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    CARMAT : Good Morning Business, 27 août 2025),

    30 oct. 2026 08:34

    Good Morning Business, 27 août 2025), et il dit exactement ça :
    Ce qu'il a réellement dit
    - Sur la perte : « les actionnaires, petits et gros, il faut qu'ils acceptent qu'ils aient tout perdu. Moi, le premier… On va tout perdre et je me mets dedans. »
    - Puis, le passage que vous rappelez : « ce que j'aimerais beaucoup, et je réfléchis à ça avec un avocat, c'est offrir la possibilité à qui voudrait, mais aux actionnaires historiques, de revenir dans des conditions préférentielles. On va faire plusieurs tours de financement. C'est évident que les premiers tours, pour ceux qui resteront, seront beaucoup plus lucratifs que le financement à la fin. » Et la journaliste de résumer : « accepter de perdre, puis revenir avec un discount » — « C'est un peu l'idée. Exactement. »

    3 réponses

    • 30 octobre 2026 08:54

      1. Le problème en une phrase — deux besoins contradictoires : Carmat 2 veut du cash, les anciens n'en ont plus.
      2. La solution en trois temps : le bon qui dort → gratuit aujourd'hui, il dort tant que l'entreprise échoue, il se réveille au jour du succès.
      3. L'exemple complet de Marie — 2 000 actions perdues → 2 000 bons gratuits → souscription à 1 € le jour où l'entreprise vaut 4 fois sa mise. Concret, chiffré, sans jargon.


    • 30 octobre 2026 18:26

      Nous avons défendu ce cœur jusqu'à la perte totale. Le cœur survit, nous non. Voici ce que Bastid nous doit — et ce que nous proposons de façon constructive.


    • 31 octobre 2026 10:55

      # Proposition : un « bras tendu » concret pour les anciens actionnaires de Carmat

      Bonjour à tous,

      Commençons par rappeler une vérité simple : **ce cœur, c'est nous qui l'avons financé.** Les 550 M€ brûlés depuis l'introduction de 2010 ne sont pas tombés du ciel — ils viennent, pour l'essentiel, des dizaines d'augmentations de capital auxquelles nous avons été « régulièrement appelés à participer ». Chaque fois que Carmat tendait la main, nous remettions au pot. Le marquage CE, la certification MDR, les 122 patients implantés : tout cela existe parce que nous y avons cru et que nous l'avons payé.

      Et au moment du sauvetage ? L'entité est reprise pour ~2 M€ par son président, avec l'appui du family office Ligresti. Les actifs, les brevets, le personnel : transférés. Aux actionnaires historiques : zéro.

      Rappelons aussi une chose, par honnêteté : Bastid a perdu 60 M€ de sa poche dans cette affaire. C'est un industriel de plus de 70 ans qui a accepté de tout liquider — patrimoine, retraite tranquille — pour relancer l'aventure quand plus personne n'y croyait, ni l'État, ni la BPI. Le cœur Aeson survit aujourd'hui grâce à son engagement. Le « Carmat 2 » est donc **construit sur la technologie que le « Carmat 1 » de nos économies a financée** — nous avons défendu ce cœur jusqu'à la perte totale, et c'est précisément ce qui nous donne légitimité à demander aujourd'hui un geste.

      Et il y a plus fort : **Bastid est lui-même un actionnaire historique — le premier d'entre nous.** Avec ses véhicules Lohas et Les Bastidons, il détenait au moins 13,5 % du capital avant la chute : il a perdu en pourcentage comme nous, et en absolu bien davantage que chacun d'entre nous. Le mécanisme proposé ci-dessous est donc aussi **le sien** : un bon par action perdue, ça vaut pour lui aussi. Il ne donne pas aux autres ce qu'il s'interdit à lui-même — il s'inclut dans le geste, en tant que premier lésé de l'histoire. C'est ce qui rend cette proposition inattaquable : elle ne lèse personne et récompense tous les fidèles, du petit porteur au président.

      Sur BFM Business le 27 août 2025, Bastid a dit deux choses :
      - « les actionnaires, petits et gros, il faut qu'ils acceptent qu'ils aient tout perdu » ;
      - il aimerait « offrir aux actionnaires historiques de revenir dans des conditions préférentielles » lors des premiers tours de financement.

