie de Bretagne
    0 €
    Financement public reçu par FDB
    Arrêté ministériel non publié
    Des comptes 2025 que les commissaires aux comptes ne peuvent pas certifier
    La situation est suffisamment dégradée pour qu’Europlasma reconnaisse lui-même, dans son communiqué financier, que les commissaires aux comptes devraient se trouver “dans l’impossibilité de certifier les comptes annuels et consolidés de l’exercice”. Une formulation rare, qui signale une entreprise hors des clous comptables les plus élémentaires.[2]

    Pour les salariés de Caudan, c’est une alerte directe. Une liquidation pure et simple de la fonderie n’est plus un scénario théorique. L’usine doit, selon le plan initial, faire l’objet d’une cession intégrée aux activités militaires du groupe. Mais pour céder, encore faut-il trouver preneur, et pour trouver preneur, encore faut-il présenter des comptes lisibles.

    Les 3 millions d’euros attendus fin 2025 ne sont jamais arrivés
    Europlasma avait jusqu’au 31 décembre 2025 pour injecter trois millions d’euros dans la fonderie. L’argent n’est pas venu.[5] Le groupe se retrouve seul à assurer le financement de la Fonderie de Bretagne, sans que les fonds promis via une fiducie aient été versés à temps.

    Dans un communiqué publié en janvier 2026, Europlasma expliquait que le calendrier de mobilisation des financements avait été bâti sur des hypothèses définies lors du dépôt de l’offre de reprise, en avril 2025. Ces hypothèses ne tiennent plus. Le soutien de l’État, lui, n’a jamais été contractualisé : l’arrêté ministériel prévu à l’article 2 du Décret du 15 juillet 1960 n’a pas été publié, bloquant tout versement public.[3]

    Fonderie de Bretagne et Europlasma : les chiffres clés
    IndicateurValeurSource / Période
    Chiffre d’affaires Europlasma70,4 M€Comptes 2025
    Résultat net (part du groupe)-35,5 M€Comptes 2025
    Injection attendue fin 20253 M€Engagement non tenu
    Financement public versé à FDB0 €À fin janvier 2026
    Source : Les Echos Comfi / Europlasma

    Pourquoi la reconversion défense de Caudan a calé

    Risque de liquidation
    Les salariés de Caudan craignent une disparition pure et simple de l'entreprise, dans un contexte où aucune cession n'est officiellement engagée.

    Trésorerie épuisée
    Europlasma finance seul la fonderie depuis l'échec du versement via la fiducie, sans soutien public contractualisé.

    Reconversion défense en échec
    La conversion vers la fabrication d'obus est à l'arrêt, sans commande ferme, malgré le contexte de réarmement européen.

    Comptes non certifiables
    Europlasma reconnaît que ses commissaires aux comptes seront dans l'impossibilité de certifier les comptes annuels et consolidés 2025.

    Enjeu social morbihannais
    Plusieurs centaines de salariés sont concernés dans un bassin d'emploi industriel où les alternatives restent rares.
    La conversion vers les obus, un échec industriel sans commande ferme
    La fonderie de Caudan, rachetée dans le sillage du réarmement européen, devait basculer vers la production de munitions. L’argument était séduisant : une France qui accélère ses commandes de défense, une usine bretonne avec un savoir-faire métallurgique, un repreneur qui se positionnait comme pivot industriel de la filière.

    La réalité de 2026 est moins flatteuse. L’outil de production est à l’arrêt. Aucune commande ferme n’a été confirmée. La conversion n’a pas eu lieu, et la trésorerie s’est asséchée avant que le premier obus ne sorte de l’usine.

    Un point d’optimisme avait pourtant été noté début 2026 du côté de la direction, avec des discussions autour d’un refinancement du groupe par l’arrivée de fonds d’investissement, selon Fabrice Loher rapportant les propos de Jérôme Garnache.[4] Cet optimisme ne s’est pas traduit en liquidités versées.

    Caudan, emblème fragile de la réindustrialisation défense
    L’histoire de la Fonderie de Bretagne s’inscrit dans une séquence plus large : celle des sites industriels français rachetés dans l’urgence pour répondre aux besoins de défense, sans que les financements publics et privés ne suivent au rythme annoncé. La fonderie de Caudan emploie plusieurs centaines de personnes dans le Morbihan, dans un tissu industriel où les alternatives d’emploi restent limitées.

    Le risque de liquidation, évoqué par les salariés eux-mêmes, n’est pas simplement un enjeu social local. C’est aussi un signal sur la capacité réelle de la filière défense française à absorber des outils industriels réorientés, quand les délais administratifs et les validations de commandes traînent.

    Europlasma reste coté sur Euronext Access Paris sous le code ALEUP. Ses actionnaires attendent une cession de la Fonderie de Bretagne avec l’ensemble des activités militaires du groupe. À ce stade, aucune date ni aucun repreneur n’a été annoncé publiquement.

    Tôt ou tard ils valideront car OBLIGÉ de le faire avec simplement des réserves ou ils trouveront d autres auditeurs 😀​
    Trump a bien signé un traité rédigé en Persan l autre soir à Versailles 😀​
    Le Monde évolue les amis......


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