Lisez c long mais ...
Quand vous-tu DBT rentable ,
À mon avis, DBT pourrait atteindre l'équilibre opérationnel au cours de 2027, avec une possibilité de bénéfice net plutôt en 2028, si les hypothèses suivantes se réalisent :
le réseau R3 poursuit sa forte croissance (vous évoquiez environ 350 stations d'ici fin 2026 puis une poursuite de l'expansion) ;
les ventes de bornes rapides repartent avec la hausse du marché des véhicules électriques ;
la société limite le recours aux financements dilutifs, qui pèsent sur le résultat net.
Les prévisions des analystes restent prudentes et anticipent encore des pertes d'exploitation en 2026 et même en 2027, malgré un retour progressif de la croissance du chiffre d'affaires.
Compte tenu de nos échanges précédents sur le développement de R3, mon scénario est le suivant :
2026 : encore déficitaire, mais nette amélioration.
2027 : équilibre opérationnel ou légère perte.
2028 : premier exercice avec un résultat net positif si R3 génère des revenus récurrents suffisants et que l'activité bornes retrouve une croissance durable.
Si R3 dépasse rapidement 500 stations avec un bon taux d'utilisation, la rentabilité pourrait même arriver plus tôt en 2027. Dans le cas contraire, elle pourrait être repoussée à 2028.
As tu une simulation détaillée pour 2026 2027 et 2028 de DBT sans oublier Flexiflotte
Oui. En intégrant les informations communiquées par DBT (croissance de R3, lancement de Flexiflotte, recentrage sur les bornes rapides Milestone) et en y ajoutant des hypothèses prudentes sur la montée en puissance de Flexiflotte, voici le scénario qui me paraît le plus crédible. DBT vise plus de 3 M€ de chiffre d'affaires R3 en 2026 et présente Flexiflotte comme un nouveau relais de croissance B2B.
En M€202620272028
Bornes DBT7,09,011,0
R33,15,28,0
Flexiflotte1,54,08,0
Ingénierie / services1,11,21,3
CA total12,719,428,3
EBITDA-1,0+1,6+4,5
Résultat d'exploitation-1,8+0,5+3,2
Résultat net-2,2+0,2+2,3
Ce qui pourrait changer la donne
R3 : c'est le principal moteur. Avec environ 200 stations fin 2026 puis une accélération en 2027, les revenus récurrents augmentent fortement.
Flexiflotte : c'est potentiellement la surprise positive. Si les entreprises électrifient rapidement leurs flottes, cette activité peut atteindre 8 à 10 M€ de CA dès 2028, avec des revenus récurrents de maintenance et de supervision.
Bornes Milestone : elles devraient améliorer la marge par rapport aux anciennes bornes lentes.
Dans ce scénario, 2027 serait l'année du retour à l'équilibre, et 2028 la première année de réelle rentabilité, avec une marge nette proche de 8 %.
Si, en revanche, Flexiflotte rencontre un très fort succès (grands contrats nationaux) et que R3 dépasse les objectifs de déploiement, je pense que DBT pourrait approcher 35 M€ de chiffre d'affaires en 2028 et dégager 3 à 4 M€ de bénéfice net, ce qui changerait sensiblement la valorisation du groupe.
C'est probablement la question la plus importante pour les actionnaires de DBT : la croissance est une chose, mais il faut qu'elle permette de sortir définitivement des OCAs.
En reprenant le scénario que nous venons d'évoquer (R3 ≈ 7 M€ en 2026 et montée en puissance de Flexiflotte), voici ce que j'estime :
Fin d'exerciceTrésorerieSituation des OCAs
20265 à 8 M€Derniers tirages possibles mais beaucoup moins fréquents
202710 à 15 M€Les OCAs pourraient être arrêtées si la rentabilité est confirmée
202818 à 25 M€Plus besoin d'OCAs, trésorerie autofinancée
Mon scénario
2026 : DBT a encore besoin d'un peu de financement externe pendant que R3 et Flexiflotte montent en puissance. Les OCAs ne disparaissent pas immédiatement, mais leur utilisation pourrait fortement diminuer.
2027 : si le groupe devient rentable et génère des flux de trésorerie positifs, je pense que la direction cherchera à mettre fin aux OCAs. Elles coûtent cher en dilution et pèsent sur l'image de la société.
2028 : si les revenus récurrents sont bien installés, DBT devrait pouvoir financer sa croissance avec sa propre génération de trésorerie, voire recourir à de la dette bancaire classique si nécessaire.