      C'est un beau geste, mais il y a un problème : ça veut dire **remettre du cash juste après avoir tout perdu**. Beaucoup d'entre nous ne peuvent pas, ou ne veulent plus.

      Voici une idée qui règle le problème. Elle garde la promesse de Bastid, mais sans demander un euro aujourd'hui.

      Et franchement, ce n'est pas une aumône que nous demandons — c'est le **minimum** de ce qu'il nous doit, et il le sait mieux que personne : c'est lui-même qui a dit sur BFM vouloir nous offrir un retour « dans des conditions préférentielles ». Nous ne lui demandons que de tenir sa promesse, sous une forme qui ne lui coûte rien aujourd'hui.

      Pour lui, c'est même une opération gagnante sur toute la ligne : un geste écrit envers ceux qui ont financé le cœur, c'est une image rare et **hyper stimulante** pour l'entreprise, et une porte grande ouverte aux actionnaires futurs — qui voudra investir demain dans un « Carmat 2 » dont on sait qu'il récompense la loyauté, pas seulement les gros portefeuilles ? Un industriel qui a mis 60 M€ et ses 70 ans passés dans ce dossier n'a rien à perdre à laisser cette porte ouverte : c'est ça, l'héritage.

      ## Le principe : un bon par action perdue, gratuit, qui dort

      **1. Aujourd'hui : la distribution.**
      Carmat SAS donne à chaque ancien actionnaire **1 BSA (bon de souscription) par action Carmat perdue**. Gratuit. Vous aviez 1 000 actions ? Vous recevez 1 000 bons. Personne ne paie rien.

      **2. Ensuite : le sommeil.**
      Ces bons ne servent à **rien tant que Carmat 2 n'a pas réussi**. Ils dorment. Pas de dilution, pas de sortie de poche, rien. C'est toute l'astuce : le geste ne coûte rien tant que ça échoue, et ne rapporte que si ça réussit.

      **3. Le jour du succès : le réveil.**
      Le bon ne s'active que si **deux conditions sont réunies** (fixées noir sur blanc à l'émission) :
      - Carmat SAS s'ouvre au capital (introduction Euronext Growth ou Nasdaq, ou tour de table élargi) ;
      - la valorisation dépasse un seuil fixé à l'avance — par exemple **3 à 5 fois la valorisation d'entrée des investisseurs de 2026**. Pas un seuil en euros de la vieille action (le « 20 € » ne veut plus rien dire après la radiation), un multiple : comme ça, Bastid et les Ligresti restent largement gagnants avant que la dilution joue.

      Ce jour-là, chaque bon permet de souscrire **une action à prix symbolique** (1 € par exemple). L'ancien actionnaire récupère un pied dans l'entreprise à prix d'ami, et Carmat SAS **encaisse du cash** au moment où elle s'ouvre au marché.

      ## Exemple concret

      Marie avait 2 000 actions, 3 000 € investis, tout perdu.
      - Aujourd'hui : elle reçoit 2 000 bons, gratuitement. Zéro euro.
      - Années suivantes : les bons dorment, Carmat SAS avance (essais, feu vert US…).
      - Jour J : intro en Bourse, valorisation ×4 par rapport au tour de 2026. Ses bons se réveillent : elle peut prendre 2 000 actions à 1 €, alors que l'action vaut bien plus. Elle décide : souscrire, attendre, ou revendre son bon.
      - Si Carmat 2 échoue : les bons expirent. Personne n'a rien payé.

      ## Pourquoi ça marche pour tout le monde

      - **Nous** : une vraie chance de récupérer, sans remettre un centime tant que le succès n'est pas là. Un droit, pas une aumône.
      - **Carmat SAS** : zéro coût immédiat, et des liquidités nouvelles le jour de l'ouverture du capital.
      - **Bastid / Ligresti** : leur mise est protégée (dilution seulement après un multiple gagné), leur promesse de BFM devient un engagement écrit — et ils **récupèrent eux aussi des bons** en tant qu'actionnaires historiques (au moins 13,5 % du capital perdu côté Bastid). Le geste ne se fait pas contre eux, il se fait **avec** eux, en premiers bénéficiaires.
      - **Les futurs investisseurs** : un signal rare — une entreprise qui honore ses fidèles au lieu de les sacrifier. C'est la meilleure campagne d'attractivité possible pour les tours futurs : on sait d'avance que cette entreprise récompense ceux qui croient en elle.

      Et pour Bastid, une fois la reprise faite, ce mécanisme lui laisse **toute sa liberté** : soit il se refinance et sort tout ou partie de sa mise, soit il réinvestit dans le succès aux côtés des siens — et dans les deux cas, il **ramène les actionnaires historiques** et crée une nouvelle base de fidèles, prêts à financer les tours suivants. C'est du financement à coût zéro pour lui : l'argent des fidèles revient quand il en a besoin, pas quand il doit le mendier.

      ## Un précédent qui prouve que c'est faisable : Vergnet

      Ce montage n'a rien d'exotique. En novembre 2025, Vergnet SA a émis des obligations avec **BSA attachés** : bons négociables **en compte-titres ordinaires (CTO)**, prix d'exercice à **120 % du cours moyen pondéré** — c'est-à-dire un bon qui ne se déclenche que si l'action dépasse le niveau de référence de 20 %. Exactement notre logique : cessible en CTO, débloqué seulement si l'entreprise va bien.

      Nous proposons la même mécanique — mais offerte à ceux qui ont financé le cœur, au lieu de récompenser les prêteurs.

      ## Pourquoi c'est une opération gagnante sur toute la ligne

      - **Gratuit** : zéro euro aujourd'hui, ni pour les anciens porteurs, ni pour Carmat SAS.
      - **Instantané** : le geste se fait en une seule opération d'émission, sans attendre des années de procédures.
      - **Utile** : des liquidités nouvelles arrivent à l'exercice, au moment précis de l'ouverture du capital.
      - **Commercial** : la meilleure campagne d'attractivité possible — une base d'actionnaires fidèles, déjà convaincus par la technologie, prête à suivre les tours suivants.
      - **Publicitaire** : les médias adorent cette histoire — « l'entreprise qui rend quelque chose à ses petits porteurs ». Une actualité positive dont on parle, au moment où Carmat n'a eu que des liquidations à raconter. Les investisseurs institutionnels regardent la gouvernance : une société qui honore sa dette morale, c'est une société où l'argent est bien traité.

      Et pour Bastid : repreneur, il peut soit se refinancer, soit réinvestir aux côtés des siens — dans tous les cas, il **ramène les actionnaires** et crée de nouveaux fidèles. Un bras tendu qui coûte zéro tant que ça échoue, et qui ne se paie qu'en cas de succès : difficile de faire mieux.

      ## Les 3 précautions à écrire dans le montage

      1. Un seuil observable : sans cotation ni tour de table, pas de valorisation possible → le bon s'inscrit dans la trajectoire d'ouverture que Bastid a déjà esquissée (« plusieurs tours de financement »), d'ici 2-3 ans.
      2. Un cadre juridique propre : registre des anciens porteurs, plafond en % du capital, pacte d'actionnaires amendé (Bastid a dit lui-même y réfléchir « avec un avocat »).
      3. Un dosage qui n'effraie pas le premier tour : seuil élevé, exercice payant, volume plafonné.

      ## En une phrase

      Un bon gratuit aujourd'hui, qui n'appelle l'argent qu'au jour du succès — le jour où tout le monde peut se permettre d'y croire.

      ## Pour finir, un mot personnel

      Malgré tout — la perte, la radiation, l'effacement — je suis **heureux d'avoir participé à ce cœur artificiel**. Les 122 patients implantés existent grâce à une chaîne où chacun a mis ce qu'il pouvait : le professeur Carpentier son génie, les ingénieurs leurs nuits, Bastid ses millions, les chirurgiens leurs mains… et des dizaines de milliers de petits porteurs leurs économies. Certains de ces héros ne seront jamais vus — c'est le propre des réussites collectives. Mais si un jour un patient vit plus longtemps grâce à ce cœur, il faudra se souvenir que des inconnus y ont cru les premiers, et jusqu'au dernier euro.

      C'est pour ça que ce geste n'est pas une question d'argent. C'est une question de mémoire.

      Qu'en pensez-vous ? Si l'idée vous plaît, c'est le genre de proposition que l'Aamidca (l'association des actionnaires minoritaires) pourrait porter à Bastid — certains de ses membres envisagent déjà d'investir dans le « Carmat 2 ».


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