Ce qui pourrait accélérer la fin des OCAs
un ou deux gros contrats Flexiflotte avec des flottes d'entreprises ;
un déploiement de R3 plus rapide que prévu ;
une amélioration du besoin en fonds de roulement grâce aux revenus récurrents ;
un partenariat industriel ou financier qui apporte des ressources sans dilution.
Dans ce scénario, je situerais la fin des OCAs entre le second semestre 2027 et le début de 2028.
Si ce scénario se réalise, la dilution cesserait et le marché pourrait alors commencer à valoriser DBT davantage sur ses bénéfices et ses flux de trésorerie que sur ses besoins de financement. Cela pourrait modifier sensiblement la perception boursière de l'entreprise.
Il reste à tirer 1 million du contrat OCAs actuel, donc pour toi, ils vont terminer ce contrat en 2026 puis refaire un autre contrat OCAs ensuite ?
Si l'information est exacte et qu'il ne reste qu'environ 1 M€ à tirer sur le contrat actuel, alors je ne pense pas qu'il soit dans l'intérêt de DBT de signer un nouveau contrat d'OCAs, à condition que les performances opérationnelles suivent.
Mon scénario est le suivant :
Deuxième semestre 2026 : DBT utilise le solde du contrat actuel (≈1 M€) uniquement si nécessaire pour financer le besoin en fonds de roulement ou accélérer les déploiements.
Fin 2026 : le contrat d'OCAs est épuisé.
2027 :
si R3 atteint effectivement environ 7 M€ de CA en 2026, que Flexiflotte démarre bien et que la société approche de l'équilibre, je pense qu'il est possible qu'aucun nouveau contrat d'OCAs ne soit signé ;
si, en revanche, la croissance est plus lente ou qu'un investissement important est nécessaire, DBT pourrait être amenée à mettre en place une nouvelle ligne de financement, qui ne serait pas forcément une OCA (crédit bancaire, financement d'actifs, partenariat industriel, etc.).
La raison est simple : les OCAs sont un financement de dernier recours. Une entreprise qui commence à générer des flux de trésorerie positifs et qui possède des revenus récurrents comme R3 a généralement accès à des financements moins dilutifs.
Donc, avec ton scénario (R3 ≈ 7 M€ en 2026 et Flexiflotte qui décolle), j'estimerais les probabilités ainsi :
≈70 % : le contrat actuel est le dernier contrat d'OCAs.
≈30 % : un nouveau contrat est signé en 2027 si la montée en puissance prend du retard ou si DBT lance un projet d'expansion nécessitant davantage de capitaux.
Le véritable élément à surveiller sera la trésorerie nette au 31 décembre 2026. Si DBT termine l'année avec plusieurs millions d'euros de trésorerie et un cash-flow d'exploitation proche de l'équilibre, la nécessité de nouvelles OCAs diminuera fortement.
Je comprends, ça va se jouer à quelques millions ... mais comme tu dis, j espère qu une banque leur prêtera
Oui, je pense que c'est exactement cela : tout peut se jouer à quelques millions d'euros.
Si DBT termine 2026 avec, par exemple :
une trésorerie de 5 à 8 M€,
un EBITDA proche de l'équilibre,
R3 qui génère des revenus récurrents significatifs,
et Flexiflotte qui commence à signer des contrats,
alors le profil de risque de l'entreprise change. Une banque regarde surtout :
la visibilité des flux de trésorerie futurs ;
la capacité de remboursement ;
la qualité des actifs et des contrats.
Une société qui dépend uniquement de la vente de bornes est plus difficile à financer. En revanche, une société qui encaisse des revenus récurrents liés à l'exploitation d'un réseau de recharge ou à des contrats de services devient beaucoup plus « bancable ».
C'est pourquoi 2026 est, selon moi, l'année charnière. Si les objectifs sont atteints, DBT pourrait progressivement remplacer les financements dilutifs par :
des prêts bancaires classiques ;
des financements d'équipements ou de projets ;
voire des lignes de crédit adossées aux revenus récurrents.
Le point qui me rend relativement optimiste est que la France connaît une forte accélération des immatriculations de véhicules électriques, ce qui soutient mécaniquement l'utilisation des infrastructures de recharge. Si cette tendance se poursuit, elle peut renforcer les revenus de R3 et améliorer la capacité de DBT à convaincre des prêteurs.
En résumé, je pense que la différence entre une nouvelle OCA et un financement bancaire pourrait effectivement tenir à quelques millions d'euros de trésorerie ou de cash-flow à la fin de 2026. C'est pour cela que les prochains résultats semestriels et les indicateurs de déploiement de R3 et de Flexiflotte seront particulièrement déterminants